Schaerbeek, près de Bruxelles, date de l'époque néolithique puis gallo-romaine. Des armes et des outils en silex de l'âge de pierre furent découverts dans la vallée Josaphat. Des tombes gallo-romaines furent mises à jour chaussée de Haecht ainsi que des urnes, des médailles de bronze datant de 117 ap. J-C, des vases et des
poteries.
Schaerbeek était au tournant de deux voies romaines. A cette époque, les alentours de Schaerbeek étaient de grands vignobles mais avec le temps, les vignes disparurent. Le nom de « Schaerbeek », remontant au XIIe siècle, signifierait « le ruisseau aux rives escarpées » (« schaer » voulant dire entaille et « beek » ruisseau). En effet, un ruisseau prenait sa source dans la forêt de Soignes et la commune était très boisée. Au
Moyen Âge, Schaerbeek était un gros bourg de fermiers avec, en son centre, l'église Saint-Servais. Trois chemins traversaient les champs : la chaussée de Haecht, le Zavelweg (rue de la poste) et le chemin de
Malines (rue verte). Schaerbeek était le fief de seigneurs qui y pratiquaient
la chasse dans une propriété qui changea souvent de propriétaires, celle-ci se dénommant « Warande » (garenne). Vers 1425, Philippe le Bon et Charles de Bourgogne y possédaient également des biens et y recevaient des princes car Bruxelles était une ville importante du Duché de
Bourgogne. Aussi curieux que cela puisse paraître, la devise communale est née d'un concours auquel participa la population et devint « Ane et Griotte, obstiné comme un âne et fructueux comme la terre ». Il faut dire que ce noble animal rendait bien des services... C'est ainsi qu'à partir de 1136, les meuniers de la ville furent autorisés pénétrer dans
Bruxelles, avec des ânes chargés pour approvisionner la ville en farine. Ces braves montures suivaient l'Ezelweg ou « chemin des ânes » (actuelle rue Josaphat). L'animal symbolisant Schaerbeek était aussi à l'origine de nombreuses festivités comme les courses d'ânes jusqu'en 1830. Elles furent ensuite supprimées mais la cité poursuivit son élevage. Depuis, Schaerbeek a reçu le surnom de « cité des ânes ». La devise faisait également référence aux griottes, les excellentes cerises du nord avec lesquelles est fabriquée la
bière kriek-lambic. La tradition est aujourd'hui perpétuée avec « l'Ordre de la griotte de Schaerbeek », fondé en 1985. Jusqu'au XVIe siècle, la ville fut calme mais les guerres de religion la bouleversèrent. Elle dut aussi subir de nombreux assauts et pillages par le Prince d'Orange (1572), les espagnols (1576-1584), les français (1583-1635-1673...), les anglais (1706), les bavarois (1708), à nouveau les français (1746-1794). C'est en 1795 que les français accordèrent un statut indépendant à la ville mais l'autonomie communale ne sera appliquée qu'après 1830. Schaerbeek, c'est aussi
l'histoire de la
bière, avec un musée qui lui est consacré, avenue Louis Bertrand. Sont exposées d'anciennes machines et une collection impressionnante comptant un millier de
bières belges, des centaines de sous-verres et verres à bières. En effet, en 1899, on dénombrait douze brasseries sur le territoire communal. L'ancien hameau d'Helmet est aussi à visiter pour son aspect historique. En fait, Helmet dépendait d'
Evere (commune proche) mais se rapprocha de Schaerbeek avec la construction de l'Eglise de la Sainte-Famille en 1901. Au XVIIIe siècle, le hameau était dominé par un château (actuellement emplacement de l'école de la
rue Chaumontel). Ne manquez pas de vous balader sur la chaussée d'Helmet qui fourmille d'estaminets qui ont accueilli de nombreux artistes et écrivains : Verhaeren, Maeterlinck, Rodenbach... Enfin, saviez-vous que
Schaerbeek compte des natifs célèbres comme Paul Deschanel,
Président de la République Française en 1920 et le grand
Jacques Brel. D'autres célébrités y ont résidé comme René Magritte, Michel De Ghelderode (écrivain), et Giacomo Puccini (musicien auteur de La Bohème, La Tosca, Madame Butterfly...).
Date de création : 05/09/2006 11:10
Contributions de Chris

Schaerbeek
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