Léon Blum, homme politique socialiste français est né en 1872 et fut l'un des plus célèbres dirigeants de la SFIO (Section française de l'Internationale Ouvrière). Il fut chef du gouvernement français à trois reprises, soient en 1936, en 1938 et enfin en 1946. Son refus d'adhésion à la III eme Internationale lors du Congrès de Tours en 1920 lui permit d'occuper une place de poids dans
l'histoire, de même que son accession à la présidence du Front Populaire au cours de l'année 1936. Homme de droit et de lettres, Léon Blum suit un double cursus à la
Sorbonne, visant ainsi un poste de haut fonctionnaire de l'état. Il fut respectivement
licencié de ces deux disciplines en 1894 et 1891. A peine âgé de vingt cinq ans, il se voit être nommé auditeur au Conseil d'état, se présentant à ce concours pour la deuxième fois. Issu d'une famille de religion juive, Léon Blum affirmait se sentir juif et français à la fois. Cependant, sa montée au pouvoir accentua la crainte de certains, qui craignaient que ceci ne fasse augmenter l'antisémitisme en France. Et l'antisémitisme, Léon Blum s'y heurta très tôt, dès lors qu'il fut critique littéraire. Placé au centre des attaques, c'est au moment de son élection à la Chambre que se sentiment haineux se fit le plus ressentir du côté du discours du
Parlement, le tout relégué à la une, par les quotidiens d'extrème-droite. En 1933, dans le journal intitulé « L'Action française », Léon Blum se voit injurié d' « hybride ethnique et hermaphrodite » par Léon Daudet. S'illustrant sur le plan politique, Léon Blum fait également parler de lui dans le domaine de la littérature parisienne où on le consacrera « critique le plus intelligent de son époque ». C'est au cours de l'
affaire Dreyfus, qui marqua la France pour une période de huit ans à la fin du XIX eme, que Blum arriva sur le devant de la scène
Politique française. Membre de la SFIO, il rencontrera
Jean Jaurès avec qui il fondera le journal « L'Humanité » en 1904. Héritier des idées de Jaurès, c'est à l'aube de la
Première Guerre Mondiale que Blum devient le chef de cabinet de Marcel Sembat. Sa myopie ne lui permettant pas de combattre sur le front, il fut réformé. Intimement convaincu que la
France prit la bonne décision en entrant en guerre, il s'oppose de plein fouet aux idées pacifistes. Favorable à la révolution, il prôna, à l'occasion des législatives de 1919 l'unité du parti socialiste. Mais celui-ci fut divisé moins d'an plus tard à l'issue du Congrès de
Tours. Refusant l'adhésion à la IIIeme Internationale, présentant le modèle soviétique comme étant le seul à devoir être suivi, Blum vit opérer une très nette scission au sein de son parti. Il se questionnera dès lors énormément sur l'avenir de la gauche et émettra ses craintes quant au fait que les deux camps ne finissent par profondément se haïr. Même s'il est difficile de fournir un avis tranché sur le bilan du Front populaire, il n'en reste pas moins que les actions menées par Léon Blum au cours de cette période marquèrent à jamais les esprits de la classe ouvrière française, avec les multiples changement sociaux que nous connaissons, tels le prolongement de la scolarité à quatorze ans, la semaine de quarante heures et surtout les congés payés.
Date de création : 12/03/2007 17:06
Contributions de Amandine Neirinck

Léon Blum
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