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Gilles de Retz, compagnon de Jeanne d’Arc et le plus horrible tueur en série que le monde ait connu



Vous avez sans doute entendu parler de Jack L'Eventreur, de Landru, de Barbe Bleue, du Docteur Petiot ou encore de Joseph Vacher. Ce qui va suivre sort de l'entendement car il s'agit bien du compagnon le plus fidèle de Jeanne d'Arc, et qui fut accusé d'une horreur indescriptible et pendu haut et court. Mais commençons par le
commencement. Gilles de Retz naît en Champagne en 1404 dans une famille extrêmement puissante. Il est élevé par son grand-père, un homme assez rustre, car ses parents sont morts très tôt. Son vrai nom était, accrochez-vous bien : « Gilles de Montmorency Laval, baron de Rais, comte de Brienne » ou Gilles de Rais ou de Retz. Il était aussi l'arrière petit-neveu du célébrissime Bertrand Du Guesclin, rien que ça ! Voilà déjà le décor planté. Il épouse sa cousine alors qu'il a 16 ans et débute, comme tout noble, une carrière militaire. Jeanne d'Arc, à l'époque, commence à faire parler d'elle en voulant sauver la France. L'autorité de la jeune femme allait vite subjuguer le jeune homme. Le roi, qui était tout acquis à Jeanne pour prendre la tête de ses armées lors de la guerre de Cent Ans, décide de lui adjoindre Gilles de Retz pour l'accompagner dans sa tâche. Très pieux tous deux, ils s'arrêtèrent souvent pour prier et ensemble délivrèrent Orléans. Ils atteignirent enfin Reims où le roi fut sacré. De ses chevauchées avec Jeanne d'Arc, de leurs victoires et de leurs défaites, de leurs prières, Gilles de Retz en fut comme imprégné jusqu'à ce que Jeanne soit capturée à Compiègne, emprisonnée, jugée, puis brûlée vive le 31 mai 1431. Mais Charles VII est sur le trône et Gilles, après la mort de son égérie, ne voit plus guère l'utilité de servir dans l'armée. Il se retire donc dans son château de Tiffauges en Vendée pour se consacrer à des bonnes oeuvres. Il crée une fondation, une abbaye pour laquelle il cherche des petits garçons, voire des castras comme on les appellera plus tard, pour chanter dans les choeurs. Amoureux des arts, il devient une sorte de pygmalion pour les artistes en tout genre, notamment les musiciens et les peintres. Ruiné rapidement, il fait appel à une sorte de guérisseur ou de prêtre sataniste pour renflouer sa fortune. François Prelati, un pseudo alchimiste lui demande de faire des offrandes à Satan pour obtenir le secret de la fabrication de l'or... Ces offrandes étant... des victimes humaines. L'Eglise, ayant affaire à une sommité, ne fait rien. Il est vrai qu'à l'époque, les seigneurs étaient plus puissants que le clergé et qu'ils se sentaient intouchables. C'est ainsi que durant 8 ans, des adolescents ou des enfants de sexe masculin, qu'ils soient mendiants ou bergers, disparaîtront les uns après les autres pendant. Pourtant, Gilles de Retz se montre toujours aussi dévot, priant avec ferveur, déclamant de longues oraisons. L'Eglise, soupçonnant les crimes de Gilles de Retz, profite d'une aubaine : en conflit avec lui pour des possessions territoriales depuis que Gilles de Retz s'était approprié de force leurs terres, c'est à l'Eglise de régler ce conflit avec un grand du royaume. Gilles de Retz est donc inculpé, puisque sous la juridiction de l'Eglise, pour avoir pris de force des terres ne lui appartenant pas, le 13 septembre 1440. Les enquêteurs trouvent sur les lieux des cadavres, mais ceci n'est pas révélé tout de suite. Les chefs d'accusation sont donc maintenus secrets. Gilles de Retz, pensant être convoqué pour un motif somme toute non gravissime à l'époque, se rend devant ses juges à Nantes, sûr de son bon droit grâce à son titre, et reconnaît leur pouvoir de décision. C'est ce qui le perdra car l'acte d'accusation va être clairement défini : il s'agit de multiples meurtres. Les témoins se succèdent à la barre, complices ou serviteurs ne trouvant plus pitance auprès d'un maître ruiné. Le pieux compagnon de Jeanne d'Arc est condamné à être excommunié. Ne pouvant le supporter, il avoue enfin et il avoue 140 crimes et viols avec force détails de mort par arme blanche sur des enfants de sexe masculin, d'écartèlement, de dépeçage, d'éventrement, d'éparpillement des corps et de viols avant ou après la mort. Il alla même jusqu'à dire « Je gardais un temps sur la cheminée les têtes les plus belles avant qu'un de mes complices les réduisit en cendres... ». L'horreur envahit les juges et le crucifix fut voilé devant tant de cruauté lors de cette audience mémorable. Au terme de son procès, Gilles de Retz est condamné pour hérésie à être pendu, ainsi que ses deux valets, le 25 octobre 1440. Il refuse cette sentence mais demande à voir un prêtre et réclame le pardon des parents. Il est pendu le 26 octobre, son corps est brûlé mais les restes de son corps sont déposés dans une église, comme il l'avait demandé : il s'agit de l'église du monastère des Carmes à Nantes qui fut détruite lors de la Révolution française. Ce fut la première fois qu'un noble, un membre aussi important du royaume, maréchal de France, était ainsi traîné en justice, accusé d'hérésie, de sorcellerie, de sodomie et de meurtres puis exécuté devant ses sujets. Il est également difficile de savoir exactement quel est le nombre exact de ses victimes (même si 49 crânes humains ont été découverts dans son château de La Suze-sur-Sarthe – 72). On sait qu'au moins 140 personnes ont été identifiées, mais durant les 8 années qu'ont duré ses forfaits, on peut croire à un chiffre faramineux de 800 enfants assassinés en se basant sur le rythme des crimes qu'il accomplissait à l'aide de rabatteurs. Les historiens et psychiatres s'interrogent encore aujourd'hui sur le fait qu'un tel monstre ait pu côtoyer Jeanne d'Arc de si près, en étant si pieux en sa compagnie, et pourtant si monstrueux après leurs dernières défaites de Paris et de Compiègne, et la mort de Jeanne ? La question reste posée...

Date de création : 07/11/2006 23:39
Contributions de Catherine
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Gilles de Retz
Gilles de Retz


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Il y a 2 commentaires pour cet article :
Le 03/12/2007 à 17:44:43, tot a écrit :

Gilles De Retz voulait fabriquer de l'or et devenir immortel grâce à l'Alchimie. Il croyait que le sang de jeunes enfants était pur car inaltéré par le pêché et que grâce à du sang pur il pourrait fabriquer la Pierre Philosophale.
Le 09/09/2007 à 13:13:44, Retz a écrit :

Quels étaient tous les titres de noblesse à la mort de gilles de retz? un de ses descendants...



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