Fini les
exams, fini les
cours, fini le
boulot,
fini le stress. Les
vacances arrivent et avec elles, l'irrésistible envie de farniente et de
reprendre une bonne habitude un peu trop délaissée : LIRE. Lire pour s'évader sous le
soleil, sur la plage ou à l'ombre d'un chêne, près d'une rivière. Voici une petite sélection, pas forcément à
la mode, ni actuelle. Elle n'engage donc que moi. Il s'agit d'une sélection vécue, non pas comme celle des critiques littéraires qui ne savent pas toujours de quoi ils parlent parce qu'ils n'ont lu que la première et la dernière page d'un ouvrage... Un livre m'a un jour enchantée : « le vieux qui lisait des romans d'
amour » écrit par un auteur chilien, Luis Sepúlveda. Avec des mots très simples, il trace les portraits de l'héroïne, la forêt amazonienne et des héros, les Indiens Shuars. S'y mêle une intrigue avec la découverte du cadavre d'un homme blanc assassiné. Seul, Antonio José Bolivar, un vieil homme adorant les romans d'
amour, y verra la marque d'un félin. En se lançant à sa poursuite, lui qui chasse l'ocelot assassin, vous serez entraîné dans un conte magique, un hymne pour la défense de l'
Amazonie aujourd'hui menacée et la fin est une belle leçon de morale mais chut... Je ne vous en dis pas plus. Si ce
livre est paru en 1996, il est toujours d'actualité et c'est toujours le même rêve émouvant quand je parcours ses pages. Une autre oeuvre qui m'a touchée m'a entraînée en
Chine, ou plutôt au Tibet, il ne faut pas confondre... « Tibet, les années cachées » de Zhaxi Dawa, retrace par trois récits courts, la pensée tibétaine. Vous apprendrez à voir en un simple caillou, l'histoire du monde et de la raison. On y parle du
Moyen Âge chinois, de sa franchise abrupte et grossière. Les paysages eux-mêmes semblent sortis d'un
rêve un peu cynique. Les rochers se déplacent comme des
chats, l'auteur rencontre ses personnages dans les lignes d'une main, les yogis décèdent dans la bouche des cadavres dès lors ressuscités... Cette oeuvre dérangeante vous incite à en savoir plus sur cette civilisation si proche et si lointaine à la fois. Je vous invite aussi à lire « Mon chemin mène au Tibet » de Sabriye Tenberken, une jeune allemande aveugle parcourant les chemins menant au
Tibet pour fonder une école pour des
enfants aveugles eux aussi. Avec une volonté farouche, elle réussit à atteindre Lhassa et à créer un nouvel alphabet en braille... Une oeuvre poignante, un témoignage hors du commun d'une femme ayant surmonté son propre handicap pour venir en aide aux autres... Autre temps, autre style : « Les histoires extraordinaires » d'Edgar Allan Poe sont à lire et à relire si vous aimez le genre fantastique. Traduites par
Baudelaire, les nouvelles de Poe ont même inspiré
Hitchcock... Stephen King peut toujours raconter ce qu'il veut ! Un peu plus dur à lire et, en ces temps difficiles, « L'étranger » de
Camus est toujours autant d'
actualité. Si vous ne connaissez pas Kafka, ou si vous en avez peur, si vous ne l'avez jamais lu... Rassurez-vous, ce n'est pas « Kafkaïen » ! Le style, très simple, est facilement accessible et vous entraîne dans des pensées et des raisonnements que vous n'auriez pas soupçonnés en vous. « La métamorphose » de Kafka par exemple est un pur chef-d'oeuvre, imagé, émouvant, duquel on peut tirer des leçons. Très facile à lire, cette nouvelle vous fera comprendre que Kafka n'est pas du tout un auteur rédhibitoire comme, peut-être, on vous l'a dit. Au contraire, les phrases sont courtes, les mots choisis pour être compris par tous, la progression du rythme devient de plus en plus intense... Kafka est un auteur dont on parle peu parce qu'il est très gênant, comme tous les génies... Pour une
lecture agréable mais intense aussi, Bernard Werber est un auteur prolixe, vous pouvez lire ou relire la saga «
les fourmis » mais j'ai préféré « Le père de nos pères ». Il en a écrit bien d'autres. Actuellement, les livres conseillés par les critiques littéraires sont « L'élégance du hérisson » de Muriel Barbery, « Echo Park » de Michael Connelly, « Intrigue à l'anglaise » de Adrien Goetz, « Le conseil des troubles » de Frédéric Fajardie, « Et quand viendra la fin du voyage » de Régine Desforges et tant d'autres qui font la promotion de l'été... Je ne peux rien en dire parce que je ne les ai pas lus... Alors, donnez-moi votre avis ! Et si vous avez d'autres conseils de lectures, nos pages vous sont ouvertes.
Date de création : 22/06/2007 22:15
Contributions de Catherine

Des livres pour l’été
Il y a environ 6 mois, Aquadesign publiait cet article :