Elle s'appelait avant de voir le jour « Canal 4 », mais on l'a baptisée finalement « Canal Plus » ou « Canal+ ». « Canal+ » est née sous l'impulsion de
François Mitterrand, en 1982 et grâce à l'investissement financier d'hommes politiques de gauche, de professionnels des medias et d'investisseur. C'est un proche collaborateur de
président Mitterrand, André Rousselet, qui devient président de « Canal+ » en novembre 1984 (il restera en fonction jusqu'en 1994) et qui le 4 novembre, actionne lui-même l'émission de la quatrième chaîne nationale, douze ans après la mise en service de «
france 3 ». « Canal+ » est une chaîne française mais qui s'inspire de l'Amérique et notamment du réseau audiovisuel HBO – « Home Box Office » est un réseau de chaînes télévisées privées, « à péages » donc cryptées si l'on n 'achète pas l'abonnement de décryptage. Comme son nom l'indique, HBO propose le meilleur des séries télévisées à succès et des blockbusters du cinéma. C'est ainsi HBO qui a mis sur le marché les séries « Band of Brothers », « Les Soprano », «
Sex and the City », « Rome », « Six Feet Under »... Comme HBO donc, « Canal+ » cherche à se distinguer des chaînes concurrentes. « Canal+ » va s'orienter sur les sorties récentes du cinéma et diffuser des séries télévisées américaines en vogue et de qualité, comme en propose HBO ! Mais « Canal+ » connaît des débuts difficiles. On ne lui laisse pas vraiment le choix, elle doit s'adapter technologiquement et utiliser le plus récent des matériels – ce que ne détiennent pas tous les foyers mais seulement les plus aisés ! De plus, son décodeur censé décrypter son « péage » est facilement contournable et les abus sont nombreux : rapidement, « Canal+ » se trouve en déficit ! Par ailleurs, la
Politique s'en mêlant, en 1985 apparaissent deux chaînes elles aussi privées, mais non payantes : « La Cinq » et « TV6 ». « Canal+ » se retrouve donc débordée. La quatrième chaîne de télévision française développe alors fin 1986 des temps « en clair », constituées essentiellement d'émissions impertinentes et de magazines de divertissement qui font son « esprit » (« Nulle Part Ailleurs », « Les Nuls » et « Les Guignols de l'Info » deviennent rapidement des émissions cultes) afin d'attirer plus d'abonnés... et d'annonceurs publicitaires : la recette fonctionne et la chaîne renfloue ses pertes. « Canal+ » mise également sur le sport, comme la
boxe, le
basket-ball américain et d'autres sports dont on voit en général très peu de retransmissions à la télévision, mais surtout, le football, avec les plus grands matches nationaux et internationaux ! On se divertit donc avec « Canal+ », on aime le
sport et on apprécie les nouveautés audiovisuelles du
cinéma et de la
Télévision... mais aussi, la pornographie ! Chaque mois, « Canal+ » passe la vitesse supérieure, présentant un « journal du Hard » commentant l'actualité de ce
cinéma parallèle puis un film sans censure (pour ceux qui ont le décodeur !) sur le sujet – contrairement aux « films à papa » des autres chaînes... « Canal+ », c'est aussi du politiquement incorrect ! En 1987, « Canal+ » lance Canal+ Productions, sa filiale de productions de films (qui prendra vite le nom de « StudioCanal ») et en quelques années, s'impose comme l'une des principales compagnies au monde en terme de productions cinématographiques ! Finalement, en 1990, « Canal+ » développe un chiffre d'affaires impressionnant se comptant en milliards : la vapeur a été inversée ! Dans cette décennie, « Canal+ » devient un groupe tentaculaire, « Le Groupe Canal+ », ouvrant des filiales partout en
Europe et multipliant la création de nouvelles chaînes thématiques. Mais en 1999, l'arrivée du groupe intercontinental Vivendi (qui fusionne avec Universal en 2000) change la donne et rachète petit à petit le Groupe Canal+... Tous deux vont alors sombrer dans les bas-fonds financiers et perdre beaucoup d'argent.
Date de création : 29/11/2006 22:11
Contributions de Jonathan
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