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Geronimo, un « homme-médecin » qui s’est battu jusqu’au bout pour la liberté de son peuple Apache



Geronimo naquit en 1829 à l'ouest du Nouveau Mexique à Nodoyohn Canyon (actuellement Clifton). Nommé Go Khia Yeh (celui qui baille), il appartenait à la tribu des Apaches Bedonkohe. Alors que Cochise est le chef des Apaches Chiricahuas, il fait entrer Geronimo dans son conseil de guerre en 1846. En 1858, la mère, la femme et les trois
enfants de Geronimo sont massacrés de manière terrible par l'armée mexicaine. Geronimo ne tarde pas à répondre avec des représailles sanglantes. En vengeant sa famille, il invoque le nom de Saint-Jérôme (il ne faut pas oublier qu'à l'époque, la région est en pleine évangélisation). Son nom sera alors tout choisi : Geronimo. Participant ensuite à de nombreuses batailles indiennes, Geronimo voit d'un mauvais oeil le traité de paix signé par Cochise avec les Américains. Parqués dans une réserve, les Apaches en sont chassés à la mort de Cochise et les Indiens sont déportés dans une autre réserve aride et désertique. Le fils de Cochise, Tazha, qui avait pris la relève de son célèbre père, meurt d'une pneumonie à l'âge de 34 ans, deux ans après son père décédé en 1874. Son frère cadet Naïche lui succède, aidé par Geronimo. Agé de 47 ans, ce dernier est en effet éminemment respecté en tant qu'« homme-médecin ». Ne pouvant plus chasser ni se nourrir dans cette région désertique, Geronimo, Naïche et Juh (le beau-frère de Geronimo) s'enfuient et se cachent dans les montagnes Chiricahuas en Arizona, territoire ancestral des Apaches. Arrêté l'année suivante, Geronimo rejoint la réserve de San Carlos (Nouveau-Mexique) où il est incarcéré. Il s'enfuit, rejoint le Mexique, vole tout ce qu'il peut, avant de regagner piteusement la réserve en 1879. Deux ans plus tard, les trois comparses s'enfuient à nouveau et attaquent des Blancs avant de disparaître dans la nature. En 1882, ils tuent 22 soldats mexicains et leurs raids se feront plus nombreux en Arizona et au Nouveau-Mexique. 26 Américains sont tués en 1883. C'est alors que Geronimo, Naïche et Juh sont pourchassés par l'armée américaine qui a soudoyé des Apaches pour être éclaireurs. Ceux-ci découvrent un camp qui est attaqué en mai 1883. C'est la reddition de 1884 et Geronimo retrouve la réserve de San Carlos. Décidemment pugnace, il s'enfuit une nouvelle fois avec Naïche et d'autres membres de la tribu. Ils vivent de pillages mais, ne sachant comment survivre sans terres, ils doivent se rendre pour s'échapper une nouvelle fois en mai 1885 en compagnie de 35 hommes et de 109 femmes et enfants. Les raids se multiplient et Geronimo est repris au Mexique en mars 1886. Il s'échappe encore mais cette fois, le général Crook ayant démissionné, Geronimo a affaire à quelqu'un de beaucoup plus dur en la personne du général Nelson Miles. 5 000 soldats américains, 3 000 mexicains et des milliers de volontaires le traquent, lui, Geronimo, ses guerriers et leurs familles qui ne représentent qu'une centaine de personnes. En représailles et pour pousser les révoltés à la faute, le général Miles fait déporter les Apaches qui pourtant vivaient en paix à San Carlos, vers la Floride. La chasse continue et la cavale de Geronimo et de ses amis doit bien prendre fin. Épuisés de se battre pour leur liberté et leur territoire, ils se rendent le 4 septembre 1886. Geronimo est alors placé sous étroite surveillance en Floride avec ses guerriers dans les forts Marion et Pickens, sur ordre du Président Grover Cleveland. Après un placement à Fort Still en Oklahoma en 1887 et, pour avoir la paix, Geronimo se convertit au christianisme et devient fermier. Pour avoir un peu d'argent, il vend ses mémoires en 1904 et assiste même à la parade d'intronisation de Theodore Roosevelt l'année suivante. Sa vraie vie sera pourtant racontée en 1906 quelques années avant qu'il ne décède d'une pneumonie à Fort Still en 1909, prisonnier de guerre sans avoir jamais pu rentrer chez lui. La fin de Geronimo et de son esprit combatif pour sa liberté et celle de son peuple, sonnera le glas des révoltes indiennes. Les Indiens seront alors condamnés, soit à se mêler au peuple américain, soit à vivre parqués dans des réserves dont les territoires iront en s'amenuisant année après année. Pour reprendre une de ces citations : « Combien de temps s'écoulera-t-il pour que l'on dise qu'il n'y a plus d'Apaches ? »... Il faut croire qu'il avait raison car sur le territoire américain, ne subsistent que quelques petites réserves ici ou là qui finiront certainement par disparaître.

Date de création : 15/05/2007 14:21
Contributions de Catherine
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Geronimo
Geronimo


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