La musique électronique est née dans les années cinquante, avec l'apparition des premiers synthétiseurs et des enregistreurs de signaux (ancêtres des samplers) que l'on passait en boucle et que l'on enregistrait sur bande magnétique. Le but avec cette nouvelle musique était de créer de nouveaux sons, synthétiques, et non de reproduire des sons connus. On trouve toute une série
d'instruments précurseurs que l'on a électrisé depuis l'invention de l'
électricité : le telharmonium, l'orgue Hammond, le thereminvox, l'electrophon, la harpe et la
guitare électriques... L'histoire de la musique électronique nait dans un lieu propice à l'expérimentation et au détournement d'objet : les laboratoires scientifiques. Des Instituts de phonologie et sonologie se créent parallèlement et les radios d'Europe flairant la chose, commencent petit à petit à financer les travaux. Avec de nouveaux instruments et de nouveaux sons naissent de nouvelles formes de compositions qui s'affranchissent des règles classiques d'
écriture. C'est la génération des années soixante qui effectuera la rupture. En 1956 est créée la première oeuvre électro-acoustique considérée comme une pièce maîtresse en la matière, par l'Allemand Karlheinz Stockhausen, né en 1928, qui avait lancé en 1953 la « musique concrête ». Le principe est de jouer la musique aléatoirement, à l'instar du compositeur John Cage. De ces expériences naquirent plus tard la musique industrielle puis le disco, la techno, aidés par une technologie plus variée et pointue. La musique industrielle est une véritable pieuvre qui a donné naissance à de nombreuses ramifications. Des groupes comme « Throbbing Gristle », « Cabaret Voltaire », « SPK », « Der Blutarsh », « Psychic TV », « Einstürzeinde Neubauten » ou encore « Laibach » ou « Nin Inch Nail », « Z'EV », « Front 242 », « Front Line Assembly », « Test Dept » sont largement représentants des vétérans de la musique électronique (dans tous ses aspects) qu'il faut au moins avoir écouter dans sa vie ! La musique industrielle, qui puise également sa force dans l'underground et la transgression du mouvement Punk, dans la pornographie et l'occultisme, a donné
naissance aux sous-genres actuellement visibles : l'ambient, l'electronica, le drone, la noise, la trip-hop, la techno. La musique électronique d'aujourd'hui est profondément sombre et subversive, avec des
artistes extrêmes. Concernant la « Techno » - qui n'est pas la « Dance » - ce sous-genre est né dans les années quatre-vingt aux
Etats-Unis. Elle restera là-bas confidentielle tandis qu'en
Europe Jean-Michel Jarre et les Allemands de « Kraftwërk » la popularisent. La techno est une musique électronique souple : elle est basée sur des rythmes rapides et réguliers (les « beats ») promptes à faire danser (mais la « techno hardcore » va plus loin en accélérant à l'extrême ces pulsations). On leur ajoute des samples et parfois de la voix, le tout remixé par un ordinateur. Un grand nombre de sous-styles naissent de cette nouvelle musique. Cette musique électronique est plus largement diffusée sur les
radios spécialisées, dans les boîtes de nuit et les clubs privés. Aujourd'hui, hormis dans les mouvements Hard Rock, Heavy Metal et
Jazz-Blues où des noyaux de résistance existent,
La musique électronique ou l'électronique tout simplement est devenue incontournable et indispensable...
Date de création : 30/12/2006 18:56
Contributions de Jonathan

Musique électronique
Il y a environ 6 mois, Aquadesign publiait cet article :
bonjour, le groupe Der Blutharsch n'est né qu'en 1996 ! je ne vois pas comment il aurai pu apporter quelque chose à la musique industrielle , avec albin julius certes ! ils n'utilisent de la musique industrielle que dans certaines compositions évoluent plus dans le néoclassique et le dark ambient martial. très bon article au demeurant, merci.