Le nom de Prosper Mérimée n'est pas inconnu dans le paysage littéraire français et dans l'histoire du XIXème siècle. Prosper Mérimée fut un homme d'importance. Cet écrivain et amoureux de l'Histoire est un parisien d'origine, né en septembre 1803 dans une
famille aisée. Prosper Mérimée mourra à Cannes, en septembre également,
mais de l'année 1870. Il fut le fils de parents déjà
artistes. Son père était un
peintre reconnu et apprécié, très doué en dessin, qui enseignait dans la prestigieuse
école de Polytechnique et fut secrétaire perpétuel de l'Ecole des Beaux-Arts. Sa mère, une dessinatrice adepte des portraits, enseigne sa passion également. En 1811, l'enfant est placé au lycée. Il n'est pas très bon mais s'en sort bien en droit. En 1819, il entre en Faculté de Droit. L'institution lui ouvre de nouveaux horizons et Prosper Mérimée dévore tout ce qui lui passe entre les mains. Le jeune homme adore la littérature et apprendre de nouvelles choses. Il s'intéresse à la théologie, aux langues (Prosper Mérimée parlait facilement grec, arabe, espagnol, latin, russe, anglais... Il sera l'un des premiers Français à traduire des oeuvres russes et anglaises), à l'Histoire, au paranormal, à l'archéologie... Sa passion pour les
livres lui fait rêver de devenir un jour écrivain et il commence à cette époque à écrire. C'est aussi pendant ces années que Prosper Mérimée rencontre le « gratin parisien » : Eugène Viollet-le-Duc (architecte et restaurateur spécialisé de la période du
Moyen-Age),
Victor Hugo (la gloire française de la littérature),
Stendhal,
Alfred de Musset, Sainte-Beuve, Chateaubriand, Adolphe Thiers (le
Président de la république)... Il obtient sa licence de droit mais est exempté d'armée à cause d'un corps trop fragile. Il passe l'année 1826 à voyager En 1828 il fait publier ses premières oeuvres littéraires d'importance (il avait débuté trois ans auparavant) : « La Jacquerie, scènes féodales » puis « Tamango » (une nouvelle contre l'esclavagisme), « Chronique du règne de Charles IX », « Mateo Falcone » (nouvelle sur une histoire « à la corse »)... Prosper Mérimée se révèle plus à l'aise avec la nouvelle qu'avec le format du roman. Cela fera son succès d'écrivain. En 1830, Mérimée rédige « Le Vase etrusque » et « La Partie de tric-trac ». Sa pièce antireligieuse « Le Carrosse du Saint-Sacrement » fait scandale. Prosper Mérimée part ensuite en
Espagne, et y rencontre la future Impératrice Eugénie (qui épousera Napoléon III en 1853) et à son retour en 1831, est nommé chef de cabinet du Ministre du Commerce de l'époque. En 1832 il publie ses célèbres « Lettres à une inconnue ». Deux ans plus tard, le nouvelliste
amoureux des voyages et de l'
archéologie obtient une superbe promotion : il est nommé Inspecteur général des monuments historiques de France. L'intellectuel va dès lors parcourir de long en large la France et voyager dans plusieurs
Pays, jusqu'en Orient. Sa création littéraire et ses essais scientifiques décupleront en nombre. C'est ainsi en 1840 qu'il publie « Colomba », une histoire de vendetta corse et en 1845 « Carmen » (qui inspirera Bizet à composer l'opéra du même nom : c'est aujourd'hui l'opéra le plus représenté au monde !), nouvelles considérées comme ses meilleurs écrits. Par ailleurs, Prosper Mérimée est élu à l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres le 17 novembre 1843 et le 14 mars 1845 à l'
Académie française. De plus, l'écrivain passe une bonne partie de son temps à traduire les grands auteurs russes, tels que Gogol, Tourgueniev et
Pouchkine. Les sacres continuent pour Mérimée : il est élevé au grade d'officier de la
Légion d'Honneur en janvier 1852, devient sénateur l'année suivante puis secrétaire général du Sénat en 1861. C'est en 1853 que Prosper Mérimée, proche du couple impérial, produit ses énormes volumes consacrés aux « Monuments de
France », le résultat de dix ans de recensement du patrimoine architectural du territoire. 160 000 monuments historiques y sont décrit. En 1856 il est atteint de graves troubles respiratoires. Il en décédera en 1870, à Cannes, dépité de voir l'Empire s'effondrer. Les insurgés de la Commune brûleront même sa demeure parisienne l'année suivante. Le Ministère de la Culture et de la Communication lui a dédié sa « Base Mérimée », une base de données électroniques reprenant son
Travail architectural et enrichit quotidiennement.
Date de création : 13/11/2006 21:44
Contributions de Jonathan

Prosper Mérimée
Il y a environ 6 mois, Aquadesign publiait cet article :
très bon article sur Prosper Mérimée!