Longeant la côte occidentale du Pacifique, la péninsule Olympic s'étale au nord-ouest de l'état de
Washington. C'est le mont Olympus, haut de 2 428 mètres qui a donné son nom au parc national en l'honneur des Dieux de l'Olympe, sources d'inspiration du capitaine John Meares qui découvrit l'endroit en 1788. Si le parc national
Olympic est un endroit exceptionnel eu égard à son climat et à ses caractéristiques, il faut cependant prévenir les touristes qu'il n'est guère aménagé et qu'il faut la plupart du temps, s'y aventurer à pied sur les quelque 950 kilomètres de sentiers parcourant cet endroit magique. Sachez tout d'abord que la péninsule Olympic est une presqu'île entre le Pacifique et le détroit de Juan de Fuca. À l'est, Seattle est éloignée par un bras de mer ponctué de petites îles. Si la péninsule fut découverte en 1774 par les Espagnols, elle ne fut véritablement explorée que vers 1880. C'est au centre de la péninsule que se dressent les montagnes Olympic, créant ainsi une barrière climatique, la région côtière étant très humide, alors qu'à l'intérieur, la partie Est est la plus sèche de l'état. Et quand le sommet Olympus reçoit 5 mètres de précipitations, la petite ville de Sequim n'est arrosée que de 40 cms de pluie. Grande région forestière et donc fournissant des industries parallèles, la forêt nationale Olympic est l'objet de nombreux débats qui oppose industriels et défenseurs de l'
environnement. Au nord, se trouve Port Angeles qui compte 20 000 habitants et qui est situé sur le détroit Jean de Fuca à deux heures environ de
Seattle. Proche du Canada et de
Victoria dans l'île canadienne de Vancouver, Port Angeles y est reliée par des navettes quotidiennes... Une bonne occasion de visiter l'extrême ouest du
Canada ! Le parc national Olympic comporte des glaciers datant de 2 millions d'années qui ont façonné la région avec de profondes vallées. Cela dit, les quelque 266 glaciers que comporte la
région datent d'un nouveau refroidissement du
climat datant d'il y a 2500 ans pour s'interrompre au XVIIIe siècle. Même si les montagnes Olympic sont recouvertes de neige, les glaciers n'ont cessé de se réduire. Lors de votre visite, ne manquez pas la crête de l'ouragan (Hurricane Ridge), façonnée par l'érosion de vents violents. À partir de sa petite route élevée, on peut apercevoir la côte et l'île de
Vancouver par temps clair. Lors de vos balades, vous pourrez y croiser des daims, mais faites attention aux écarts de température : vous pourriez partir sous le soleil et vous retrouver très vite sous la neige ! Le parc national Olympic comporte également plusieurs forêts dont la Rain Forest, bercée par les vents de l'océan Pacifique. Comme le nom l'indique, les précipitations y sont élevées. Cette forêt est pratiquement toujours humide. Non loin se trouve la Hoh Rain Forest, humide elle aussi et composée de pins très âgés (le plus vieux date de 8 siècles). Au milieu de la végétation luxuriante, vous pourrez peut-être apercevoir des daims, des ratons laveurs ou des wapitis. Particularité : les troncs nourrice appelés ainsi car les vieux troncs abattus par les vents servent de « nourrice » aux jeunes arbres dont les racines descendent jusqu'au tronc mort avant de s'enfoncer dans le sol... Bizarre et impressionnant à la fois ! D'autres troncs d'arbres sont échoués sur les plages du Pacifique qui sont, il faut le rappeler la plus longue côte vierge des
Etats-Unis s'étendant sur 91 km. Ici, pas de
station balnéaire peuplée mais des rochers érodés par la mer, des îles peuplées d'
oiseaux ou de
mammifères marins, bordées par des vagues géantes et froides s'échouant sur les troncs d'
arbres à la dérive dépendant des courants. La seule petite plage à visiter est Rialto Beach, recouverte de troncs poncés par
la mer et de galets blanchis à proximité de la petite réserve indienne de Quillayute, un village de pêcheurs. Ils ont la chance de s'endormir près de l'océan en fermant les yeux sur des couchers de
soleil spectaculaires effleurant de rouge et d'or l'îlot rocheux qui leur servait de refuge lors des attaques des Blancs, au large, sous des flots scintillants. Dans cette merveille naturelle qu'est le parc national Olympic, vous pourriez rencontrer une faune sauvage de plus en plus rare : marmottes, pumas, lynx, daims, biches, wapitis, chèvres des montagnes, ours et le plus grand troupeau d'élans encore existant en
Amérique du Nord. Tout près des côtes, loutres, otaries, phoques évoluent dans ces eaux pures mais tourmentées et en prêtant l'oreille, vous pourrez entendre le
chant des baleines lors de leur rassemblement pour leur migration. Près de 20 000
baleines grises et orques se donnent rendez-vous à 3 kilomètres des côtes pour un très long voyage deux fois par an...
Date de création : 09/05/2007 16:33
Contributions de Catherine

Parc national Olympic
Il y a environ 6 mois, Aquadesign publiait cet article :