Fernand Botero naît le 19 avril 1932 à Medellin, en Colombie. Après le
décès prématuré de son père, le jeune Fernando est élevé par son oncle qui n'a qu'un rêve : voir son jeune neveu devenir torero ! Pourtant Botero a peur des taureaux, et c'est forcé par son oncle qu'il entre dans une école de
tauromachie. Bien vite, il réalise qu'il ne réussira jamais à affronter sa peur du taureau, et abandonne ses études, malgré les supplications de son oncle... Il se découvre de nouveaux talents, et commence à dessiner.... La
peinture le fascine, et il n'a que 19 ans lorsque ses tableaux sont exposés pour la première fois au musée de Bogota. Il participe à de nombreuses expositions, et son talent est vite récompensé par un prix au Salon des
artistes colombiens. Ce prix lui permet d'envisager un voyage en
Europe, un continent qui l'attire tout particulièrement : il parcourt l'
Espagne, la
France et l'
Italie : il tombe
amoureux des oeuvres de
Léonard de Vinci (Botero caricaturera plus tard la célèbre « Mona Lisa »), de Piero della Francesca... En 1960, il décide de s'installer à New York : il y rencontre la conservatrice du musée d'art moderne qui lui propose d'exposer la caricature qu'il a faite de la
Mona Lisa de Leonard de Vinci... Cette caricature le rendra célèbre dans la sphère très fermée des milieux artistiques New-Yorkais. Ses tableaux représentent des personnages irréels, obèses, gros, du moins ronds : la volupté, le sexe parfois, sont au centre de ses oeuvres. Les déformations des corps, des visages ou des objets créent une véritable harmonie dans ses oeuvres à travers un genre encore jamais exploité jusqu'alors. Botero invente à partir de la
Beauté et de
l'amour : on ne retrouve presque aucun sentiment de violence dans ses tableaux, ni de haine. Ainsi, même lorsqu'il critiquera ouvertement le régime colombien militaro- clérical, il ne va pas au-delà de la légère moquerie dans sa
peinture « La Familia del president » de 1967. Il rejoint ensuite Paris pour y apprendre au milieu des années soixante-dix la sculpture : c'est une révélation ! Ses oeuvres en bronze sont exposées en 1992 sur les
Champs Elysées à
Paris, puis à
Madrid,
Florence et
New York... En 1974, Pedro, son fils de quatre ans perd tragiquement la vie dans un
accident de voiture. Le
peintre est gravement blessé mais s'en sort. Il ne se remettra jamais de la perte de son fils, et son oeuvre toute entière restera marquée par ce douloureux épisode : ses peintures deviennent de plus en plus profondes, marquées par une tonalité plus réfléchie, peut- être plus tragique diront certains. La même année, il donne 16 de ses toiles au Museo de Antioquia. Le musée lui en sera infiniment reconnaissant puisque aujourd'hui encore, il lui réserve une salle d'exposition toute entière. Dix ans plus tard, il fait un nouveau don, et c'est une deuxième salle d'exposition permanente qui est ouverte....
Récemment, il
caricature Jean-Pierre Raffarin dans son tableau « la Sagesse, la Justice et l'
Humanisme », l'ancien
Premier ministre du gouvernement français de
Jacques Chirac : Fernando Botero admirait en lui la force qui émanait de lui et évidemment....sa rondeur !!!
Date de création : 13/11/2006 23:28
Contributions de Ludovic
Il y a environ 6 mois, Aquadesign publiait cet article :
en ce moment en cours j'étudie Botero