Domenikos Theotokopoulos, dit Le Gréco, en italien, ou encore en Espagnol El Gréco, qui signifie le Grec, il est né le 1° octobre 1541, dans un petit village appelé Candie, à coté d'Héraklion en
Crète, Le Gréco est mort le 7 avril 1614 dans la ville de Tolède en Espagne, ou il passa une grande partie de sa vie.
Pour bien
comprendre, la Créte, quand est né le Gréco, était un protectorat de Venise, le père et et le frère de Le Gréco, étaient des fonctionnaires au service de la République vénitienne. Le Gréco pour cette raison fit ses études à Venise, de 1566 à 1570, Le Gréco étudia ayant comme maître le grand peintre
Titien, ainsi que Le
Tintoret, puis il quitta
Venise pour se rendre à Rome, ou il s'inscrit à l'Académie de Saint-Luc, d'après ce que l'on sait, son arrogance lui valut de se faire beaucoup d'ennemis. A
Rome Le Gréco, subira l'influence du maniérisme et de l'expressionniste traduit, par l'irréalité de ses compositions. Le Gréco à l'époque, peignait des tableaux qui étaient très inhabituels pour l'époque, peintures de couleurs violentes et fantasmatiques, corps et visages extrêmement allongés, distordus, etc... Les personnes qui lui passaient une commande étaient souvent déçus du résultat au point de refuser de le payer. De
Rome, Le Gréco, émigra pour Toléde en Espagne, capitale religieuse du
Pays, ou son nom est devenu El Gréco. A Tolède, il ne fit pas l'unanimité et vendit très peu de tableaux de peinture. Il vendit quelques toiles au Roi d'
Espagne. Les tableaux que peint le Gréco, font ressortir, une luminosité incandescente, des couleurs pures, une atmosphère surnaturelle, mystique, les scènes semblent irréelles, la doctrine religieuse est très importante dans son oeuvre.
Un historien allemand Carl Justi qui en 1888 dans "Diego
Vélasquez et son siècle " affirme que la
peinture du Grec représente, je le cite, "le miroir et le résumé des dégénérescences picturales. Prisonnier de ses rêves fous, son pinceau semble vouloir nous livrer le secret des extravagants incubes qu'engendrait son cerveau surchauffé. De ses doigts fébriles il a modelé des personnages qui semblent en caoutchouc, de douze têtes de haut, et après les avoir badigeonnées n'importe comment, sans modelé ni contours, ni perspectives, il les peignait en d'étranges rangées symétriques ; le bleu et le soufre étaient ses couleurs favorites, la toile ayant été préalablement enduite de blanc et d'un violet noirâtre. Cela s'explique très vraisemblablement par une perturbation de l'organe de la vue ; les causes psychologiques sont le désir de paraître original, la mégalomanie, la bravade, des misères passagères et des offenses inévitables pour un étranger. De telles situations ne sont pas rares dans la vie des artistes, mais elles trouvèrent un terrain favorable dans sa nature névropathe".
Le Gréco, n'a peint que de très rares paysages, à ce sujet, il a peint notamment "la Vue de
Tolède", qui est une vision hallucinée !!! de cette ville. Cette
peinture se trouve au Metropolitan Museum of Art, Musée Métropolitan de New York, ainsi que deux autres peintures appelées "Un Cardinal" et "L'Ouverture du cinquième sceau".
L'oeuvre de le Greco tomba aux oubliettes pendant plusieurs siècles, avant d'être redécouverte au début du XX° siècle, Le Gréco a permis d'influencer des peintres comme
Pablo Picasso et Jackson Pollock. Le tableau "Laocoon", est exposé au National Gallery of Art à
Washington, "Fray Hortension Félix Paravicino" est exposé au Museum of Fine Arts,
Boston.
La plupart des oeuvres de Le Gréco, sont, aujourd'hui exposées au Musée du Prado à
Madrid. El Gréco fut, à son époque un
peintre décrié, il est devenu et longtemps après sa
mort, un
peintre adulé.
Date de création : 27/02/2007 09:00
Contributions de Olive2

Le Gréco
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