Située au sud du
département de la Drôme, la
sous-préfecture Nyons est tout proche du
Vaucluse. Comptant 6 948 Nyonsais (source
mairie de la ville), Nyons voit sa population
doubler en période estivale... Et ce n'est pas pour rien ! En effet, les conditions climatiques alliées à un environnement charmant attirent chaque année de plus en plus de visiteurs. Paradis des retraités (38 % de la population), la ville est équipée en commerces mais aussi en
établissements de retraite avec une clinique spécialisée en pneumologie. La vie associative y est très importante et les équipements touristiques sont en pleine expansion (
gîtes ruraux,
hôtels,
chambres d'hôtes) ainsi que les manifestations culturelles. La présence de lointains ancêtres a été mise à jour avec la découverte de vestiges de l'époque néolithique (3500 avant J-C.). Plus tard, les Grecs et les Romains investirent les lieux (à voir le village de Noiomagus sur la voie romaine). Nyons fut ensuite rattachée à la
Bourgogne et à l'Empire germanique mais fut la proie des seigneurs locaux. C'est ainsi que le couvent de Saint-Césaire fut fondé au VIe siècle. Nyons devint ensuite une
commune indépendante avant de rejoindre le royaume français, en même temps que tout le Dauphiné, au XIVe siècle. Ce fut alors une période faste durant laquelle on construisit les Halles (actuelle place des Arcades) et le Pont Roman. C'est à l'époque des guerres de religion que fut édifiée la citadelle sur la rive gauche. Place-forte protestante, Nyons se verra amputée, comme tant d'autres villes de la
région, de ces édifices sous Louis XIII et Richelieu. La révocation de l'
Edit de Nantes par Louis XIV entraîna la fuite de nombreux habitants protestants. Longtemps endormie, la cité sera nommée chef-lieu de district lors de la
Révolution. Elle ne se développera vraiment qu'au XIXe siècle, la rivière Eygues sera endiguée, des routes seront construites, l'arrivée du chemin de fer sera aussi un sérieux coup de pouce en 1897. De toute cette histoire, certains bâtiments sont encore debout comme la Tour Randonne, symbole de la ville de Nyons. Edifiée aux alentours de 1280 sur un rocher, elle représente l'architecture médiévale, servant de
prison ou de donjon. Plus tard, la tour fut transformée en chapelle avec une immense statue de la Vierge dressée au sommet d'une pyramide. La Tour Randonne fut rebaptisée « Notre-Dame-de Bon-Secours ». À visiter aussi la place des Arcades ou les anciennes halles, construite afin de favoriser le commerce. Ici évoluaient des artisans florentins ou des
banquiers lombards. Non loin se trouve la porte Saint-Jacques, vestige de l'enceinte médiévale de la ville. À Nyons, ne manquez pas le Pont Roman, classé
monument historique et datant de 1409. Son arche unique s'élevant à 18 mètres est une pure merveille. Allez aussi jeter un coup d'oeil au
Château Vieux datant du VIIIe siècle construit sur le rocher du Maupas qui est aujourd'hui une propriété privée bien restaurée. Nyons vous offre aussi à admirer son vieux quartier féodal. En vous baladant dans la rue des Petits Forts, dans la rue de la Ronde ou dans la rue des Grands Forts, vous vous sentirez transporté au
Moyen Âge. Ne manquez pas non plus l'Eglise Saint-Vincent datant de 1614. À voir aussi le
jardin des Arômes qui abrite plus de 180 espèces végétales au milieu des effluves de
lavande et de
thym et les Oliveraies, emblème de la cité. Vous connaîtrez tout sur l'histoire de l'
olivier et de l'
huile d'olive. À 150 kms de
Marseille et de
Montpellier, à 70 kms d'
Avignon, 50 kms de Montélimar, la ville de Nyons bénéficie en outre d'une pureté de l'air reconnue. En effet, le climat local ensoleillé qui baigne la vallée n'est pas influencé par le
Mistral mais le vent alpestre Pontias contribue à éviter les pollutions industrielles de la vallée du Rhône. Situées au milieu de sites naturels comme la colline du Devès, les collines du Nyonsais, les landes, garrigues et maquis, Nyons et son environnement sont des paradis pour les randonneurs qui pourront admirer la flore faite de multiples plantes et d'essences rares (220 espèces répertoriées dont le
laurier, le jasmin, le chèvrefeuille, le digitale, l'astragale, le genévrier, le houx, les oliviers, les chênaies, etc.). À noter aussi que les 2/3 de la
commune sont classés en zone
AOC pour les
vins (Côtes du
Rhône) et pour les oliviers. La qualité de cet environnement naturel est pour beaucoup dans l'afflux de touristes cherchant des
vacances calmes, reposantes, à l'air pur.
Date de création : 03/07/2007 14:13
Contributions de Catherine
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