André Gide, de son vrai nom André-Paul-Guillaume Gide, vit le jour le 22 novembre 1869, dans la ville de Paris. Durant son enfance, il fut ballotté entre deux cultures puisque son père catholique dans
le Languedoc et sa mère était une protestante normande. Il commença à étudier à l'âge de 5 ans et débuta les
cours de piano deux ans plus tard. A huit ans, il entra à l'école bourgeoise appelée l'Ecole Alsacienne. A onze ans, il perdit son père malade et se retrouva alors seul avec sa mère, intelligente mais puritaine, qui lui donna durant toute son enfance, puis son adolescence, une éducation stricte et plutôt morne. A cause de sa santé fragile, André ne travaillait pas bien à l'école, où il était régulièrement absent et ses maîtres le jugeaient stupide. C'était un enfant triste et introverti. Il s'aperçut assez tôt qu'il était amoureux d'une de ses cousines, Madeleine, pour qui ses sentiments resteront secrets. André commença à se sentir attiré par l'
écriture vers l'âge de quatorze ans ; en effet, après avoir lu « Fragments d'un journal intime » d'Amiel, il se mit à tenir lui-même un journal. Au temps de sa première communion, André étudia la rhétorique puis entra au lycée afin d'apprendre la philosophie. Il lisait beaucoup les oeuvres du philosophe Schopenhauer. André décrocha enfin son bac et prépara ensuite une licence à la
Sorbonne. En 1890, il fit la connaissance de Paul Valéry, avec qui il se liera d'une profonde amitié. Enfin, un an plus tard, André sortit son premier livre « Œuvre posthume : les cahiers d'André Walter » où l'on retrouve beaucoup d'écrits de son journal intime. Cette oeuvre, qui ne connaîtra aucun succès, était, en quelque sorte, une profession de foi pour André, qui y décrivait son enfance chaotique et son mal-être. Même si son livre n'intéressa personne, il permit au moins à André Gide de se faire un nom dans le milieu littéraire. Il fit plusieurs voyages en Allemagne puis en
Bretagne et écrivit: « La Tentative amoureuse », avant de s'enfuir vers l'Afrique en 1893, notamment en
Tunisie. Sa santé lui causant toujours des ennuis, il fut obligé de revenir à de nombreuses reprises, en
Europe, mais continua à voyager, particulièrement en
Italie, et en
Suisse. Ses voyages l'inspiraient beaucoup et il publia « Paludes » en 1895, puis un de ses plus célèbres livres : « Les Nourritures terrestres » deux années plus tard. Malheureusement, ses écrits d'enfance n'aboutirent à rien. André se fit une grande place dans la vie littéraire en participant, avec son ami Paul Valéry, mais également avec Henri Ghéon, Francis Jammes et Paul Claudel, à l'Hermitage ; il fonda ensuite la NRF (Nouvelle Revue Française) où il y défendait clairement ses idées rigoureuses. Jusqu'en 1910, on retrouve beaucoup de son éducation stricte dans ses écrits. Il est hédoniste : il pense que l'Homme doit rechercher le plaisir et bannir toute sensation douloureuse. En 1914, date à laquelle débute la
Première Guerre Mondiale, André composa « Les caves du Vatican » où l'on peut sentir que l'auteur a mûri. En effet, André commençait à s'intéresser à la politique et devint athéiste (il niait une quelconque existence de Dieu). Après la guerre, André était désormais bien connu et détenait un rôle important au sein des littéraires de l'époque. Il voyagea un peu partout puisqu'on le retrouva à
Alger en 1929 ou encore à
Berlin en 1931 ; il publia même « Voyage au
Congo » en 1927. Ce pacifiste portait un grand intérêt aux problèmes politiques et luttait activement pour libérer les colonies. Contrairement à ce que l'on pourrait le croire, il refusait de s'engager politiquement et socialement, mais aussi maritalement puisqu'il renonça à fonder un foyer. Séduit part le communisme, André déchanta en 1936 lorsqu'il s'aperçut des failles de la
Politique stalinienne. En effet, accompagné de plusieurs écrivains, comme Louis Guilloux ou Pierre Herbart, il partit en URSS, afin de prendre conscience du système de bureaucratie soviétique. En rentrant, André publia « Retour de l'URSS » et accusa le stalinisme. André s'avérait être quelqu'un de très compliqué et d'une nature anxieuse. Il publia les « Nouvelles Nourritures » en 1935.Trois ans plus tard, alors qu'il repartait en
Afrique de l'ouest, André apprit la mort de Madeleine, et se sentit encore plus mal. Au début des années quarante, il adapta « Le Procès de Kafka » en
Allemagne et fut nommé Docteur Honoris d'Oxford en 1947 et obtint le
Prix Nobel de littérature. L'année d'après, André publia « Correspondance », oeuvre composée de lettres qu'il écrivait avec Francis Jammes ; André plancha même sur l'adaptation d'« Isabelle » au cinéma, aux côtés de Marc Allégret et Pierre Herbart. La santé vacillante de l'
artiste n'empêcha pas à ce dernier de vivre pleinement ; en effet, on le retrouva à l'antenne d'une station de radio et Nicolas Vedrès tourna même un film sur lui ! De son côté, Le
Théâtre Français de
Paris, commença en 1950 à adapter « Les Caves du Vatican », dont André suivit de très près la réalisation. Une congestion pulmonaire atteignit l'écrivain le 19 février 1951. Il fut inhumé au cimetière de Cuerville trois jours plus tard par le pasteur Martin du Gand. La NRF publia « Hommage à André Gide » quelques temps après sa mort. Ce
philosophe dans l'âme, auteur de nombreux
livres comme le célèbre « Journal », restera pour toujours un auteur extraordinaire...
Date de création : 13/11/2006 11:54
Contributions de Chris

André Gide
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