L'histoire de l'usage des eaux guérisseuses est très ancienne, et déjà bien avant que les romains en fassent une
médecine, les cures thermales étaient connues. Mais l'histoire du thermalisme n'est pas celle des stations de détente et de loisirs qui se sont greffées autour de la source, la fréquentation des eaux a,
jusqu'au 19ème siècle, été accompagnée de vives croyances mystiques et religieuses. Le
tourisme qui complète toute cure thermale date sans doute du 17ème siècle avec les « Sources châtelaines » grâce auxquelles les seigneurs locaux trouvaient l'occasion de louer des chambres dans leurs demeures, de vendre le couvert, fort cher aux curistes soucieux de ne pas prendre les eaux avec la foule. C'est en Grande Bretagne, à Bath, près de Bristol, que naquit réellement le thermalisme aristocratique, puisque la plus grande partie de la cour quittait
Londres en été pour y mener une vie très mondaine, souvent sans se soucier des bains. Bath créa la grande fonction sociale de la ville d'eau avec les promotions de haut rang, un urbanisme copié à
Vichy, Aix et Spa, dans un style néo classique avec casino,
théâtre, parc et
hôtel de grande tenue. Et surtout, avec une saison, les baigneurs ne restant qu'entre quinze et vingt et un jours. Au cours de la 1ère moitié du 20ème siècle, il était de bon ton d'aller en cure à l'étranger. Les stations de
France ont été ainsi délaissées par une élite et les installations se sont vite dégradées. Mais le fait de lier les bains à la détente reste encore encré aujourd'hui. De même que certaines activités se sont démocratisées, la cure thermale, grâce à la
sécurité sociale s'est de puis 1946, ouvert à tous, et l'on ne fait plus la différence entre les malades riches et les malades pauvres, comme à Barèges, avant la 1ère guerre où l'eau que servait à doucher les « premières » était utilisée aux douches des « secondes » puis des « troisièmes ». L'évolution des thérapeutiques a également contribué à relancer une activité tombée en désuétude :
massages, bains de vapeur,
thalassothérapie, boue, inhalation et autres jets. Enfin, outre réel effort de nombreuses municipalités, l'action publicitaire de certaines
eaux minérales embouteillées (Contrex,
Vittel, Saint Amand...) ont permis aux centaines de sources françaises de connaître un regain certain. Chaque station a ses vertus particulières est seul un
médecin peut prescrire un séjour approprié. Il est des villes d'eaux très connues, il en est d'autres moins célèbres. Toutes (même la citadine Enghien
les bains près de
Paris), offrent des possibilités de promenades tranquilles, de loisirs, de distractions, d'hébergement de qualité. Certaines peuvent souvent être le point de départ de la découverte d'une région très agréable. La majorité des stations françaises se trouve en
Auvergne, dans les Vosges, au bord des
Alpes, le long des
Pyrénées ou en
Normandie. Mais il en est également en
Corse, en
Provence, en
Bretagne et dans le
Nord. Les stations de cure marine (Quiberon, le Touquet,
Biarritz) offrent les mêmes possibilités. Une
cure thermale dure généralement trois semaines. Il est recommandé de prendre les eaux assez loin du domicile, dans une saison agréable et de prolonger le traitement par quelques jours de détente sur place.
Date de création : 27/11/2006 22:00
Contributions de Chantal

Le thermalisme
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