Entre la Nouvelle-Orléans et
Baton Rouge se trouvent de multiples vieilles plantations qui comportent la propriété et les cultures mais aussi la demeure principale dans laquelle résidaient le grand planteur et sa famille. Elles sont toutes installées principalement le long du grand fleuve Mississippi qui permettait d'irriguer les
cultures et le transport des marchandises, les principales cultures étant le coton et la canne à sucre. À cette époque, la main d'oeuvre esclave permettait aux planteurs de devenir millionnaires et de vivre dans des maisons ressemblant plus à des petits palais luxueux de style colonial. Après la guerre de Sécession et l'invention de nouveaux textiles, les plantations disparurent les unes après les autres. Sur 350 grandes demeures qui existaient à l'époque, beaucoup furent laissées à l'abandon. Aujourd'hui, sur la route des plantations, il n'en reste plus que huit (d'autres sont situées près de
Saint Francisville). Toutes les cultures de coton et de
canne à sucre ont disparu mais quelques maisons de maître ont été restaurées, transformées en hôtels et appartiennent à des hommes d'affaires ou à des sociétés. Commencez donc votre visite par la plantation Destrehan dont la demeure est la plus ancienne de la vallée du
Mississippi. Construite en 1787 par Robin de Longy, c'est un métis qui fera fructifier la propriété. Cinq ans plus tard, elle fut rachetée par le beau-fils de Longy. Jean-Noël d'Estrehan était trésorier royal de la colonie française de Louisiane. Aidé par son beau-frère, Etienne de Bore qui fut aussi le premier
maire de La
Nouvelle-Orléans, il parvint à affiner le
sucre récolté et devint ainsi, l'un des planteurs les plus riches de
Louisiane employant plus de 200 esclaves qui logeaient dans des cabanes en bois. Après la guerre de Sécession, la propriété fut saisie puis rendue à la
famille qui l'habita à nouveau. Puis elle fut vendue, devenant en 1914 la propriété d'une société de
pétrole, revendue à la Panam puis finalement cédée à la société Amoco. Laissée à l'abandon, la grande demeure fut détériorée par les conditions climatiques ou des vagabonds. Ce n'est qu'en 1972 que la société propriétaire céda ses parts à la Société Historique de River Road. Dès lors, la plantation Destrehan reprit des couleurs et sa restauration permit l'organisation de grandes fêtes ou servit de décor de
cinéma. L'extérieur et l'intérieur de l'immense demeure de style grec furent complètement restaurés et les meubles d'époque mis en valeur avec notamment un secrétaire et une table de jeu d'époque. Il paraît que la baignoire en marbre était un cadeau de
Napoléon... Quant aux grands chênes qui ornent les jardins, ils ont environ deux siècles. On ne peut malheureusement visiter que les
jardins extérieurs.
Date de création : 17/03/2007 13:12
Contributions de Catherine

Plantation Destrehan
Il y a environ 6 mois, Aquadesign publiait cet article :