La cour d'appel est une juridiction de judiciaire de droit commun du second degré ayant pour mission d'examiner une seconde fois, les affaires qui ont été jugées en premier ressort par un tribunal civil ou répressif et, qui ont fait l'objet d'un «appel».Rappelons qu'un «appel» est une voie de recours ordinaire ouverte contre les décisions rendues en premier ressort et réputées
contradictoires. La cour d'appel incarne le principe du «double degré» de juridiction du fait qu'elle a la possibilité d' «interjeter appel» contre un jugement rendu par une juridiction du premier degré. On dit d'elle qu'elle «juge en fait et en droit» et rend des «arrêts ». Ainsi, cette juridiction de droit commun est composée du personnel du secrétariat-greffe, de
magistrats du parquet, de magistrats du siège et est divisée en deux formations : d'une part, les formations administratives qui règlent les questions relatives à l'organisation et à la gestion de la cour d'appel, et d'autre part, les formations juridictionnelles qui statuent en audience ordinaire sur des litiges importants. Les magistrats quant à eux, sont des
juges nommés par le
Président de la République et sont appelés «conseillers». La cour d'appel connaît des appels formés contre les jugements des tribunaux civils en s'appuyant sur sa double compétence : il s'agit de la compétence territoriale et la compétence d'attribution. En ce qui concerne la compétence territoriale, la cour d'appel compétente est celle du ressort dans laquelle se trouve le tribunal dont la décision est attaquée. Par ailleurs, elle a une compétence d'attribution dans les domaines civils, commerciaux, des baux ruraux.... Notons que la cour d'appel est dirigée par un premier président ayant pour rôle d'inspecter et de noter les
magistrats du siège, de rendre des «ordonnances sur requête» et des «ordonnances de référé», d'ordonner l'exécution provisoire d'un jugement rendu en première instance. Il a également pour obligation de rendre des comptes au Ministre de la Justice des constatations faites et anomalies relevées. Aussi, lorsqu'il s'agit d'un litige en matière civile, les parties au procès sont dans l'obligation, sauf disposition contraire (décision du tribunal des affaires de la
sécurité sociale, du
conseil de prud'hommes, du tribunal paritaire des baux ruraux), de se faire représenter par un «avoué» qui est une officier ministériel ayant le monopole de la représentation des parties devant la cour d'appel. Rappelons donc que la cour d'appel porte le nom de la ville où elle siège et il en existe 35 dont 30 en Métropole et 5 en outre-mer.
Date de création : 28/08/2006 22:22
Contributions de Constance

La cour d’appel
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