Cafés, thé,
chocolat, coton, miel... on peut désormais trouver une série de produits issus du commerce équitable dans les supermarchés. Ces produits sont arrivés récemment dans les rayons et la percée du café labellisé commerce équitable est relativement récente. Pourtant le commerce
équitable existe depuis près de 40 ans. En France, c'est l'association Max Havelaar qui la première a lancé le café issu du commerce équitable. Le constat fait par Max Havelaar est le suivant : les échanges commerciaux entre le nord et le sud profitent essentiellement aux pays de l'hémisphère nord. En effet, le secteur agricole des pays du sud est mis à rude épreuve : il est généralement peu outillée et se trouve en concurrence directe sur les marchés mondiaux avec des agricultures plus développées voire industrialisées. En outre, les règles en vigueur dans le monde économique sont des règles établies par les pays du nord, les pays pauvres du sud sont en position de faiblesse sur les marchés et ne peuvent que subir la situation. Par exemple, la fluctuation des prix est défavorable aux pays du sud et les bénéfices tirés par eux ne couvrent pas toujours les frais engagés. En outre, les petits producteurs manquent souvent de capitaux, ne peuvent donc pas investir dans des outils plus performants et ils ont par ailleurs peu ou pas d'accès aux infrastructures de transport. Pour remédier à l'inégalité des échanges, le commerce équitable tente de mettre en place un commerce plus juste, rémunérant le travail à sa vraie valeur. A noter que le ce commerce a ses détracteurs qui estiment qu'il profite aux grands groupes capitalistes. Par ailleurs, le
commerce équitable est parfois considéré comme une nouvelle forme de colonialisme, purement économique, puisque les producteurs dépendent toujours des marchands et des acheteurs du Nord. Malgré ces critiques, l'association Max Havelaar affirme aujourd'hui accompagner près d'un million de petits producteurs dans 52 pays du sud. Son histoire commence en 1986, au
Mexique, plus exactement dans la région du Chiapas, où une communauté de petits producteurs de café souffre de ne pas être rémunéré pour leur travail. La communauté fait part de ses problèmes à une ONG hollandaise, Solidaridad. Le mouvement est relayé aux Pays-Bas et Max Havelaar voit le jour deux ans après. Le nom Max Havelaar est tiré du titre du roman d'Eduard Douwes Dekker, publié en 1860, et qui évoque la révolte d'un fonctionnaire contre l'oppression colonialiste que les
Pays-Bas font alors subir aux Javanais. En France, Max Havelaar naît en 1992 grâce à la collaboration des associations Peuples Solidaires,
Ingénieurs Sans Frontières (ISF), et le Centre International de Coopération pour le Développement Agricole (CICDA). L'année suivante, les premières boutiques sont créées en
Bretagne ; la marque s'implante dès lors dans toute la
France. Les produits que l'on trouve aujourd'hui dans les boutiques spécialisées ou les
supermarchés portent un label qui prouve que leur fabrication respecte un certain nombre de critères. Ainsi, le label Max Havelaar garantit que les producteurs du sud bénéficient d'un revenu décent et qu'ils ne sont soumis à aucune contrainte de type travail des enfants, travail forcé ou discrimination ; que le producteur a vu ses conditions de
Travail s'améliorer grâce au versement de primes pour faciliter l'accès aux soins par exemple ; que le produit a été fabriqué en préservant l'
environnement et enfin, que le produit, soumis à des contrôles réguliers, est de qualité. Les produits sont généralement plus chers que les produits classiques mais l'association estime que le consommateur est près à payer plus s'il est garanti que le petit producteur est mieux rémunéré. Aujourd'hui, l'association Max Havelaar ne labellise plus seulement du
café : elle propose dans 21
Pays thés,
sucre,
jus d'orange, cacao,
miel,
banane,
épices et même du coton.
Date de création : 21/12/2006 15:23
Contributions de Chris

Max Havelaar
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