Né le 24 juillet 1783 à Caracas dans l'actuel Venezuela, Simón Bolívar est issu d'une famille aristocratique d'origine basque espagnole. Son père Juan Vicente Bolivar avait 47 ans lorsqu'il épousa sa mère Concepción Palacios âgée de 15 ans ! Quand le petit Simón naît, son père a déjà 57 ans... La famille Bolivar était implantée dans cette région d'Amérique du Sud
depuis presque deux siècles, juste après la fondation de Caracas... Autant dire que les descendants Bolivar occupèrent pratiquement tous des postes d'importance et eurent des titres de noblesse (marquis, vicomte, sous-lieutenant du roi, etc...). Son père décède deux ans après sa
naissance de la
tuberculose. La jeune mère doit alors diriger la
famille de quatre enfants dont Simón est le dernier. Sa mère décède elle aussi de la même
maladie en 1792 alors que le petit Simón a 9 ans. Les enfants sont alors élevés par le grand-père paternel Don Feliciano Palacios qui tombe lui aussi malade. Les enfants sont confiés à leur oncle, le frère de leur mère, Don Esteban Palacios y Blanco. Mais ce dernier étant en Espagne, c'est un autre oncle qui les éduque : Don Carlos. Ce dernier est sévère et dur. Simón est le plus souvent élevé par des domestiques et scolarisé à l'école publique. Malgré ces événements tragiques, Simón Bolivar ne se plaindra jamais de son enfance. Mauvais élève, il s'enfuit de chez son oncle et est ensuite placé chez son enseignant Simón Rodriguez. Décidément peu doué, Bolivar part en
Europe pour ensuite rejoindre l'armée et le bataillon des milices de blancs de la vallée de Aragua en janvier 1797. Très jeune, il est nommé sous-lieutenant puis est envoyé en Espagne par ses oncles deux ans plus tard. Le navire fait halte à Veracruz, Bolivar en profite pour visiter
Mexico, puis part pour l'Espagne. À Madrid, il rencontre le Marquis d'Ustariz qui poursuivra son éducation ainsi que sa future épouse Maria Teresa. Admirateur de
Napoléon et des philosophes, il se rend à
Paris. Revenu en Espagne, il se marie le 26 mai 1802. Le couple repart au Venezuela et s'installe à
Caracas. Hélas, la jeune épouse contracte la fièvre jaune et décède le 22 janvier 1803. Désespéré, Bolivar retourne en
Espagne, et s'installe à Cadiz puis à
Madrid. Il voyage en
Europe, assiste au sacre de
Napoléon et sa vision politique commence à évoluer avec des envies de changements et de révolution. Il pense de plus en plus à l'indépendance de son pays, alors colonie espagnole et de l'
Amérique du Sud. Il revient au Venezuela pour combattre les royalistes espagnols. Très brillant militaire, on le surnomme « El Libertador » (le libérateur). Exilé par les Espagnols, il revient en 1817 et s'empare de la Colombie actuelle (1819) et du Venezuela (1821). L'année suivante, divers pays forment la Fédération de Grande Colombie (
Colombie,
Panama,
Venezuela,
Equateur). Bolivar participe ensuite à la libération du
Pérou et devient le Président de l'actuelle Bolivie le 11 août 1825 jusqu'à l'année suivante (ce nouvel état a adopté son nom). Parallèlement, il continue ses batailles dans les Andes centrales. Bolivar, dont le rêve était d'unifier les anciennes colonies espagnoles, échoua dans son projet. Accusé de vouloir être un dominateur, Bolivar fut plusieurs fois la cible d'attentats et finit par s'exiler de la vie politique en 1830. Ce grand révolutionnaire donnera son nom à la
Bolivie, mais aussi à la
monnaie de
Venezuela, le Bolivar. En
Amérique latine comme dans le monde entier, on ne compte plus les places et les rues qui portent son nom. Décédé le 17 décembre 1830 à Santa Marta en
Colombie, Simón Bolivar est devenu une sorte d'icône politico-militaire, ses idées révolutionnaires restant dans l'imaginaire collectif avec le Bolivarisme, un courant politique toujours d'
actualité.
Date de création : 05/06/2007 09:27
Contributions de Catherine

Simón Bolívar
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