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L’histoire de l’imprimerie : de la xylographie à l’impression numérique



Un livre, quoi de plus banal ! Pourtant, le premier texte imprimé ne daterait que du VIIIe siècle ! L'Histoire raconte que l'impératrice du Japon Kôken, ayant battu Fuji Wara son adversaire en 764, aurait décidé de faire imprimer 1 million de « dharani ». Il s'agissait de petits textes bouddhiques imprimés sur
des planches gravées en relief. C'est la naissance de la xylographie ! Afin d'abolir les péchés, chaque dharani fut placé dans un petit temple miniature appelé « stûpa » et la distribution des stûpas aux 10 plus grands temples du Pays se fit quelques années après. Dans les grottes de Mogao en Asie centrale, Aurel Stein trouva, en 1907, le plus vieux xylographe daté découvert en Chine : il aurait été fabriqué en 868. Ce « Sutra du diamant » est devenu mondialement connu et on peut actuellement le voir à la British Library à Londres, où il est conservé depuis sa découverte. Il se présente sous la forme de rouleau et constitué de sept feuilles de papier longues de pratiquement cinq mètres ! Lorsque le xylographe apparut en Chine, le papier existait déjà. En effet, inventé par Cai Lun au IIe siècle, il était fabriqué à base de suie de pin et de colle d'animal (cerf ou poisson) et fut le premier support utilisé pour l'écriture à l'encre et le xylographe. L'imprimerie de l'époque employait déjà la méthode de gravure inversée. La British Library conserve « le miroir des déterminations secrètes » appelé « Yinzhi jinjian » qui montre bien la technique de la gravure en relief, imprimée à l'envers au moment de tirer le papier. Mais, contrairement à aujourd'hui, c'est la feuille de papier qui était déposée sur la planche recouverte d'encre, et il ne restait alors plus, pour finir l'impression, qu'à le presser avec un frotton (souvent en crin). Les cachets de la xylographie étaient en bois et servaient à reproduire les écrits et images, ainsi que les sceaux. A partir du XIIe siècle, la Chine employait des caractères mobiles, ce qui a été bénéfique pour la sauvegarde de sa culture. Ces caractères furent inventés par Pi Ching en 1041 et étaient en terre cuite. Deux siècles plus tard, les caractères devinrent métalliques et le « Jik ji sim kyong », qui daterait de 1377, serait à ce jour le plus vieux livre imprimé avec cette technique. Au XVe siècle, alors que Christophe Colomb faisait la conquête de l'Amérique, Johannes Genfleisch zum Gutenberg s'intéressait à l'imprimerie. En effet, venu de Mayence, il s'installa à Strasbourg en 1448 pour mettre au point une nouvelle technique d'impression : la typographie. En fait, il synthétisa toutes les méthodes déjà utilisées pour inventer un alliage permettant de transformer les caractères mobiles de bois en métal, et, grâce à sa profession d'orfèvre, il mit au point un système de moulage servant à multiplier les pièces. Il inventa également l'encre grasse (composée de suie résineuse et d'huile de lin) et la presse à vis. Gutenberg imprima alors une immense Bible, constituée de près de 1300 pages ordonnées sur 2 colonnes et 42 lignes, d'où son surnom « La Bible de 42 lignes ». Gutenberg tira 200 bibles sur papier mais aussi sur velin (papier mince de luxe). Ce magnifique livre biblique est le premier livre imprimé du continent européen. Gutenberg fut le seul à surmonter les difficultés de l'époque et ses presses étaient presque parfaites, d'ailleurs, outre quelques modifications, la technique de Gutenberg fut longtemps utilisée. Cependant, en 1448, il repartit à Mayence pour continuer ses innovations ; son prochain défi fut l'alphabet. Il arriva à faire tenir toutes les lettres constituant l'alphabet sur un tout petit bout métallique et à fondre pour la toute première fois 270 caractères, assemblés ensuite à la main, et formant ainsi de multiples combinaisons réutilisables à l'infini. La technique était simple : on utilisait un dur poinçon pour créer un caractère avec une gravure en relief. Le poinçon cognait une matrice métallique moins dure, qu'on envoyait alors au moulage. On versait du plomb ou de l'étain dans le moule et, une fois terminé, le caractère était rangé dans une boîte appelée « casse », où les lettre majuscules étaient en haut et les minuscules en bas. Endetté par la suite, Gutenberg ne pouvait plus payer son banquier Johann Fust et dut lui livrer ses bibles pour s'en sortir. Le banquier et un employé de Gutenberg nommé Peter Schoeffer s'associèrent alors pour imprimer le premier livre en couleurs, qui était un recueil de psaumes. Grâce aux techniques d'imprimerie élaborées par Gutenberg, les imprimeurs allemands se mirent à créer des livres illustrés. C'est à Venise que Nicolas Jenson, trouvant les lettres gothiques encombrantes, créa les trois alphabets : gothique, romain et grec ; c'est l'alphabet romain qui sera le plus employé. Le livre en petit format est dû à Alde Manuce qui imprima une grande quantité de livres, afin de satisfaire les lecteurs européens de plus en plus nombreux. Il tira un petit livre appelé « Le Dialogue de Aetna Pietro Bembo » avec un caractère considéré comme le premier caractère moderne. Manuce inventa également l'italique, qui permit d'écrire plus de mots par page ; pour le prouver, il écrivit une oeuvre de Virgile en 1501. L'italique devint, par la suite, le signe de distinction des oeuvres humanistes. Le nombre de livres ne cessa d'augmenter de siècles en siècles et la technique resta la même, à part une légère amélioration, en 1820, de la presse à bras qui se mécanisa. En 1880 par contre, l'imprimerie fut innovée par Ottmar Mergenthaler et Tolbert Lanston qui inventèrent les machines à composer ; avec la technique de la linotype puis de la monotype, l'imprimeur tapait désormais directement son texte sur un clavier au lieu de le composer lettre par lettre ! C'est la machine qui commandait les matrices de cuivre et l'impression ne se faisait plus caractère par caractère mais ligne par ligne ; cependant la correction d'un seul caractère nécessitait de refaire toute la ligne ! Les journaux furent tirés de cette façon là jusqu'en 1965. Les associés Eugène Grasset et Charles Gillot mirent au point la photogravure avec le « gillotage » (procédé chimique), inventé au début du XIXe siècle ; il permettait d'imprimer une image sur une presse en relief en même temps que la partie texte, ce qui permit de publier près de 100 livres illustrés entre 1870 et 1900. Les ingénieurs français Moyroud et Higonnet présentèrent une nouvelle technique d'imprimerie en 1949 : la photocomposition. On peut désormais définir le style du texte ainsi que son corps ou sa police d'après une calculatrice qui calcule tous les espaces, entre les lignes et entre les mots ; cette machine envoie alors ces informations à un disque fonctionnant avec un flash et une caméra. Les caractères sont alors photographiés sur une surface sensible. Cette technique fut utilisée et modifiée jusque dans les années 1980 jusqu'à l'apparition de l'ordinateur qui mit fin à ces photocomposeuses, laissant place à la technologie qu'on connaît maintenant.

Date de création : 14/11/2006 14:18
Contributions de Chris
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