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Difficultés financières : que faire ?



Faire ses comptes, mettre ses charges à plat... La prévention est primordiale pour tout ce qui touche le budget familial. Mais il peut toujours arriver qu'une dépense imprévue, l'insuffisance des ressources, un accident de la vie fassent vaciller ou bien s'effondrer l'équilibre financier de votre famille. N'attendez
pas avant d'agir, des solutions existent. Vous devez faire face à une dépense imprévue, une baisse ponctuelle de vos revenus ? Bref, il vous faut trouver assez rapidement une centaine d'euros. Voici quelques pistes... En premier lieu et c'est souvent un réflexe, évitez d'utiliser votre découvert bancaire même si c'est un découvert autorisé. En effet, il coûte cher (entre 10 et 15% de taux d'intérêt en moyenne) et peut se révéler dangereux à l'usage si vous n'arrivez pas à renflouer votre compte d'un mois à l'autre. Il existe d'autres solutions plus économiques. Vous pouvez vous tourner vers votre épargne (si elle existe bien-sûr). Beaucoup préfèrent utiliser l'autorisation de découvert de leur compte courant plutôt que de puiser dans leur livret car ils sont persuadés que perdre des quinzaines d'intérêt leur revient plus cher qu'utiliser leur découvert pour une période même courte. Or il suffit de calculer combien rapporte 2000 euros sur un compte épargne rémunéré à 3% et calculer combien coûte un découvert autorisé à 15% sur un an en intérêts débiteurs ou agios : l'un vous rapporte 60 euros tandis que l'autre vous déleste de 300 euros. A ce compte, privilégier son épargne coûte cher, il faut donc en avoir les moyens. Le choix du découvert bancaire vous aura coûté 240 euros. Vous pouvez aussi souscrire un prêt personnel car dès le départ vous savez combien rembourser et pour combien de temps. Certains organismes de crédit proposent un prêt variant de 500 à 1000 euros remboursable en douze mois au maximum par des remboursements uniformes. Il existe aussi le prêt sur gage dont le principe est le suivant. Vous portez au célèbre « Mont de piété » un objet de valeur que vous voulez gager (bijou, matériel photo, hi-fi, vidéo...). En échange le crédit municipal vous accorde un prêt représentant 50 à 70 % de la valeur estimée de l'objet (sur le marché des ventes aux enchères) à un taux variant de 10 à 14 % par an selon la somme empruntée. L'argent vous est remis immédiatement avec un contrat de prêt valable un an. A l'issue du délai ou avant, vous pouvez rembourser le prêt ou prolonger le contrat pour encore un an, sous réserve de régler les intérêts dus. Vous pouvez aussi faire vendre l'objet aux enchères : le solde éventuel ou boni vous sera remis après remboursement des sommes dues (montant prêté, intérêts et frais de gestion). Les choses se compliquent et s'aggravent : réagissez vite, dès le premier impayé... Le maître mot, c'est d'obtenir des délais. Dès les premières difficultés, contacter votre banquier pour le tenir au courant de votre mauvaise passe financière. Un banquier déteste être pris au dépourvu. Vous pouvez étudier avec lui votre situation et établir le montant de votre négatif. Il peut vous autoriser un seuil à ne pas dépasser. Vous devez aussi contacter les organismes de crédit pour obtenir des délais grâce à un report d'échéances si vos difficultés sont passagères ou bien un rééchelonnement de la dette sur une plus longue période si vous devez faire face à une diminution durable de vos revenus. Votre créancier est tout à fait en droit de refuser votre demande. Dans ce cas vous pouvez saisir le juge d'instance de votre lieu de domicile : il pourra suspendre le paiement des échéances pendant une durée maximale de deux ans (article L313-12 du code de la consommation). Ce n'est pas une solution de facilité car il faut bien entendu sérieusement justifier votre demande. Pour les dettes fiscales, une remise ou une modération d'impôts directs peut être demandée si le contribuable est dans l'impossibilité de payer. Les demandes doivent être faites par courrier adressé au directeur du service des impôts dont dépend le lieu d'imposition du contribuable. En cas de difficultés financières, regrouper vos prêts est une solution à envisager. Il s'agit de souscrire un prêt personnel pour racheter tous les crédits en cours (prêt personnel, crédit renouvelable, crédit