Grande nouvelle dans le monde de la génétique et de
la biologie ! Le blanc d'oeuf peut être un réceptacle de nouveaux médicaments. Comment ? La première brebis clonée Dolly a vu le jour il y a 10 ans au Roslin Institute en
Ecosse. Cette fois, il s'agit de poules génétiquement
modifiées qui y sont nées. Ainsi, les nouvelles poules transgéniques sont capables de fabriquer des médicaments par l'intermédiaire du blanc d'oeuf. Helen Sang, la directrice des recherches s'est alliée aux sociétés privées Viragen et Oxford Biomedica. Pendant 15 ans, son
Travail a consisté à implanter un gène dans le patrimoine héréditaire d'une poule, en utilisant un
virus comme vecteur. Ainsi, un antiviral a pu être produit dans le blanc d'oeuf soit l'interféron humain b-1A ainsi qu'un anticancéreux sous forme de l'anticorps monoclonal miR24 (pour les mélanomes malins). Ce n'est pas la première fois que les poules transgéniques produisent des molécules de cette sorte. La différence, cette fois, consiste en la quantité de produits recueillis et leur fiabilité dans le temps. En effet, l'aspect générationnel (5 générations) et le nombre d'animaux (500) conduisent à penser que cette nouvelle méthode sera de plus en plus compétitive par rapport aux méthodes traditionnelles de production. Pour l'instant, les résultats ne sont pas encore suffisants pour envisager une productivité en masse d'anticorps mais selon Helen Sang interrogée par la BBC « Notre prochain défi sera d'améliorer le rendement dans le blanc d'oeuf ». D'autres animaux avaient servi de champ de laboratoire pour produire de nouvelles
protéines comme la brebis, la chèvre ou la lapine par l'intermédiaire de leur lait en fournissant des anticoagulants. Il s'agissait de
mammifères. Là où la différence est réelle, c'est qu'un
oeuf est bien plus facile à produire et à récolter et ceci, sans devoir fournir autant de surveillance sur l'animal. Bien sûr, tout ceci n'est encore qu'expérimental et il faudra du temps avant qu'un médicament soit produit sur le marché par cette méthode peu banale. Il faudra d'abord augmenter la
production puis vérifier l'effet thérapeutique mais Helen Sang est confiante dans ses résultats futurs... Tout cela laisse entrevoir un énorme espoir dans la recherche de
médicaments efficaces pouvant être produits sur place, aux quatre coins du globe grâce à la poule, cet animal dont l'homme s'est si souvent moqué. (Sources : Le Monde).
Date de création : 17/01/2007 14:42
Contributions de Catherine

Blanc d’œuf
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