Le Marquis de Sade est un lettré né en juin 1740 à
Paris et est décédé en décembre 1814. Cet écrivain
philosophe, passionné de
théâtre, est réputé pour son hédonisme, ses libertinages, ses frasques scandaleuses, ses provocations et son
athéisme. Il rédigea nombre d'ouvrages qui lui valurent des menaces et de l'emprisonnement, car ceux-ci relatent de vastes scènes de pornographie violente qu'il justifie philosophiquement. Sa vie sexuelle s'apparentant pour beaucoup à ses livres, il s'attira les colères de nombre de ses contemporains qui le jetèrent durant trente ans en prison. C'est le psychiatre Richard von Krafft-Ebing qui inventa la notion de « sadisme » en s'inspirant de son nom et de sa vie, afin de désigner le plaisir pris à infliger de la douleur à autrui. L'aristocrate Marquis de Sade fut prédisposé à la vie libertine par son oncle paternel l'Abbé de Sade, érudit et libertin qui l'éduqua jusqu'à ses dix ans. Plus tard, il est formé militairement et monte rapidement en grade, participant à la Guerre de Sept Ans. Il côtoie ensuite actrices et courtisanes, et son penchant pour la luxure le fait connaître du Tout-Paris : il est une première fois arrêté en octobre 1763 pour des excès dans une maison close, quatre mois après son
mariage. Commence alors une spirale où ses nombreuses fréquentations libertines lui valent une réputation sulfureuse et plusieurs passages derrière les barreaux, dont il réussit à s'échapper plusieurs fois. Mais le Marquis de Sade, qui s'inquiète peu des ennuis qu'il s'attire, est pourtant observé par l'inspecteur Marais. C'est lui qui met au jour l'affaire dite de Rose Keller, une prostituée à qui il a fait prendre un
aphrodisiaque toxique. Dès lors, Le Marquis de Sade est condamné à mort par contumace, puis arrêté et emprisonné. Mais il réussit à s'évader. Il est alors repris et incarcéré dans diverses
prisons pour de longues périodes, notamment à la Bastille. Il commence dès lors à vaincre son ennui en prison, en écrivant des livres outrageux et des pièces de
théâtre qui le rendront célèbres. Le Marquis de Sade sera toutefois condamné à la guillotine à sa sortie par les Révolutionnaires qui l'avaient libéré mais y réchappera par chance. Ses écrits et ses débauches lui vaudront d'être interné en l'asile de fou de Charenton, non pour folie mais pour ses excès libertins qui dérangent. Il y écrit des récits historiques, mais ses
livres les plus célèbres sont les plus controversés : on peut citer Dialogue entre un prêtre et un moribond (1782), Les Cent Vingt Journées de Sodome ou l'Ecole du libertinage (1785), Aline et Valcour (1786), Justine Ou Les Malheurs de la vertu (1788), la Philosophie dans le boudoir (1795), et La Nouvelle Justine (1797). Ses ouvrages sont cependant difficilement attaquables, le Marquis de Sade alternant les scènes pornographiques et les dissertations philosophiques, attaquant de front la morale et les préjugés, les conventions sociales et ses valeurs. Le Marquis de Sade meurt dans la misère parmi les malades. Sa mort anonyme ne l'empêcha toutefois pas d'être adoré par le mouvement des Surréalistes, qui appréciaient son affranchissement des plus poussés en matière littéraire, sociale et sexuelle. Ces artistes ont alors levé la chape de plomb qui le couvrait, ne s'attachant pas qu'à voir ses déviances pornographiques et son sadisme, tout un chacun ne voyant en son oeuvre que diabolisation et tabous. Il est aujourd'hui reconnu comme un grand de la littérature française, défendu par beaucoup d'intellectuels et son oeuvre est publiée dans la prestigieuse Bibliothèque de la Pléiade.
Date de création : 07/11/2006 13:58
Contributions de Jonathan

Marquis de Sade
Il y a environ 6 mois, Aquadesign publiait cet article :
Vous m'avez vraiment donné envie de me pencher plus avant sur la biographie du marquis de sade