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Le Peuple Jivaro : une civilisation d’Amérique du Sud en danger.



Quand on entend le terme "Jivaro", l'image d'un guerrier indien sanguinaire et violent apparaît tout de suite dans notre esprit, peinture colorée sur le visage et sarbacane aux lèvres : bref, celui-là même que l'on rencontre dans de nombreux romans et films d'aventures. Pourtant ce peuple est bien plus : il représente
aujourd'hui la communauté indigène la plus importante de la forêt amazonienne, avec une population estimée à 150 000 individus répartis sur les territoires du Pérou et de l'Equateur. Le terme « Jivaro » signifie « sauvage ».C'est donc un surnom donné à des tribus indiennes par les premiers espagnols débarqués en Amérique du Sud et choqués par leur culture et leur fureur guerrière. Ce terme est évidemment rejeté par ce groupe indigène qui comporte en réalité cinq grandes familles aux fortes similitudes linguistiques et ethnologiques : les Achuars, les Shuars (ces tribus étant les deux principales) les Huambisas, les Aguarunas et enfin les Shiwiars, moins importants en nombre. Une culture riche, un respect profond pour la terre, des coutumes connues à travers le monde entier et une histoire peu connue mais impressionnante : voilà les bases d'une civilisation malheureusement en décrépitude. Les premières traces de l'histoire des Jivaros vont être découvertes dans les annales tenues par l'empire Inca. En effet, les Jivaros réussirent à repousser l'expansion de cette brillante civilisation, bien plus évoluée, en leur infligeant une défaite sévère pour sauver leur indépendance. Ensuite, vint la découverte de l'Amérique, qui entraîna une grande phase bien connue d'expéditions et de découvertes dans cet immense continent, produisant les massacres que l'on connaît sur les Indiens d'Amérique du Nord, Mayas, Incas ou autres Aztèques. Ces grands peuples furent exterminés par des Européens en quête de richesse et d'aventures. Pourtant, un seul réussit à repousser les Espagnols en Amérique du Sud : les Indiens Jivaros. Même les jésuites, venus les convertir à la religion chrétienne, ont bien vite abandonné, laissant inchangés les Jivaros et leur culte animiste et shamanique. Le shaman est, en effet, au centre d'une vie sociale, pourtant non hiérarchisée, par ses fonctions de guérisseur, de conseiller, de prêtre et de transmission des coutumes. Cette image de guerrier puissant et chevronné, prêt à d'immenses sacrifices pour la victoire, est encore aujourd'hui collée à la peau de ces tribus et s'explique en partie par une culture vouée à la bataille, ainsi qu'à une connaissance inégalable du champ de bataille : la forêt tropicale. Les différentes tribus que l'on qualifie de Jivaros se battaient ainsi souvent les unes contre les autres, justifiant ces actes par la volonté de prendre la force et l'esprit de l'ennemi, ainsi que venger les ancêtres morts au combat. On comprend donc bien que cette culture de conflit entraînait un état de belligérance quasi-constant, reflétant allégrement l'image, tout autant actuelle qu'infondée, de barbare invétéré. Grâce à ces batailles constantes, et avec la volonté de s'accaparer les forces vitales de l'ennemi tombé, les « Jivaros » pouvaient s'adonner à un culte qui les a rendu célèbres, les enfouissant encore plus dans cette idée d'homme terrible : les tsantzas, plus communément appelées les « têtes réduites ». Par une technique précise – et peu appétissante il faut bien le dire – les indiens enfermaient l'esprit de l'ennemi dans la tête diminuée du défunt, pour l'empêcher de se venger, et l'accrochaient ensuite à leur cou pour fêter dignement la victoire en montrant aux ancêtres la vengeance accomplie. Aujourd'hui, les Jivaros sont, comme nombre de sociétés primitives, en danger. Fiers de leur culture et de leur passé, ils veulent défendre leur identité, méprisée par les autorités équatoriennes et péruviennes. Au début des années 1990, les indiens, toutes tribus confondues, bloquèrent l'Equateur pour une reconnaissance de leur droit, et l'Etat dut donner aux seuls Shuars onze milles kilomètres de terres amazoniennes, tout en menant une farouche Politique d'élimination des têtes dirigeantes et de re-colonisation. Tenter de concilier vie traditionnelle et vie moderne, de préserver leur culture millénaire et de survivre à la déforestation, aux maladies et aux actions néfastes des gouvernements en place : voilà encore un long combat que les « sauvages Jivaros » doivent mener. Espérons seulement que leur invincibilité sera encore de mise ici ...

Date de création : 25/10/2006 00:03
Contributions de Sylvain
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Le Peuple Jivaro
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