Il y a tant à dire sur Rio de Janeiro, une ville du Brésil qui est faite de constrates, de joies et de misère, de
couleurs et de grisaille, de paysages paridisiaques et de
bidonvilles inhumains - les fameux « favelas »... Rio de Janeiro est installée en bord de
mer, devant l'océan Atlantique, entre plusieurs pics de granit. Près de dix-huit millions de « cariocas » habitent dans cette cuvette, faisant de cette capitale de l'Etat de Rio de Janeiro la deuxième plus grande du Brésil, après
São Paulo. Son
carnaval et son sambodrome sont internationalement connus, comme ses deux magnifiques plages d'Ipanema et
Copacabana et la gigantesque statue du Christ Rédempteur surplombant Rio de Janeiro. Ancienne capitale du Brésil et ancienne capitale du Portugal, Rio de Janeiro possède une histoire riche liée à ce dernier
Pays. On compte beaucoup d'habitants d'origine portugaise ou africaine, mais de nombreuses communautés européennes ont émigré à Rio de Janeiro pendant un demi-millénaire. La ville vit dans un
climat tropical, le tropique du Capricorne se trouvant quelques degrés au sud. Il fait ainsi chaud (24°C en moyenne) et humide. Les sept cent favelas de la ville rassemblent un dixième de la population de Rio de Janeiro, malheureusement. Ces quartiers sont le lieux de toutes les misères, la loi des gangs et de la violence, liée à la drogue, rendant ces zones très dangereuses. Le nom de Rio de Janeiro vient de son découvreur portugais, Gaspar de Lemos, qui arrivé en janvier 1502, pensait découvrir une embouchure de rivière : il la baptisa donc « rivière de janvier » ! Puis ce portugais installa un comptoir commercial, négociant avec les
indiens Guarani. S'ensuivront deux siècles de guerre avec les français et les hollandais, qui désirent prendre la place. C'est au dix-huitième siècle, suite à la découverte de gisements d'
or et de
diamants, que Rio de Janeiro devient capitale du Brésil. En 1808, l'empereur
Napoléon s'empare du Portugal et la couronne royale et sa cour s'installent à Rio de Janeiro, qui devient ainsi capitale du Portugal et du Brésil ! Ils revinrent au
Portugal treize années après. En 1822, le prince régent Pierre Ier déclare l'indépendance vis-à-vis du royaume du
Portugal et crée ainsi le royaume du
Brésil, qui entre avec fulgurance dans la modernisation. Cette dynastie éleva le
Brésil vers le haut et réussit à abolir l'esclavage. Ces efforts seront renversés quand les propriétaires terriens, producteurs de café, associés aux éleveurs de vache laitière, qui avaient des esclaves, s'emparent du pouvoir en 1889 : c'est la « République
café au Lait », qui tiendra jusqu'en 1930 ! Le pouvoir passe ensuite aux mains du dictateur populiste Vargas. Quand celui se suicide en 1954, Juscelino Kubitschek le remplace et fonde
Brasilia comme nouvelle capitale, Rio de Janeiro devenant capitale de région... Si l'on ne veut rien perdre de Rio de Janeiro, il ne faut surtout pas manquer de voir le Christ Rédempteur, installé sur le pic du Corcovado à 710 mètres d'altitude : ses trente-huit mètres sont impressionnants et il se voit de tous les points de Rio de Janeiro ! Sculptée par le français Paul Landowski et montée en 1931, la statue voit dévaler à ses pieds la forêt de Tijuca jusqu'au coeur de la ville, la plus grande forêt urbaine du monde ! On ne peut pas non plus passer à Rio de Janeiro sans voir le célèbre pic rocheux surnommé « Le Pain de Sucre ». La baie de Guanabara et ses quatre-vingt-quatre îles est certainement l'une des plus belles au monde, avec à son entrée deux vieux forts datant des dix-sept et dix-neuvièmes siècles. La splendide et populaire plage de
Copacabana est un lieu de rencontre privilégié pour les cariocas et l'idée rêvée pour
bronzer ou
surfer ! Ensuite, pour les plus fortunés, c'est l'occasion d'aller sur celle d'Ipanema et de faire du
shopping dans les boutiques tendance et chics qui la longent. Elle est la plus calme et romantique des vingt-trois plages de Rio de Janeiro – avis aux couples amateurs... Les marcheurs pourront eux parcourir celle de Barra, longue de dix-huit kilomètres ! Les plus de 235 000 plantes et 5000 espèces d'
arbres du
Jardin Bonatique (grand de 140 hectares !) séduiront les passionnés de
couleurs, d'odeurs et de nature. Ensuite, les amateurs de
randonnées ou d'escalade pourront gravir les 842 mètres de haut du pic Morro Da Gavea. Ils pouront encore choisir le Pedra da Gavea surnommé « la montagne au visage énigmatique », qui surplombe les plages de sable fin pour se former à la pratique du
parapente ! Il faut évidemment visiter avant de partir les vieilles rues pavées du quartier de Santa Tereza, magnifiques et en pente. Deux
aéroports internationaux déservent Rio de Janeiro.
Date de création : 17/12/2006 19:28
Contributions de Jonathan

Rio de Janeiro
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