« Le Nouvel Observateur » (ou le « Nouvel Obs' » comme on le surnomme) est un magazine d'information généraliste à publication hebdomadaire. « Le Nouvel Observateur » est un des titres de presse des plus lus et connus de France. C'est une vieille histoire que celle du « Nouvel Obs' ». En effet, cela commence dans les années 50 quand d'anciens
journalistes de la résistance décident de créer un « Observateur Politique, Economique et Littéraire ». Ils sont quatre, dont un de l'Agence France-Presse et un de « Combat », un magazine de gauche né sous la Résistance. Ce nouvel hebdomadaire destiné à l'élite et à la culture en général fait alors vingt-quatre pages et le premier exemplaire sort des presses rotatives le 13 avril 1950. Mais son nom est trop long, même s'il décrit bien ce qu'il représente ! Il devient ainsi en 1953 « l'Observateur aujourd'hui », puis un an plus tard, « France Observateur ». Le ton des années cinquante est polémique et le magazine titre souvent en grosses lettres les injustices et déviances de l'Etat. Pourtant, il séduit et cent mille exemplaires sortent chaque semaine de l'imprimeur. Malgré cela, la France a toujours connu des difficultés financières dans le domaine des publications de
presse et le journal en connaît aussi. En 1960 « France Observateur » va assez mal et régulièrement l'hebdomadaire demande des réinjections d'argent afin de ne pas flancher. Face à ces difficultés, le journaliste et
écrivain Jean Daniel (ancien du journal « L'Express ») s'associe à Claude Perdriel, qui l'avait longuement pressé, en 1964 afin de tout redéfinir et prendre en mains. Claude Perdriel vend tout ce qu'il possède et rachète la plus grosse part : le Groupe Perdriel est né et « Le Nouvel Observateur du Monde » également. Une nouvelle équipe rédactionnelle est constituée, une nouvelle ligne éditoriale retracée. « Le Nouvel Observateur » se veut à l'avant-garde et proche des gens, à l'affût des nouvelles tendances, en somme, un reflet sociologique,
Politique et culturel de la
France ! Et la recette est la bonne puisque dix ans plus tard, le
magazine édite à quatre cents mille exemplaires ! Malheureusement, le cercle est vicieux, les temps changent et « Le Nouvel Observateur » manque encore de fonds, en 1984. Claude Perdriel réinjecte de nouvelles sommes d'argent et « Le Nouvel Observateur » prend un nouveau visage : il sera désormais plus axé sur la vie urbaine – notamment celle de
Paris – et sur le sensationnel des faits divers vu par la lorgnette des reportages. « Le Nouvel Observateur » a désormais la peau d'un « news
magazine » ! Un cahier économique puis un cahier
cinéma (comme le journal «
Le Monde ») s'insèrent quelques temps après dans ses pages et finalement... dix ans plus tard, les efforts ont payé et « Le Nouvel Observateur » est le premier dans sa catégorie en nombre d'exemplaires vendus, devant « L'Express » ! En 1999, « Le Nouvel Observateur » devient accessible sur
Internet et en 2003, chaque région de diffusion se voit doter d'un supplément consacré à elle ! « Le Nouvel Observateur » est aujourd'hui l'un des rares media papier en bonne santé.
Date de création : 29/11/2006 22:22
Contributions de Jonathan

Le Nouvel Observateur
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