« Il n'y a qu'un problème philosophique vraiment sérieux : celui du suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d'être vécue, c'est répondre à la question fondamentale de la philosophie » écrit Albert Camus dans son livre « Le Mythe des Sisyphe », publié en 1942. Toute la pensée de l'écrivain français de l'existentialisme – philosophie dont
Jean-Paul Sartre fut le héraut - tourne autour de l'idée de l'absurdité de la vie, du fait que la vie n'a aucun sens que celui qu'on lui donne, qu'elle n'a aucune direction et que Dieu brille par son absence... Comme les philosophes de sa génération et de ce courant de pensée, Albert Camus est en révolte contre un monde qui n'a pas de sens, n'a pas de vie. Contre toute attente, sa vision lucide lui fait au contraire tout aimer de la vie. « L'absurde naît de cette confrontation entre l'appel humain et le silence déraisonnable du monde » dit-il encore dans « Le Mythe des Sisyphe ». Albert Camus est ainsi qu'on le constate, encore aujourd'hui, un écrivain majeur de la littérature française du siècle passé. Il l'est tout autant pour la littérature mondiale et Albert Camus est un nom que l'on retrouve souvent, notamment dans les noms d'établissements scolaires. Même s'il n'a vécu que quarante-sept ans, de sa
naissance le 7 novembre 1913 à Mondovi en Algérie (sur la côte est) à sa
mort le 4 janvier 1960 à Villeblevin (dans l'Yonne), Albert Camus a profondément marqué de sa vision et de son esprit les intellectuels de son siècle... comme les gens de l'ordinaire ! Son écriture est pétrie de philosophie, d'une pensée noire, sombre et réaliste qui ose mettre l'être humain en face du vide de son existence : de son absurdité. Albert Camus ne connaîtra pas son père, qui meurt lors de la
Première Guerre Mondiale lors de la bataille de la Marne... L'enfant qu'il est suit une scolarité ordinaire à Alger, chez sa grand-mère, avec sa mère et son frère Lucien. Tout se déroulera bien jusqu'à sa rencontre avec le professeur réputé Jean Grenier, un écrivain et philosophe d'importance pour son époque. Jean Grenier lui fait découvrir le
philosophe Friedrich Nietzsche. Albert Camus est frappé par toute cette philosophie très puissante. Il découvre également le théâtre, qui le passionne : il écrira son premier ouvrage, une pièce donc, « Révolte dans les Asturies », en 1936 à vingt-trois ans, alors qu'en 1932 paraissaient ses premiers écrits dans la presse. Grâce à l'un de ses autres professeurs qui le pousse à passer un concours pour l'obtention d'une bourse d'études, Albert Camus s'efforce de vaincre la pauvreté de
la famille et réussit l'épreuve. Il part donc en
France métropolitaine après son baccalauréat et suit des études de lettres spécialisation philosophie, qu'il réussit avec brio. Désirant enseigner en
université, Camus tente le concours de l'agrégation mais la tuberculose se déclare et il ne peut passer les épreuves... Albert Camus retourne donc en
Algérie avec un diplôme de licence, et travaille à l'écriture de son premier ouvrage d'importance : l'essai philosophique « L'Envers et l'endroit » en 1937. Il fonde alors un théâtre à
Alger. Mais ses écrits dérangent et Albert Camus est contraint en 1941 de rejoindre la métropole, et de travailler dans un journal. Puis en 1942 sont publiés l'essai « Le Mythe de Sisyphe », et le roman, « l'Etranger ». En 1944, il clôt cette quadrilogie centrée sur l'absurde avec les pièces «
Caligula » et « Le Malentendu ». Résistant, il devient directeur de la revue « Combat » en 1943. En 1947 paraît son oeuvre la plus connue, « La
Peste », un magnifique roman sur un huit clos dans la ville algérienne d'
Oran. Le livre sera récompensé du prix de la Critique. S'ensuivront des essais, des romans et pièces de
théâtre d'une autre importance, mais dont l'impact n'aura pas la force des écrits précédents. Pour son oeuvre, il a été récompensé d'un
prix Nobel de littérature en 1957. Albert Camus est décédé d'un
accident de voiture en 1960.
Date de création : 30/11/2006 20:06
Contributions de Jonathan

Albert Camus
Il y a environ 6 mois, Aquadesign publiait cet article :
J'ai lu L'étranger lorque j'étais au collège et j'ai beaucoup aimé. je compte prochainement me lancer dans La peste