John Griffith Chaney est autrement plus connu sous le nom de Jack London ! L'auteur de « Croc Blanc » et de « L'Appel de la Forêt » (nommé aussi « L'Appel Sauvage ») est aujourd'hui un écrivain majeur de la littérature anglo-saxonne, mais aussi mondiale, et il n'est pas rare que l'un de ses deux
livres les plus renommés
soient demandés d'être lu pendant la scolarité. « Croc Blanc » est un roman puissant, qui marque généralement de par ses symboles. Jack London – on l'appelait Jack, car son père s'appelait John lui aussi – eut une vie courte, vécut une enfance dans la misère, parcourut le monde, fit des métiers éprouvants tant pour le corps que pour l'esprit... par ailleurs, il écrivit beaucoup, bien que sa vie fut brève. En somme, Jack London consuma sa vie par les deux bouts, la vivant avec intensité. Sa vie elle-même devint légende, Jack London a vécu cette époque où tout est possible, où l'on peut parcourir le monde avec trois fois rien en poche comme un aventurier et devenir un citoyen mondialement connu. Toute son oeuvre traite de la survie, de l'hostilité de l'
environnement (tant naturel qu'urbain !) et de sa philosophie d'homme de gauche. Jack London eut donc une vie pour le moins extraordinaire. Tout d'abord, il n'est pas reconnu à sa
naissance par son père, un astrologue ambulant du nom d'Henry Chaney, le 12 janvier 1876 dans la mégapole de San Francisco. Sa mère, Flora Wellman, professeur de
musique, tombe ensuite amoureuse d'un homme qui deviendra son beau-père adoptif : John London, un ancien marchand... John London junior devient donc « Jack » London. Très jeune, il doit travailler et très vite, il comprend que sa vie sera dure et semée d'embûches. Jack London a six ans quand il travaille dans une fabrique de conserve puis un peu plus tard, le garçonnet devient pilleur d'
huîtres, à bord d'un bateau. C'est aussi à cette époque que Jack London, qui ne va donc pas à l'école, découvre malgré tout les
livres pour lesquels il se passionnera ensuite. A seize ans, Jack London quitte
San Francisco pour s'engager dans une aventure qui le mènera au Japon, où il chassera les phoques – il en tire son premier texte « Un
typhon au large du Japon », qui sera récompensé ! De retour en Amérique, Jack London vagabonde dans tous les Etats-Unis et le Canada – il ne sait pas tenir en place, a besoin de découvrir, mais aussi d'argent ! Entre temps, Jack London devient socialiste quand il prend parti pour les ouvriers grévistes (il tiendra des positions très critiques envers la société et sera un bon moment très mal jugé) et entre à l'
université de Berkeley (
Californie), s'étant formé seul à la
lecture et à la philosophie. Néanmoins, il abandonne les bancs de la faculté en 1898, car sa pauvreté ne lui permet pas de vivre convenablement – aussi, il participe à la ruée vers l'or de la rivière canadienne Klondike. C'est au contact des trappeurs, des chercheurs d'or et des amérindiens d'origine qu'il trouve son inspiration livresque. Il creusera toutefois peu, car le scorbut le rend très malade. De cette expérience intense, il en fera un roman qui lui vaudra une certaine notoriété et lancera véritablement sa carrière : « Le fils du Loup », paru en 1900. Les seize années qui suivront seront très riches en écriture pour Jack London et en expériences diverses. Il se mariera et aura deux enfants pendant ce changement de siècle : mais sa mère rend son ménage impossible et Jack London
divorce. Il se marie ensuite à une
journaliste avec qui il terminera sa vie. En 1901 il essaie de devenir
maire d'Oakland – sans succès. En 1902 a lieu un véritable choc pour Jack London : à
Londres, il découvre les ravages du libéralisme économique, les innombrables sans-abris dans les rues et la misère des bas-fonds de la capitale. Pendant trois mois, il devient clochard et vit avec cette population rejetée. En 1903 sort donc un roman-témoignage « Le Peuple de l'abîme » suivi de « L'Appel de la forêt », qui sera un énorme succès et lui vaudra gloire et fortune ! En 1904, « Le Loup des Mers » est lui aussi une victoire contre la pauvreté, rapidement gonflée par l'inestimable « Croc Blanc » en 1906. Juste avant, Jack London fut correspondant de guerre en Corée pour la
Russie, mais le
Japon, adversaire, l'expulse en juin. En 1907, Jack London possède un bateau avec lequel il fait le tour du monde. Il est hospitalisé à Sydney où il termine « Martin Eden ». Il rentre en
Californie, puis s'occupe d'un ranch qu'il a acheté, avant de refaire le
Tour du Monde. Jack London sera encore correspondant de guerre, mais mourra apparemment de prise d'
alcool et de
médicaments le 22 novembre 1916.
Date de création : 03/12/2006 17:24
Contributions de Jonathan

Jack London
Il y a environ 6 mois, Aquadesign publiait cet article :
j'avais entendu sur europe 1 qu'il était peut-être mort du lupus (ce qui est plutôt ironique...)