automobile, crédit immobilier) ainsi que les autres dettes d'autre nature (loyers impayés, impôts...), ce qui permettra de ne verser qu'une seule échéance mensuelle. Attention, il est bien évident que cette solution n'est envisageable que si le taux du prêt personnel est notablement inférieur à celui des crédits rachetés. Rembourser un prêt par anticipation entraîne des frais, il faut donc bien vérifier que la baisse du taux d'intérêt compense l'indemnité due pour un remboursement par anticipation. L'assistant de service social dont vous dépendez peut être d'un grand soutien en vous prodiguant conseils et aides : conseils en en matière de tenue de budget, formalités administratives et aides financières. Il y a toujours des solutions à plus ou moins brève échéance. Il existe tout un éventail d'aides et de secours remboursables ou non qui peuvent vous aider à sortir d'une mauvaise passe. Les fonctionnaires en grande difficulté pour la plupart peuvent faire face aux besoins les plus urgents (alimentation, hygiène), grâce à la mise en place du chèque social qui est un titre de paiement accepté par un réseau de prestataires très large en France métropolitaine et dans les départements d'outre mer. Il est évident que les personnes en difficulté ne connaissent pas toujours les aides dont ils peuvent bénéficier. Ainsi la loi sur l'exclusion institue un droit à une aide de la collectivité pour le maintien ou la fourniture minimale d'énergie, d'eau ou de téléphone. Le fonds de solidarité pour le logement (FSL) a pour mission d'accorder des aides financières (prêts bonifiés, subventions) aux personnes qui connaissent de graves difficultés de loyer et de charges locatives. Cette aide est versée directement au bailleur lorsque le locataire risque une expulsion. Le FSL assure un relais avec les commissions de surendettement, par l'intermédiaire d'un correspondant surendettement. Le FSL aide aussi les propriétaires dans certaines conditions. La section départementale des aides au logement (SDAPL) intervient pour que les bénéficiaires de l'allocation personnalisée au logement (APL) ne perdent pas le bénéfice de cette allocation. Son maintien est subordonné à la mise en place d'un plan d'apurement des dettes. Pour conserver l'allocation logement lorsque le loyer n'est plus payé, il faut prévenir la caisse d'allocations familiales. Si vous êtes allocataire, mettez vous en contact avec la caisse d'allocations familiales de votre domicile. Elle peut, sous certaines conditions, vous accordez des aides à l'amélioration de l'habitat, à l'équipement et à l'installation dans le logement. Elle peut aussi vous aider à résorber d'éventuelles dettes de logement (eau, gaz, électricité, loyer, emprunt...) par le biais de subventions ou de prêts. Ces aides sociales peuvent varier d'une caisse à l'autre. Lorsque le poids des remboursements supporté est élevé... Vous êtes considéré en position de surendettement par rapport aux ressources courantes. La commission de surendettement présente dans chaque agence départementale de la Banque de France peut donc être saisie. Il suffit d'y retirer un dossier, de le remplir, puis de le renvoyer, accompagné des justificatifs. Mises en place en 1989 par la loi Nelertz, ces commissions ont pour mission de préserver les intérêts des particuliers et de leurs créanciers en établissant un plan amiable de remboursement approuvé par les différents protagonistes. Elles négocient des délais de paiement, l'allongement de la durée du crédit, le report de la dette. La procédure de surendettement est très contraignante pour le débiteur. Il ne peut souscrire aucun crédit, il n'a plus le droit au découvert négocié, il est interdit Banque de France et ne peut donc plus posséder de moyens de paiement, son nom est inscrit pendant huit ans au fichier des incidents de paiement et une partie de ses biens peut être éventuellement vendue... De plus, ces commissions établissent le budget de la personne surendettée en calculant ce qui est consacré au remboursement des dettes et ce qui est laissé pour la vie quotidienne : le reste à vivre. Il ne doit pas être inférieur au RMI et il est majoré de 50 % pour un couple.

Date de création : 08/11/2006 16:53
Contributions de Olive
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Difficultés financières
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