Les égyptiens adoraient une foule de dieux et il honoraient pieusement les morts. Pendant plus de trois mille ans, les Egyptiens sont restés fidèles à des croyances religieuses que parfois nous avons de la peine à comprendre. Ils adoraient comme des dieux, toutes les forces de la nature, bienfaisantes ou malfaisantes. C'est ainsi qu'ils rendaient un culte à Horus, le soleil levant, à Osiris,
le dieu du
Nil et de la végétation, à Isis,
la lune, et surtout à Râ, le
soleil dans toute sa gloire, souverain de l'univers. Ils adoraient aussi certains animaux, dans le corps desquels ils pensaient que les dieux aimaient résider. C'est ainsi que
Memphis adorait un boeuf et Thèbes un crocodile. De tous les dieux, le plus puissant finit par être celui de Thébes : c'était Amon, qui, s'identifiant avec Râ, devint le dieu suprême, "Amon-Râ", créateur de toutes choses.
Les Egyptiens avaient aussi le culte des morts, ils croyaient qu'après la mort, si le corps n'était pas détruit et s'il était entouré des scènes et des objets qui lui avaient été familiers, le défunt entrait dans une nouvelle vie. Dans l'espoir d'assurer la conservation des cadavres, les Egyptiens les transformaient en momies. Au mains d'embaumeurs de profession, le corps était dépouillé de ses viscères, bourré d'aromates et plongé pendant plusieurs semaines dans des bains de natron (sel de soude). Réduit alors au squelette et à la peau, il était enveloppé de bandelettes de toile, enroulé dans plusieurs linceuls et enfermé dans un cercueil de bois, sure le couvercle duquel était sculpté le portrait du défunt. Les tombeaux étaient aménagés avec soin afin de permettre à la momie d'y vivre une seconde existance. On y plaçait un mobilier complet, des provisions et des statues du mort destinées à suppléer la momie si, contre toute attente, elle venait à être enlevée ou détruite. Sur les murs étaient peintes des scènes de la vie quotidienne du défunt, on croyait que, par des formules magiques, ces figurations s'animaient d'une vie réelle.
L'âme du mort comparaissait devant le tribunal d'Osiris pour être jugée. Reconnue coupable, elle était anéantie, reconnue innocente et pure, l'âme allait vivre dans un lieu merveilleusement fertile, le Champ des fèves. Souvent on plaçait sur la momie un exemplaire du livre des
morts, recueil de formules que le défunt devait prononcer devant Osiris pour se justifier. Voici ce que devait dire le défunt à Osiris !!! "Hommage à toi, Dieu grand, Seigneur de la vérité et de justice, je n'ai commis aucune fraude envers les hommes, je n'ai pas tourmenté la veuve, je n'ai pas menti devant le tribunal, je ne connais pas la mauvaise foi.
Date de création : 20/03/2007 18:16
Contributions de Olive2

Egypte ancienne
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