« Les Raisins de la colère »... une oeuvre intense et monumentale. Une ligne gravée dans l'histoire de la littérature. « A l'est d'Eden » : encore une nouvelle ligne... L'écrivain responsable de ces ouvrages n'est autre que l'Américain John Steinbeck. John Ernest Steinbeck III de son vrai nom est un Californien né à Salinas en février 1902, fruit de la passion entre un
trésorier d'origine allemande et une enseignante d'origine irlandaise. Il est mort soixante-six ans plus tard, en décembre 1968, à New York. Il est le troisième d'une famille de quatre enfants; il est le seul garçon. La vallée de Salinas l'amuse beaucoup quand il est enfant et adolescent : un paysage que l'on retrouve dans son oeuvre. John Steinbeck a pourtant une véritable passion : la
biologie marine, qu'il découvre à l'
université de Stanford... Mais l'anecdote veut que l'écrivain en germe qu'il est n'obtienne aucun diplôme supérieur. John Steinbeck avait soif d'autre chose. Il va quitter sa vie douce et tranquille de sa famille modeste pour rêver plus grand. Ainsi le Californien (du nord des Etats-Unis) s'en va sur la côte nord-est tenter sa chance dans la « grosse
pomme », à
New York. Nous sommes en 1925. John Steinbeck n'y restera pas longtemps. Un an plus tard il revient à Salinas – qu'il ne quittera plus jamais. Après avoir écumé la ville tentaculaire et pluvieuse à occuper des emplois mal payés, John Steinbeck décide de retourner chez lui, au soleil, avec déjà dans l'esprit de travailler à l'
écriture. Il lui faut toutefois un emploi. Il déniche un poste de régisseur d'un domaine sylvain en pleine montagne. Steinbeck y est au calme pour accomplir sa destinée. Sa vision de la littérature explore les personnages les plus modestes ou rejetés de la société américaine. John Steinbeck est un homme réaliste. Il parlera des Californiens qui travaillent la terre, de ceux qui triment à l'usine, des amérindiens mis au ban de la société, des immigrants, des syndicalistes... Une frange des partisans de « la belle Amérique » lui reprochera de ne pas voir « le bon côté » des
Etats-Unis. Il faut dire qu'il assiste en direct à « la crise 29 », crise financière due au crash de Wall Street et qui plonge le
Pays, puis le monde, dans la débâcle et la misère... C'est cette même année qu'il rédige « la Coupe d'Or », une fiction historique qui ne sera pas suivie... John Steinbeck se marie l'année suivante. Il publie avec acharnement trois
livres jusqu'en 1935, année où son père décède, un an après sa mère. C'est ainsi en 1935 qu'il écrit « Tortilla Flat », première de ses oeuvres qui rencontre un petit succès. En effet, le « Commonwealth Club of California » lui décerne une médaille d'or pour ce recueil d'histoires humoristiques. Le
Travail et la chance faisant, le vent tourne pour John Steinbeck. Les choses deviennent sérieuses pour l'écrivain. En 1936, il écrit un roman, « En un combat douteux » autour d'une dramatique grève syndicale inspirée par « La Grande
dépression » puis sa première oeuvre importante en 1937 : « Des Souris et des hommes ». Ce dernier raconte l'histoire simple et tragique de deux hommes, dont le premier est simplet mais d'une force monumentale et le second un homme ordinaire. Le second sera forcé de tuer le premier pour lui éviter une fin encore pire... Le roman fait sensation et John Steinbeck en écrit une pièce de
théâtre aussitôt. En 1939 un premier film l'adapte au cinéma puis un second est tourné en 1992 – c'est dire l'importance et la qualité du livre ! Mais John Steinbeck n'a pas encore livré le meilleur de lui-même ! En 1938, il produit le chef-d'oeuvre de sa carrière littéraire : « Les Raisins de la colère » ou l'histoire des Joad, une
famille brisée par la crise de 29, qui quitte son
Oklahoma natal pour le « rêve » de la
Californie – où ils finissent par être exploités et vivre dans une misère des plus grandes... Le roman agit comme un pavé dans la mare, s'attirant tant les foudres des partisans de « l'American way of life » que les applaudissements des critiques des méthodes capitalistes. John Steinbeck reçoit ainsi la consécration en 1940 en recevant le Prix Pulitzer ! Le réalisateur John Ford réalise la même année l'adaptation cinématographique, avec Peter Fonda au
casting et remporte, lui aussi, plusieurs oscars. Roman comme film frapperont considérablement les esprits. Les années qui suivirent lui permettent de vivre plus aisément. Mais ses ouvrages ne retentissent pas autant. Toutefois, il écrit en 1952 « A l'est d'Eden » (l'histoire dramatique de deux familles, transportée en 1955 à l'écran par Elia Kazan, avec
James Dean et récompensé par un Golden Globe puis la Palme d'Or à
Cannes) et en 1962 un livre jugé moyen mais qu'on lui récompense... par le
Prix Nobel de Littérature, plus pour la dimension sociale de son Oeuvre que pour la qualité de ce
livre. John Steinbeck meurt d'
artériosclérose. Dans sa vie il eut trois épouses et deux fils.
Date de création : 14/11/2006 19:44
Contributions de Jonathan

John Steinbeck
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