La transplantation est l'opération chirurgicale qui consiste à remplacer un organe malade par un organe sain. On appelle cet organe sain le « greffon », et il provient d'un « donneur ». Les organes sont en général prélevés sur les personnes en état de mort cérébrale, et parfois, comme par exemple pour des greffes de rein ou de portion de foie, sur des personnes vivantes. En droit
français, tout le monde est considéré comme un donneur potentiel après sa
mort, sauf opposition du vivant de la personne. Ainsi, quand un prélèvement d'organe va être réalisé et que les
médecins n'ont pas connaissance de la volonté du défunt, ils se tournent vers l'entourage proche de la personne décédée pour savoir si elle s'est opposée de son vivant à un don d'organe. Parfois, et à des conditions très précises, on peut aussi prélever des organes sur des personnes en état d'arrêt cardiaque et respiratoire : cette décision est souvent dure à prendre pour la
famille, qui espère parfois que la personne reviendra à la vie et répugne à consentir à l'arrêt de l'assistance cardiaque et respiratoire... Tout un chacun peut aussi être donneur de son vivant, car il est possible par exemple de ne vivre qu'avec un seul rein ou qu'un partie des poumons. Dans ce cas, le donneur doit être très proche du receveur. Ainsi, la loi dite « Bioéthique » fixe la liste des personnes qui peuvent être susceptibles de donner un organe de leur vivant : le père, la mère, le conjoint, le frère, la soeur, la fille, le fils, les grands- parents, l'oncle, la tante, les cousins germains, le conjoint du père et de la mère, ou toute personne établissant la preuve d'une vie commune d'au moins deux ans avec le receveur. Le risque pour le donneur, dans ce genre de transplantation, est très faible quant il s'agit d'un rein. Cette transplantation de donneur vivant a d'ailleurs l'avantage de fonctionner mieux et plus longtemps que les greffes réalisées à partir de personnes décédées. Les transplantations qui concernent le
foie et le poumon sont, elles, plus risquées pour le donneur... Les transplantations sont aussi possible quand le donneur est décédé (c'est-à-dire tant en état d'arrêt cardiaque et respiratoire que cérébral). C'est le cas par exemple du don de cornée. Dans cette
transplantation, le donneur doit avoir un
groupe sanguin compatible avec celui du receveur... Dès lors que l'organe est greffé, l'organisme du receveur considère le nouvel organe comme un objet qui lui est totalement étranger et devrait tenter de le neutraliser ! C'est pour éviter ces situations de rejet du greffon que le receveur devra suivre un traitement toute sa vie, à l'exception des
greffes de cornée ou de valves cardiaques, qui elles sont traitées avant transplantations. Le don d'organes, que l'on soit vivant ou décédé, peut sauver de nombreuses vies, et chaque année des gens décèdent faute d'avoir été transplantés à temps. Consentir au
don d'organe, c'est avoir fait quelque chose de grand au moins une fois dans sa vie !
Date de création : 09/05/2007 11:05
Contributions de Ludovic

Transplantation
Il y a environ 6 mois, Aquadesign publiait cet article :