Jean-Pierre Chevènement est né le 9 mars 1939 à Belfort, ses parents sont tous deux instituteurs. Il suit des études brillantes puisqu'il est diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris et aussi de l'ENA (
Ecole Nationale de l'Administration) en 1965. C'est lors de ses études qu'il rencontre
Lionel Jospin et Jacques Toubon. Il adhère à la Section française de l'Internationale Ouvrière (SFIO) en 1964 qui se transformera plus tard en PS (Parti Socialiste). Il devient d'ailleurs Secrétaire National du Parti Socialiste en 1971 dont il est l'un des fondateurs, pour quatre ans, puis en 1979 il devient Membre du bureau exécutif et du comité directeur du PS en 1986 jusqu'en 1993. Aux débuts du Parti Socialiste existait pourtant le CERES : Centre d'Etudes, de Recherches et d'Education Socialiste, un des courants fondateurs du Parti Socialiste. Ce même CERES donnera lieu à la naissance du Mouvement des Citoyens (MDC) qui s'est séparé des socialistes en 1991, suite à la guerre du Golfe et au Traité de
Maastricht. Pendant toute sa vie politique, Jean-Pierre Chevènement aura eu également des mandats locaux et régionaux puisqu'il fut Conseiller régional de Franche-Comté, adjoint au maire de Belfort, député en 1973. Il accompagne François Mitterrand lors de l'élection présidentielle de 1981 et rédige le programme socialiste. Cette même année, il est élu Président du Conseil régional de
Franche-Comté. Avec la victoire de
François Mitterrand, Jean-Pierre Chevènement est nommé Ministre de la Recherche et de la Technologie. Il démissionne deux ans après, étant contre le « virage à droite » du Socialisme au pouvoir. En 1983, il est élu
maire de Belfort et sera sans cesse réélu à ce poste. Décidément on ne peut pas se passer de lui puisqu'il est nommé Ministre de l'Education Nationale puis Ministre de la Défense en 1988. Contre l'engagement de la
France en Irak, Jean-Pierre Chevènement démissionne le 29 janvier 1991. Toujours député, il quitte vraiment le Parti Socialiste pour prendre la tête du Mouvement Des Citoyens (MDC) en 1993. Personne ne peut décidément se passer de lui puisqu'il est nommé Ministre de l'Intérieur en 1997. A ce poste il aura instauré l'asile territorial pour les réfugiés politiques, des simplifications des règles de la naturalisation, créé la police de proximité... En septembre de l'année suivante, Jean-Pierre Chevènement est opéré pour des calculs biliaires au Val-de-Grâce. Victime d'une allergie aux produits anesthésiques, il est plongé dans le coma pendant 8 jours. Sa guérison est qualifiée de « miraculeuse ». Il poursuit sa route et est de nouveau député de Belfort en 2000. Il a démissionné (une nouvelle fois) du gouvernement pour protester contre les mouvements nationalistes
corses (les accords Matignon). Il se présente à l'élection présidentielle de 2002 et obtient 5,33 % des voix en 6me position derrière
Arlette Laguiller. Il crée alors le Mouvement Républicain et Citoyen ou MRC. Jean-Pierre Chevènement se prononce contre la Constitution européenne en 2005. Récemment, il a annoncé sa candidature à l'élection
présidentielle de 2007. On relève de lui quelques phrases : « Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne. » 1983. « Le ministre de l'Intérieur, c'est la femme de ménage du gouvernement. ». Jean-Pierre Chevènement est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages traitant essentiellement de
Politique.
Date de création : 30/11/2006 18:41
Contributions de Catherine

Jean-Pierre Chevènement
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