Jean d'Ormesson est un écrivain très prolifique, doublé d'un conteur accompli. Il est également chroniqueur et
journaliste et fut un Haut fonctionnaire. Il fait encore partie aujourd'hui des « Immortels », succédant en 1973 à Jules Romains décédé l'année d'avant – les « Immortels » sont les membres du cercle fermé des Académiciens.
Né en juin 1925, Jean Lefebvre d'Ormesson, fils de l'ambassadeur André d'Ormesson (proche du Front Populaire), est issu d'une famille bourgeoise et aristocratique composée de hauts fonctionnaires de l'Etat, dont plusieurs anciens ambassadeurs. Il possède lui-même le titre de « Comte d'Ormesson ». Jean d'Ormesson vécut une enfance plus que privilégiée et dans le respect des traditions. Suivant son père dans ses pérégrinations, l'écrivain a ainsi vécu en Bavière les premières heures du nazisme. Puis il partit pour la capitale de la
Roumanie et enfin
Rio de Janeiro au
Brésil. Rentré en 1943 dans la capitale française, Jean d'Ormesson se met à étudier les lettres classiques, l'Histoire et la philosophie – ses thèmes de prédilection. Le jeune homme entre ensuite à l'Ecole Normale Supérieure où, en élève brillant qu'il est, il décroche l'agrégation en philosophie.
Descartes, Alain, Kant, Marx et Hegel le frappent foncièrement. Mais « Jean d'O » comme on le surnomme, suit la voie de ses prédécesseurs et embrasse la fonction publique : en 1950, il est nommé secrétaire général adjoint (puis président en 1992) du Conseil International de la Philosophie et des Sciences Humaines pour
l'UNESCO. Pendant ce temps, entre 1974 et 1977, Jean d'Ormesson devient également directeur du
magazine Le Figaro, dans lequel l'écrivain publie des chroniques chaque dimanche. Malgré ces emplois du temps chargés, l'Académie Française le consacre en 1973, deux ans après que cette même institution l'ait honoré une première fois de son Grand Prix pour son
livre « La Gloire de l'Empire », un ouvrage pastiche et imaginaire des récits historiques classiques brossant sous forme de chronique la guerre d'Alexis contre les barbares. Jean d'Ormesson avait débuté auparavant sa carrière de romancier en 1956 avec « L'Amour est un plaisir » - qui n'a pas le succès attendu. Il devra attendre sa venue chez les Académiciens pour être reconnu comme écrivain. C'est toujours à
l'Académie Française qu'il propose qu'y soit nommée, pour la première fois dans son histoire, une femme,
Marguerite Yourcenar, qui sera finalement accueillie. En 1974 il rédige et publie « Au Plaisir de Dieu », une fresque sociale comme en produisirent les auteurs du XIXème siècle, C'est l'histoire d'une
famille d'aristocrates que l'on suit pendant une soixantaine d'années au travers des différentes guerres d'
Europe... L'oeuvre sera adaptée à la
Télévision en 1977. Ses nombreux livres sont d'une douceur qui font sa marque de fabrique, d'une nostalgie passéiste, d'une candeur d'optimiste. Il fait également passer son expérience de la vie dans les trames de ses histoires ainsi que quelques réflexions philosophiques, mais toujours avec humilité.
Date de création : 12/11/2006 00:54
Contributions de Jonathan

Jean d'Ormesson
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