C'est au coeur de sa Provence natale que Jean Giono a vécu toute sa vie. Né à Manosque en 1895, l'écrivain a basé l'essentiel de ses ouvrages sur cette région qu'il aimait tant. D'origine modeste, Jean Giono a du quitter l'école en seconde alors que ses parents avaient besoin de lui pour les aider financièrement. C'est dans une banque qu'il commence ses premières armes de
travailleur. Il y restera jusqu'en 1929 mais l'a quitté pour participer à la
Première Guerre Mondiale dont il sera profondément marqué. Le
Bataille de Verdun au cours de laquelle il perd beaucoup de ses compagnons, le pousse à devenir plus que jamais pacifiste. Après la guerre en 1920, il épouse une institutrice de Manosque, Elise Maurin. Son père mourra à cette période. Son premier recueil de vers, Accompagnés de la Flûte, sort en 1924. Puis il se met à l'écriture de Colline et de Un de Beaumugnes qui sortiront respectivement en 1929 puis en 1930. Très vite, les deux ouvrages connaissent le succès. Ce sont les deux premiers opus de la Trilogie de Pan, dont Regain est publié en 1931. Fortement ancrée dans la tradition régionale, ce dernier volet relate l'
histoire de la renaissance d'un village, Aubignane qui se dépeuplant peu à peu va finalement retrouver vie grâce à Panturle et à Mamèche. Le début des années trente est également marqué par sa démission de son emploi à la
banque de Manosque. Jean Giono décide alors de se vouer à l'écriture dans une maison qu'il vient d'acquérir au coeur de sa chère
Provence. Proche de la nature, de la terre et des hommes qui la peuplent et la cultivent, Jean Giono montre les rapports humains tout en essayant de les comprendre. Il se tourne vers l'
écriture du
théâtre avec Le Bout de la route (1931) et Lanceurs de graines (1932).
Notons que Giono est un ami fidèle de
Gide, Paulhan et Guéhenno.
Tout d'abord proche des communistes, il publie des manifestes pacifiques. Puis se détourne de ces idées. Il sera néanmoins au début de la Seconde Guerre Mondiale, emprisonné pour ces textes. C'est suite à cet épisode qu'il traduira Moby Dick de Melville. Un court séjour en prison se reproduira après la guerre mais au même moment, on l'exclu du Comité national des écrivains qui le prive de toute parution durant trois années. Il met alors à profit cet écartement pour écrire encore et toujours. Mais avec plus de puissance mais surtout de rancune. Il devient alors profondément humaniste même si il n'en n'oublie pas moins de dépeindre la nature comme il l'a toujours fait. En 45, il débute le « cycle du hussard » dont fait partie Mort d'un personnage, Le hussard sur le toit, Le bonheur fou et Angelo tous publié entre 1949 et 1958. Jean Giono est consacré par son élection à l'Académie
Goncourt en 1954. Remarquons qu'il écrit également des chroniques, des articles pour des journaux locaux et se tourne vers le cinéma.
Pagnol a adapté Regain, Jean le Bleu alors intitulé pour le
cinéma La femme du Boulanger. Il écrit en 58 le scénario de L'eau vive. L'auteur s'éteint le 9 octobre 1970 suite à une crise cardiaque.
Date de création : 29/11/2006 10:26
Contributions de Julie Dumez

Jean Giono
Il y a environ 6 mois, Aquadesign publiait cet article :
Wahou!Impressionant!Quel talent...