Ils sont assis au milieu des peluches. Elle joue avec Fetra, petit Malgache de trois ans. Lui les regarde. Sylvie et Lionel sont français, ils viennent d'entamer une procédure d'adoption à l'orphelinat Topaza de Tana. Leur histoire est presque banale. Elle est enseignante, il est infographiste dans
la presse parisienne. La trentaine,
une situation stable : le couple a envie d'un enfant. Mais un problème de santé vient perturber les projets des deux tourtereaux.
Alors "la démarche d'adopter un enfant est venue tout naturellement" explique la jeune maman tout en jouant avec un bébé. Avant d'ajouter : "nous avons déjà eu recours à l'adoption dans ma
famille, ce n'était pas tabou". Lionel confirme "nous n'avons jamais vécu ça comme une situation de secours".
Ils vont d'abord s'orienter vers le
Viêt-Nam. "Un
pays où l'adoption est utile." Et où ils ont la possibilité d'effectuer une démarche individuelle, plutôt que de louer les services d'un organisme. Commence alors la nouvelle vie de Téo et Ambre, aujourd'hui âgées de 7 et 5 ans. Des enfants, a fortiori comme les autres. Le petit Téo chahute dans les couloirs du centre d'accueil, tandis qu'Ambre veille sur un petit orphelin. Plus tard, des amis leur parlent d'un orphelinat à
Madagascar.
C'est là qu'ils ont adopté leurs enfants. Novembre 2003, Lionel s'envole pour Antananarivo. Il se rend au centre. La suite coule de source. "Il y a un petit qui a trois ans, il est adoptable." Le papa poule rencontre l'enfant. Fetra a trouvé un père. Actuellement, Lionel effectue sa deuxième visite au centre.
"Sylvie et les enfants sont venus avec moi cette fois, pour qu'on apprenne à se connaître tous les cinq" explique Lionel. Ils devraient rester un mois, puis revenir plus tard, "pour de bon cette fois". Mais le chemin a été long avant d'en arriver là. "La première chose à faire pour l'adoption, c'est obtenir son agrément" précise Lionel, qui ne quitte pas des yeux le petit Fetra. Pour cela, il faut subir une enquête sociale et psychologique étalée sur 9 mois. C'est
le département qui fournit ou non l'agrément. "Ensuite, nous avons transmis notre dossier à la mission pour l'
adoption internationale".
Laquelle sert d'intermédiaire entre la France et les autres
Pays en matière d'
adoption. "Nous nous sommes alors rendus au centre d'accueil à
Madagascar, dossier,
lettre de motivation et photos à l'appui. Et nous avons rempli les papiers nécessaires à la mission sociale de l'
ambassade de
France" raconte Sylvie et Lionel en coeur. Maintenant, ils attendent. Ils viennent tous les jours voir Fetra au centre Topaza, avec Téo et Ambre. Bientôt Fetra sera français. "Il conservera son prénom malgache", mais aura un second nom français. Un autre décor, une nouvelle vie.
Date de création : 15/12/2005 15:16
Contributions de Jeremy

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