Avec un déficit prévu se montant à 12 milliards d'euros en 2007, la
Sécurité Sociale est bien plus malade qu'on ne le prévoyait. Il s'agit là d'un des déficits les plus élevés depuis sa création. Ainsi, un plan d'économies de 1,225 milliard en année pleine, doit être mis en oeuvre et cela concerne tous les secteurs
(maladie, famille, vieillesse, accidents du travail). Dans la branche
maladie qui représente 6,4 milliards de déficit, les
dépenses sont surtout liées aux
arrêts de travail et aux médicaments. Il faut savoir que les
Complémentaires santé seront épargnées pour l'instant, les mesures qui devraient intervenir rapidement concerneront uniquement les assurés sociaux car la contribution demandée aux assurances et aux mutuelles a été écartée sans que l'on sache pourquoi car il faut dire qu'elles sont largement bénéficiaires. Il était également prévu une baisse significative des prix des médicaments, mais celle-ci a été minorée. En d'autres termes, cela voudrait-t-il dire que les grands lobbys (assurances et laboratoires) ne vont pas concourir à l'effort national ? Mais, pour en revenir à vous, simple assuré sans mutuelle, vous aurez à fournir des efforts supplémentaires. Ainsi, si vous n'avez pas de médecin traitant, vous ne serez remboursé qu'à hauteur de 50 % au lieu de 60 %. Cela veut dire que si vous n'avez pas choisi de médecin ou que celui-ci n'a pas donné son accord pour vous suivre, vous devrez payer plus. L'économie attendue est de 150 millions d'euros par an. Seconde mesure, le déplafonnement du forfait de 1 euro. Cela veut dire que si vous alliez voir votre médecin, il vous en coûtait 1 euro non remboursé même si vous deviez aller en voir un autre ou pourquoi pas faire une radio. Désormais, si vous voyez quatre fois votre médecin traitant dans la journée ou si vous devez voir un radiologue, ce sera à chaque fois 1 euro. Ce que l'on dit moins c'est que le
forfait hospitalier doit être accéléré pour entrer dans les caisses de l'état, les assurances complémentaires ne remboursant pas le forfait. Cela veut dire, d'une certaine manière, que si votre médecin traitant vous envoie à l'hôpital, vous devrez payer 1 euro + 1 euro pour des radios ou analyses + 1 euro pour un acte chirurgical + 1
euro pour une
anesthésie... J'extrapole car tout ça n'est pas bien net... À moins que vous vous dirigiez de suite à l'hôpital, et là, on ne sait pas ce qu'il se passera puisque vous ne serez pas passé par votre médecin traitant ??? Le recours aux
ambulanciers sera aussi contrôlé et le gouvernement attend de cette action 100 millions d'
euros. Autrement dit, si vous vous faites subitement une
entorse et une foulure, que vous êtes seul, que personne n'a de voiture autour de vous, il pourra vous être dit que vous auriez pu aller voir votre médecin traitant avant, à pied sans doute, et qu'ensuite vous auriez pu prendre le bus pour vous rendre à l'hôpital le plus proche de chez vous quand il y en a un !... Pas facile la vie ! Si vous refusez un
médicament générique parce que vous l'avez déjà testé et qu'il ne vous convient pas, vous n'aurez pas le tiers payant en
pharmacie (cette économie devrait représenter 60 millions). Une lutte contre les fraudes concernant les
arrêts maladie de
travail de courte durée sera entamée ce qui tient à remettre en cause l'avis médical de votre médecin traitant. Cela était déjà fait auparavant mais depuis la nomination du
médecin-traitant, c'est donc remettre sa parole en cause. Certains médicaments seront étroitement surveillés comme le
Subutex (substitut de l'
héroïne pour les toxicomanes). Cette lutte devrait rapporter 95 millions. Les IRM et scanners devront être régulés, à savoir qu'il faudrait les diminuer pour 90 millions. Idem pour les analyses médicales pour une économie de 100 millions (les syndicats ne se montrent absolument pas d'accord). Ce qui veut dire que les médecins, les radiologues et biologistes verront baisser leurs tarifs. Ce qui veut dire aussi qu'il faudra moins les prescrire alors qu'ils pourront se révéler nécessaires. La chirurgie ambulatoire devra être encouragée au détriment des hospitalisations (
économie 150 millions). Mais surtout, les médicaments subiront des baisses de
prix limitées après seulement discussion avec les industriels qui ne voient pas d'un bon oeil leurs marges financières ainsi diminuées. Ils ne sont prévus à la baisse que pour 160 millions alors que la CNAM proposait 250 millions. En gros, les assurés devront être mis à contribution mais cela ne sera pas suffisant... Pour l'instant car on nous parle désormais de
franchise médicale, ce qui pourrait bien entraîner une
médecine à deux vitesses. Si certains médicaments vont voir leur
prix baisser (où est la liste ?), la plupart ne bougeront pas pour l'instant de tarif. Autrement dit, on ne touche pas aux
laboratoires ni aux
mutuelles dépendant la plupart du temps de
banques. Et c'est bien là où le bât blesse... (Si la CSMF, syndicat des médecins libéraux a dénoncé un « plan scélérat » prenant en otages les médecins, le Medef lui, s'est « inquiété des conséquences des mesures d'économies sur le
médicament »... Source Les Echos.). Autrement dit, chacun voit ce qu'il voit dans sa cour. Qu'il faille faire des économies, tout le monde en convient, tout dépend sur le dos de qui... Ce n'est qu'une première alerte car ensuite il faudra bien s'attaquer aux
accidents du travail, à la
famille, pour en finir à la
vieillesse... 1,2 milliard d'économies vous dites ? Ils gagnent combien les labos et les
assurances du
CAC 40 ?
Date de création : 05/07/2007 19:49
Contributions de Catherine

Sécu
Il y a environ 6 mois, Aquadesign publiait cet article :
le problème du déficit de la sécurité sociale n'est pas récent, c'est quelque chose que nous traînons depuis plusieurs années et qu'aucun gouvernement n'est parvenu à résoudre, je dirais même que c'est de pire en pire. encore une fois c'est nous qui allons payer les erreurs et l'incompétence de notre gouvernement, pendant qu'eux s'en mettent plein les poches!