Le Vénézuéla fait souvent la une de nos journaux. Ce pays du Nord de l'Amérique du Sud, qui compte plus de 26 millions d'habitants pour une superficie de 916 455 km2, a en effet à sa tête l'un des trublions politique les plus actifs aujourd'hui : Hugo Chavez. Ancien militaire de carrière, l'homme est actuellement
président de la république bolivarienne et fédérale du Vénézuéla. Il a pour ambition d'emmener le Vénézuéla dans une révolution socialiste et anti-impérialiste. Son action s'inspire, en parti, de l'idéal du héros national vénézuélien : Simon Bolivar. Cet homme du XIXe siècle avait réussi à donner l'indépendance à une partie de l'Amérique du Sud après une guerre contre l'
Espagne qui dominait jadis le continent. Le Vénézuéla déclara de cette façon son indépendance en 1811, et intégra un état dirigé par
Simon Bolivar qui rassemblait une bonne partie du nord du continent sous le nom de « Grande Colombie ». Le Vénézuéla devint donc véritablement indépendant en 1830, quand la grande Colombie s'effondra après la mort de Bolivar. L'Etat fut pendant longtemps un pays dirigé d'une main de fer par des régimes militaires, qui développèrent l'industrie du pétrole qui foisonnait dans le sous-sol du Vénézuéla. Le Pétrole est donc la principale industrie dans ce pays qui dépend énormément du flux mondial de l'hydrocarbure. La démocratie naquit dans ce pays en 1958, grâce au pacte de Punto Fijo qui a suivi la chute du dernier dictateur Jiménez. Le Vénézuéla commence donc à se développer et à se développer, mais est secoué par de nombreuses crises économiques dues aux fluctuations du prix du
pétrole. De nombreuses manifestations secouent le pays qui s'enfonce dans une crise importante à l'approche des années 1990. Deux tentatives de coups d'Etats d'Hugo Chavez secouent le pays en 1992, mais échouent. Puis finalement, aux élections de 1998, Hugo Chavez et son parti politique nommé« Movimiento Quinta República » vont remporter les élections tant législatives que présidentielles. Changement de constitution, nationalisation des grandes compagnies pétrolières, renforcement du rôle de l'Etat, augmentation du niveau de vie social ... Tout cela est au programme et promet de changer la « Tierra de Gracia », surnom du Vénézuéla donné, selon la légende, par
Christophe Colomb succombant devant le charme du paysage de la côte vénézuelienne. Ce pays qui borde le
Brésil, la
Colombie,
Guyana et
la mer des Caraïbes se transforme donc et devient l'un des points de résistance de la lutte anti-américaine, lutte qui obtient des échos dans de nombreux pays de l'
Amérique du Sud. On retient donc le nom du Vénézuéla, non pas pour sa géographie et sa biodiversité unique, ni pour sa capitale
Caracas, ancien lien entre l'
Amérique latine et l'
Europe, jumelée avec
Madrid, ni encore pour le traitement contre la
lèpre découvert dans ce pays, mais pour son rôle
Politique important aujourd'hui. Malgré la crainte d'une crise autoritariste d'
Hugo Chavez, le Vénézuéla aujourd'hui séduit de nombreux alter-mondialistes qui donnent le pays comme exemple à suivre. Il faut noter en outre que la « Salto Angel », les plus grandes chutes d'eau du monde, qui culminent à 979m, se situent dans la région de La Gran Sabana, au Vénézuéla. Le
Vénézuéla apparaît donc comme une destination de choix pour les baroudeurs, qui seront séduit par des panoramas grandioses, et par les nombreux parcs naturels réputés du
Pays.
Date de création : 08/12/2006 18:25
Contributions de Sylvain

Vénézuéla
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