Le 14 juin 1928, une petite famille bourgeoise assiste à la naissance de leur fils, Ernesto Rafael Guevara de la Serna, à Rosario, en Argentine. Aîné d'une
famille de cinq enfants aux idées de gauche non autoritariste, et cultivée, Ernesto apprendra à jouer aux
échecs avec son
père et le français auprès de sa mère. Sportif accompli jusqu'à en devenir un redoutable joueur de
rugby, l'
asthme sera son plus grand ennemi tout au long de sa vie, et il profitera de ses longues journées de convalescence pour se plonger dans les
livres de
Baudelaire à
Shakespeare, de
Lorca à
Sophocle, de
Freud à Russell.
En 1948, il monte à Buenos Aires afin d'y entreprendre des études de médecine. Agé de 23 ans, il s'engage avec son vieil ami Alberto Granado, jeune médecin d'extrême gauche, dans un projet ambitieux: un voyage de sept mois sur près de 10000 km à travers le sud américain. Le 29 décembre 1951, les compères enfourchent une «Vigoureuse » moto (« La Poderosa », en espagnol) pour un périple qui doit les amener jusqu'à une léproserie sur les bords péruviens de l'Amazone. C'est alors qu'il entame l'écriture de « Diarios de motocicleta : Notas de viaje por América Latina », dont est inspiré le film réalisé en 2003, « Carnets de voyage ». Il observe alors la pauvreté et l'impuissance des peuples et proclame la révolution par les armes pour remédier aux inégalités sociales. Le révolutionnaire est né...
De retour à
Buenos Aires, il obtient son diplôme de médecine en juin 1953, puis repart pour un second voyage, un mois plus tard, qui le guidera jusqu'au Guatemala. Ernesto y rencontre Hilda Gadea, une militante de l'aile gauche péruvienne. Elle lui présente de nombreux contacts et responsables politiques. C'est à cette période qu'on lui donnera le surnom de « Che » (exclamation employée en
Argentine qui signifie « eh, mec », désignant les argentins dans les autres pays latino-américains), lui qui pratiquait sa
médecine dans un hôpital local malgré sa situation financière précaire. Puis le coup d'État contre le président de gauche Jacabo Arbenz Guzman appuyé par la CIA, renforce l'opposition du Che pour l'impérialisme oppresseur américain.
En 1955, Cuba est une base stratégique et un royaume de corruption pour les
Etats-Unis. Ernesto intègre, en tant que
médecin mais également en combattant, « le mouvement du 26 juillet » installé au
Mexique et dirigé par
Fidel Castro, qui tente de renverser le gouvernement de Fulgencio Batista, à Cuba. Au coup de cette année, le nouvel engagé retrouve également Hilda Gabea, à
Mexico, avec laquelle il se maria et qui lui offrit une fille, le 15 février 1956. Le 25 novembre 1956, le Che fait son entrée dans la révolution en embarquant avec les hommes de Castro, sur le « Granma ». Malheureusement, leur débarquement est un désastre, accueilli par l'armée de Batista. Le commando se réfugie dans la Sierra Maestra. Durant plusieurs années, la guérilla s'organise autour de Castro et du nouveau promu, « Commandante Che Guevara ».
Le 1er janvier 1959, le groupe de « jeunes barbus aux idées neuves » (dits Barbudos) est accueilli triomphalement dans
La Havane. Ils ont réussi à libérer l'île de l'impérialisme américain. Le Che occupe par la suite les rôles de président de la Banque nationale de
Cuba en 1960 et de ministre de l'industrie en 1961, contribuant ainsi à l'orientation communiste de
Cuba.
Octobre 1965, Ernesto Che Guevara abandonne ses functions dans une lettre d'adieu au peuple cubain dans laquelle il déclare son intention d'instaurer le socialisme à l'étranger. Le 8 octobre 1967, il est capturé et exécuté par le gouvernement bolivien. La mort du héros de la
révolution cubaine a un retentissement à l'échelle internationale. Sa courte et bouleversante vie a donné
naissance à la légende du « Commandante Che Guevara », symbole de l'appel à la liberté et l'anti-impérialisme, dont les idéaux sont encore bien vivants aujourd'hui.
Date de création : 18/03/2007 22:11
Contributions de Yannick

Commandante Che Guevara
Il y a environ 6 mois, Aquadesign publiait cet article :
malgré qu'il n'ai pas fait que des choses bien cet homme à mené une grande révolution il mérite notre respect mais aussi notre mépris, la sensibilité qu'il a, et qui est incroyable envers les plus démunis, l'a mené au meurtre malheureusement mais mieux vaut Fidel Castro que Batista pour l'époque seulement.