Dans le monde de la musique, James Brown a marqué son époque. Considéré comme le parrain de la soul (« godfather of soul »), il a influencé de nombreux artistes. Né en 1933 dans une
famille pauvre de
Géorgie, dans le sud dit profond des Etats-Unis, il ramasse du coton et cire les
chaussures en ville. Il commence très jeune à chanter dans la région d'Augusta et devient délinquant : après une attaque à main armée, il est interné à l'âge de 16 ans dans un centre de détention pour enfants. Et c'est en prison que son destin va reprendre son cours puisqu'il y rencontre Bobby Bird, chanteur du groupe de rythm and blues Avon, un groupe dont il fera désormais partie. Devenu James Brown with the Famous Flames, le groupe rencontre un fort succès notamment grâce au titre « Please, please, please » qui est alors vendu à 1 millions d'exemplaires. La réussite fuit le groupe un certain temps mais revient en 1958 avec « Try me » puis, l'année suivante, avec « I'll go crazy » et « Bewildered » en 1960. James Brown n'est alors plus une pièce rapportée du groupe : il écrit ou co-écrit les titres et impose sa personnalité charismatique. En 1961, le premier grand album de James Brown est distribué : « Night Train ». Il deviendra par la suite un modèle en matière de rythme soul. D'abord réduite au sud des
Etats-Unis, la popularité du groupe s'accroît au niveau national avec la sortie du « Live at Apollo » en 1963. James Brown pose alors les jalons de
la musique funk en livrant un son brut et dont les cuivres et la batteries forment l'essentiel. Les titres « Out of sight » (1964), « Papa's Got A Brand New Bag » et « I Got You (I Feel Good »), « It's a Man's, Man's, Man's World » (1965) et Cold sweat (1967) rendent célèbre James Brown dont le style de musique se démarque. L'artiste a en effet l'audace de mélanger
jazz et r'n'b et les plus grands musiciens, dont le saxophoniste Maceo Parker, l'accompagnent. A la fin des années 1960, il innove encore et introduit des parties parlées dans ses chansons. Parallèlement, il s'engage politiquement à travers ses textes, notamment avec le fameux « Say it loud i'm black and i'm proud » (« dis le fort, je suis noir et fier »). Un nouveau style est né : le funk, qui inspire des artistes dont ceux de la maison de disques Motown. Après avoir créé un autre groupe en 1970, The JB's, James Brown lance son propre label chez Polydor et produit des
artistes. Avec The JB's, il crée (Get Up I Fell Like Being a) Sex Machine » aujourd'hui l'un des titres les plus connus de James Brown. Les années 70 voient la sortie de titres innovants : The payback (1973), Funky president (1974)... mais le disco déferle et James Brown se met à être moins productif. Il revient pourtant dans les années 1980 avec notamment le titre « Living in America », issu de la bande originale de Rocky IV. Les années suivantes, James Brown occupe les pages à scandale ; il est arrêté en 1988 pour excès de vitesse et se voit condamné à 6 ans de
prison pour détention d'armes et consommation de drogue. Sorti en 1991, il poursuit sa carrière... et se fait arrêter notamment pour
violences conjugales. De James Brown, l'histoire retiendra certainement qu'il a créé un style propre dont l'influence peut se faire encore entendre. Son style de danse fut aussi particulier : agile, rapide, créatif, James Brown en a marqué plus d'un et le célèbre Moonwalk, pas de
danse du
chanteur Michael Jackson, s'en inspire largement. Mr Dynamite a également forgé sa popularité grâce à sa formidable énergie communicative sur scène. Décédé le jour de noël 2006, James Brown laisse derrière lui des orphelins de la funk et de
la soul music.
Augusta, ville où il a grandi, n'a pas attendu sa
mort pour lui rendre hommage puisqu'elle a donné son nom à une
rue ainsi qu'à un stade et a érigé en 2005 une statue de bronze le représentant.
Date de création : 27/12/2006 11:31
Contributions de Chris

James Brown
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