Robert Doisneau, c'est un nom qui symbolise tout Paris, toute une époque. Robert Doisneau c'est un nom qui évoque ces jolies photos des années cinquante, du Paris glamour et des écoliers, de ce fameux « Baiser de l'
Hôtel de Ville (Paris IV) » pris en 1950 où l'on voit un couple s'arrêter pour s'embrasser avec passion,
alors qu'autour d'eux les gens et les
voitures circulent – et on les observe avec indiscrétion d'une table de café parisien... Une image immortelle, une image tellement française et qui s'expatria universellement. Assurément, Robert Doisneau a forgé une certaine image de la France et fit parti des plus grands photographes de tous les temps. Même s'il fut décrié, Robert Doisneau a largement contribué à faire de la
France l'un des piliers du monde de la photographie. Si vous devez citer dix noms de
photographes, Robert Doisneau sera certainement dans le lot ! Pour savoir si bien évoquer la capitale de l'hexagone, il fallait en être des habitants, et Robert Doisneau est ainsi né le 14 avril 1912 à Gentilly, dans le Val de Marne au sud ouest de Paris. Sa
famille est bourgeoise et vit aisément. Robert Doisneau ne connaît donc pas les affres de la Grande Guerre et commence ses études dans la deuxième moitié des années vingt, à la « Belle Epoque » d'après-guerre. En 1929, il termine ses études à l'Ecole Estienne à Paris et obtient un diplôme en gravure-lithogravure. De là, il entre comme dessinateur de lettres à l'Atelier Ullmann, où il apprend également sur le tas la photographie, car on le charge de prendre en photo... des
médicaments, pour des publicités ! Ce nouveau medium le passionne très vite et Robert Doisneau abandonne vite les laboratoires pour devenir opérateur photographe du
sculpteur André Vigneau en 1931, où il découvre également les théories de la Nouvelle Objectivité photographique, née du mouvement artistique Dadaïste et qui se veut très
Politique – donc objectif ! Cela marquera profondément Robert Doisneau, qui fera toute sa vie des images sociales, très loin du picturalisme (c'est-à-dire que ses photos ne seront pas faites comme si elles étaient en fait des tableaux !). Puis, Robert Doisneau se lance seul, et vend son premier reportage photographique au journal « l'Excelsior » : il a photographié l'ambiance d'un
marché aux puces. Mais cela ne suffit pas, et Robert Doisneau se retrouve aux usines
Renault de Boulogne-Billancourt au département... photographique. Il y restera de 1934 à 1939 et sera licencié avant la guerre, car le photographe n'est pas très ponctuel, avec ses reportages pour le journal... Sa vie va changer cette année-là : Robert Doisneau rencontre Charles Rado, qui a fondé l'agence Rapho. Robert Doisneau décide donc de devenir photographe-illustrateur indépendant. Sa première commande en tant que tel est un reportage d'une descente en canoë de la Haute-Dordogne. En plein
Travail, il doit s'interrompre : l'ennemi Nazi est bientôt aux portes de Paris. Il entre dans la Résistance, où ses talents de graveur et de photographe vont lui servir à fabriquer de faux
passeports et autres documents administratifs... Il continue toutefois de photographier et il sera aux premières loges pour la Libération de Paris. Après guerre, il commence de faire des reportages pour de grands
magazines nationaux et internationaux. Il entre même un temps dans l'agence Alliance mais c'est chez son ami de Rapho qu'il décide de faire carrière. Robert Doisneau rencontre également Henri Cartier-Bresson et Blaise Cendrars. Avec ce dernier, il publie le
livre « Banlieues de Paris ». En 1949, il sera photographe pour le
magazine « Vogue » français, ce qui durera jusqu'en 1952. Ainsi, pendant ces années, il
photographie la haute-société et les
défilés de mode... Parallèlement à cela, Robert Doisneau côtoie les plus grands
artistes de son temps et les portraitistes, comme
Picasso ou Giacometti. Entre temps, en 1947, Robert Doisneau est consacré comme grand
photographe : il remporte le Prix
Kodak, alors qu'il rentre de Yougoslavie et rencontre
Jacques Prévert ! En 1956, Robert Doisneau décroche également le Prix Niepce. Il voyagera ensuite toute sa vie, même si
Paris reste sa prédilection : les
artisans, les écoliers, les clochards, les
amoureux, Robert Doisneau adorait montrer un visage humain d'une société capitaliste qu'il détestait.
Date de création : 14/12/2006 14:55
Contributions de Jonathan

Robert Doisneau
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