Le don d'organes, pourquoi faut-il en parler ? Parce que chacun est libre de faire part de sa position à sa famille en matière de don ou de greffes d'organes, et que la volonté du défunt prime sur toutes les autres ainsi le veut la loi française. Mais beaucoup d'entre nous n'osent pas aborder le sujet, et faute de communication de nombreuses familles se retrouvent dans une
situation délicate lors d'un
deuil brutal, et ne peuvent pas répondre ni décider au nom de leur être cher qui vient de disparaître. C'est pour cela que le choix du don d'organes doit être connu de nos proches, que l'on soit d'accord ou non, il faut respecter les volontés du disparu pour que ceux-ci puissent témoigner avec l'esprit serein , « au cas où ». Alors pourquoi donner ? Pour tout simplement permettre de redonner vie à un organe malade ou défaillant, en greffant un organe sain prélevé sur un
décès récent, en 2005, 12500 personnes ont du avoir recours à la
transplantation d'organes pour pouvoir continuer à vivre ou du moins mieux vivre, mais hélas ce nombre croisse d'année en année par le fait que nous avons une durée de vie plus longue, mais surtout par le manque de greffons. La plupart des greffons proviennent de personnes décédées en état de mort cérébrale et se trouvent le plus souvent dans un service de réanimation sous respirateur artificiel. Ainsi sur 2805 personnes recensées en état de mort encéphalique, 1371 ont subis des prélèvements ne sachant même pas si la personne décédée était favorable ou pas au don de ses organes ou de tissus. C'est pour cela que la famille hésite parfois quand une
infirmière, ou un médecin à l'hôpital lui propose un prélèvement et cela parce que parler de la mort fait peur. Les organes ôtés sur ces personnes sont : le
foie, le rein, le coeur, poumons, pancréas, intestin, mais des tissus comme la cornée par exemple sont également greffées, quand à l'âge du donneur il n'y a pas vraiment de minimum, sauf bien sûr si le donneur est mineur les parents devront donner leur consentement par écrit pour le don en vue d'une greffe. Par contre chez les personnes de plus de 60 ans le coeur est rarement prélevé, mais les autres organes peuvent l'être. Le principe du consentement est, qu'après la mort chaque personne est considérée comme consentent au don d'organes en vue d'une
greffe, sauf si celle-ci s'y est opposée lors de son vivant, car la loi nous donne la liberté de choisir personnellement. Donc, en cas de mort brutal, le
médecin va demander à la famille si le défunt était d'accord ou non pour donner un ou plusieurs de ses organes. Il faut considérer que le
don d'organes est un acte de solidarité et de générosité et d'une gratuité totale, car toutes rémunérations demandées en échange d'organes est sévèrement punies par la loi. L'anonymat est totale, qu'elle provienne du donneur, ou du receveur, mais par contre la famille du donneur, peut, si elle le désire être informée sur les organes qui ont été prélevés et avoir les résultats sur les greffes effectuées avec ceux-ci. Alors d'accord ou pas, mieux vaut prévenir nos familles et en parler entre nous, afin de savoir en cas d'accident brutal si oui ou non le défunt voulait faire un don ou si il était contre de son vivant. Si vous voulez aborder le sujet avec votre
famille, vous trouverez des brochures dans les hôpitaux et les associations tel que « l'Agence de la biomédecine » à
Paris qui vous expliqueront et vous informeront sur les dons d'organes. Alors donneur ou pas parlez en à vos proches.
Date de création : 27/11/2006 18:48
Contributions de Sabine
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