C'est en 1611 alors que l'accusée se retrouve « exemptée » de son propre procès, ceci à cause de son rang, que l'histoire criminelle la plus horrible du XVIIe siècle va être exposée au grand jour, par les aveux de ses complices. Car à cette époque des centaines de jeunes demoiselles, ainsi que des femmes originaire de
Hongrie sont
tuées de manières effroyables sur l'ordre de la personne la plus importante du pays, la comtesse Erzsebeth Bathory. Mais en ce temps la on ne pouvait pas condamner une personne de haut rang, c'est ce qui l'a sauvé de
la mort d'ailleurs, mais Erzsebeth eût comme peine capitale le droit de vivre emmurée dans son château de Csejthe, en
Slovaquie.C'est fin décembre 1610 que cette affaire commence, un cousin d'Erzsebeth Bathory, le comte Thuro, qui de plus est un grand officier de la Justice en
Hongrie, ainsi qu'un pasteur, entendent « des bruits qui se répandent dans le pays et ils décident de s'y rendre afin d'y faire une simple inspection. Le comte et le pasteur sont escortés par les gardes et descendent visiter les souterrains sombres du château à l'aide de torches. Là ils feront une découverte macabre, car ils découvrent dans un trou, des corps de jeunes filles nues et mutilés. Accrochée sur une porte le comte s'aperçoit qu'il y a également une fille, les mains et les pieds sont attachés mais elle a les chairs découpées, les seins entièrement lacérés, ainsi que des touffes entières de
cheveux arrachés. Dans un coin deux autres sont sur le sol étendues et agonisantes. Ils poursuivent leur inspection et à la grande surprise de tous, ils se trouvent dans la salle des tortures et se rendent compte que les instruments de tortures sont gluants de sang frais. Des complices d'Erzsebeth Bathory sont arrêtés, un nain du nom de Friczco, une
nourrice d'un certain âge, une lavandière, ainsi qu'une de ses servantes. Le procès de ces barbares commence le 2 janvier 1611, au château de Bisce, qui est la propriété du comte Thurzo, s'y trouveront : vingt juges et Mathias II représentant du roi, certains d'entre eux ne voudront même pas entendre le récit de ces horreurs qui duraient depuis plus de six ans. Erzsebeth Bathory est belle, mais elle a hérité des perversions et de tares nerveuses qui lui viennent de sa
famille, en effet elle a une peur obsessionnelle de vieillir, et pour en retarder les effets, elles se fait apporter des philtres qui auraient des soi-disant vertus magiques. Mais quand la comtesse Erzsebeth atteint l'âge de la maturité, elle ne supporte plus la vue de jeunes filles belles et saines, cela lui devient insupportable et lui déclenche des crises de fureur sanguinaire. Des actes plus cruels les uns que les autres. Puis vont suivrent les premiers crimes et bien d'autres meurtres encore, car petit à petit, Erzsebeth Bathory va se convaincre que ces créatures jeunes et belles lui rendront sa jeunesse si elle utilisait leur sang, un désir cruel et sadique d'une terrible violence s'installe en elle.La comtesse Erzsebeth Bathory avait des brodeuses qui travaillaient pour elle, elle les piquaient très fort et prenait un malin plaisir à regarder le sang couler, il a été dit que son mari aurait bénéficié de cette « complicité », car la comtesse aurait prise une de ses proches parentes qu'elle aurait enduite de
miel et soumise aux morsures des fourmis, ceci devant les yeux du comte Bathory. En 1604, elle demande à des vieilles femmes d'aller recruter pour elle des jeunes filles dans les villages alentours, la folie perverse d'Erzsebeth Bathory n'a plus de limite. Erzsebeth commencera par les affamer puis elle les saignera lentement en prenant plaisir de leur coudre la bouche pour éviter que ces pauvres filles ne crient, une fois vidée de leur
sang Erzsebeth Bathory se plonge dans un bain rouge, chaud et gluant. Rien de ses horribles tortures ne sera divulgué pendant des années, alors que le comte et sa
fille sont au courant ceux ci préfèrent prendre la fuite et quitter le château plutôt que d'aller dénoncer cette folle sanguinaire. Etrangement le silence est une règle d'or dans ce
Pays sombre : car même si les paysans sont inquiets pour leurs femmes, même s'ils ont perdu une enfant ils se taisent malgré tout. Mais un jour un jeune homme perd sa fiancée, puis va porter plainte à la cour de Presbourg il demande une enquête, le comte Thurzo ayant compris que les rumeurs s'avéraient vraies, s'en va alerter le roi Mathias II en personne et il fera mener un enquête. Erzsebeth Bathory est mise aux arrêts alors qu'elle essayait de s'enfuir pour la Transylvanie. Au procès les questions seront : Quelles étaient les tortures infligées aux jeunes filles ? Les vieilles femmes qui recrutaient pour la comtesse répondront : « Nous attachions les mains et les bras très fort avec du fil de
Vienne, nous les battions à mort jusqu'à ce le corps devienne noir comme le charbon et que la peau éclate sous les coups. Ensuite les doigts étaient sectionnés à l'aide d'une cisaille. La comtesse regardait mourir ses pauvres filles en jouissant de leurs terribles souffrances. Elle payait bien plus les servantes qui avaient fait subir les pires tortures avec « talent » et l'un des supplices le plus odieux était de mettre entre les jambes des jeunes filles du papier imbibé d'huile et d'y mettre le feu. Ils seront interrogés cinq jours de suite, puis vient le verdict : les servantes seront brûlées vives car elles seront considérées comme « sorcières », leurs doigts seront arrachés à la pince avant. Le nain Dorko se fera couper la tête. Mais Erzsebeth connaîtra une fin bien plus atroce, lente et discrète elle sera condamnée dans son
château isolée et dans l'oubli total en haut d'une tour,aux portes et aux fenêtres murées, elle n'aura qu'un peu d'eau et de la nourriture passé par un petit trou dans le mûr. Elle meurt le 21 août 1614.
Date de création : 28/11/2006 03:45
Contributions de Sabine

Erzsebeth Bathory
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