Alors que les stations de ski ne cessent de voir leur fréquentation augmenter, il est rare que les skieurs connaissent les grands noms de ce
sport de glisse. Pourtant, des noms de légende reviennent tout de même et parmi ceux-là : Jean-Claude Killy.
L'homme en question est né un 30 août 1943 à Saint-Cloud dans les Hauts de
Seine. Ce Parisien de naissance ne va pourtant pas grandir dans la plus belle ville du monde, ses parents préférant s'installer à
Val d'Isère, où le père ouvrira une enseigne de sport. De fil en aiguille, Jean-Claude Killy se retrouve bien vite sur des
skis, et intègre l'équipe nationale. A l'âge de 17ans, il apparaît dans le journal "L'Equipe" pour la première fois en tant qu'espoir du ski français... et l'espoir s'élèvera bien au-dessus de toutes les pensées imaginables. Il participe à ses premiers jeux olympiques en 1964, sans pour autant réussir à percer. Il gagne sa première grande course en 1966 à Portillo au
Chili, montant sur la première marche du podium en descente et en combiné, devenant champion du monde dans ces deux catégories. Cela ne s'arrête pas là, loin s'en faut ! Durant cette saison 1966-1967, il va remporter 12 des 16 courses de coupe du monde, se classant logiquement en tête du classement général de 1967. C'est alors que vinrent les jeux olympiques de
Grenoble de 1968, où la France peut se vanter de posséder une équipe possédant de grands noms du ski. Pourtant, le principal espoir se nomme Jean-Claude Killy. A 24 ans, il représente la force de la France dans les trois épreuves de
ski alpin, sa technique incomparable lui permettant d'y exceller. Au meilleur de sa forme, il s'élance, de cette manière si particulière à l'époque, et qui aujourd'hui a quasiment force d'obligation pour les skieurs qui ne font ainsi que recopier le grand skieur : le champion se lance penché en avant en poussant avec force sur ses bâtons. Grâce à cette technique de départ rapide et à son talent incomparable, il arrive en tête de la descente, devant son coéquipier Guy Périllat. Trois jours plus tard, il décroche la médaille d'or au slalom géant, avant d'accrocher la victoire dans le slalom qui, pour la première fois, s'organisait en deux manches. Il gagne la première, pour terminer second de la deuxième. L'autrichien Karl Schranz s'impose dans la seconde manche. En effet, celui-ci peut recommencer une deuxième descente de la deuxième manche après avoir terminé derrière le champion français, pour une justification incongrue : un homme aurait traversé la piste devant lui. Il réitére donc sa course et termine premier du slalom. Pourtant, pour le plus grand bonheur du clan français, il est ensuite disqualifié par le jury, laissant ainsi sa place de premier à Jean-Claude Killy. Le champion olympique français devint ainsi le deuxième à réussir à un tel triplé, ce qui lui valut le titre de plus grand skieur du siècle en 1999, et de « champion des champions français » en 1967 et 1968. Après une telle razzia de médailles dans toutes les épreuves de ski, il décida de stopper très tôt sa carrière de ski, un an plu tard. Poussé par le plaisir de la vitesse, il se lança (comme Luc Alphand aujourd'hui) dans les sports
automobiles, et notamment dans des épreuves telles que le Paris-Dakar et les 24h du
Mans. Puis il se tourna vers le monde des affaires, y réussissant tout autant : sa société de
vêtements de sports « Veleda-Killy » réussit donc à merveille. Jean Claude Killy n'oublie pas pour autant sa passion première : de 1974 à 1994, il sera membre de la fédération internationale de ski, et fut l'un des artisans des jeux olympiques d'
Albertville en 1992 en co-présidant le comité d'organisation. Président de la société « Amaury Sport Organisation » qui gère notamment le Tour de
France et le
Paris-Dakar et membre important du CIO, l'immense skieur a obtenu la légion d'honneur pour l'ensemble de sa carrière. En grande figure du
sport français à la retraite, il vit actuellement, veuf mais père de trois enfants, dans la confédération
Suisse, où il s'est installé en 1969.
Date de création : 25/10/2006 22:49
Contributions de Sylvain

Jean-Claude Killy
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