Considérée comme la capitale des Cévennes, Alès est une
sous-préfecture du
département du Gard dans la
région Languedoc-Roussillon et compte environ 41 000 Alésiens. Située à 30 minutes de
Nîmes et à une heure de la Méditerranée, Alès est adossée aux Cévennes et bénéficie d'un climat très agréable. Si l'on a trouvé quelques vestiges préhistoriques, la cité a commencé à se développer au IVe siècle av. J-C. grâce à un peuple
gaulois près de la colline de l'Ermitage. Les Romains, comme partout dans la
région, s'y installèrent en fondant une petite bourgade faite de maisons en bois à l'emplacement de la place Saint-Jean. Les habitants vivaient alors de la prospection de métaux (
or,
plomb argentifère, fer...). Alès prit de l'importance au
Moyen Âge, après les invasions sarrasines. La ville devint indépendante et ses habitants purent élire des consuls. Plus tard, elle prit faite et cause pour la nouvelle religion protestante, elle accueillit même le synode général des Eglises Réformées de
France. Après des années de conflits avec Louis XIII et
Richelieu, la Paix « d'Alais » fut enfin signée le 28 juin 1629, reconnaissant la liberté de culte. Plus tard, la révocation de l'
édit de Nantes signé par
Louis XIV poussa à la construction d'un fort de type Vauban en haut de la vieille ville remplaçant l'ancien château seigneurial. Au XVIIIe siècle, la révolte populaire des « Camisards » éclata même la ville avait été transformée en évêché (qui disparut lors de la
Révolution). Ensuite, la ville poursuivit sa progression avec l'industrie de la soie et l'ouverture de mines de charbons. La Compagnie des Mines, Fonderies et Forges d'Alès fut fondée en 1830 et une école de
formation de maîtres-ouvriers fut créée en 1843 (actuellement ce sont les locaux de l'école des Mines d'Alès, une grande école d'
ingénieurs). La fabrication de la soie quant à elle, déclinera en 1855 avec l'apparition de la maladie des vers à
soie, la pébrine : c'est
Louis Pasteur, séjournant à Alès de 1865 à 1869 qui en trouvera le remède. Il séjourna au domaine de Pont de Gisquet sur la route menant à Saint-Jean-du-Pin. La ville accueillera aussi
Alphonse Daudet en tant qu'
instituteur au XIXe siècle. Après l'effondrement du secteur minier, Alès étant le pôle principal du bassin houiller des Cévennes, la ville aura un peu de mal à se redresser et misera son développement sur le
tourisme. Ainsi, dans les années 1960, une grande partie du centre historique d'Alès qui était insalubre et délabrée, fut détruite pour accueillir des barres
HLM défigurant complètement le centre-ville. Aujourd'hui, la ville est un pôle mécanique et
automobile. Au plan touristique, vous pouvez visiter la Cathédrale du XIV siècle, réaménagée par la suite, mélange d'
architecture romane, gothique et néo-classique et qui est désormais classée monument historique. À voir aussi le Fort
Vauban, entouré d'un parc magnifique, et qui domine la ville. L'été, il accueille de nombreux spectacles en plein air. Ne manquez pas non plus La Tour Vieille, aux portes d'Alès, et son
jardin botanique comprenant de nombreuses espèces de végétaux, une serre, un mini-
golf et des
jeux pour enfants. Si vous aimez les promenades, rendez-vous à la colline de l'Ermitage où se trouvent les vestiges d'un oppidum gallo-romain. Vous aurez un magnifique point de vue sur la ville. Et si vous aimez l'ambiance méditerranéenne, rendez-vous au verger du parc de Conhilères : sur deux hectares s'étendent une oliveraie et un verger avec des
arbres typiques (figuiers, amandiers, grenadiers...). Aux alentours d'Alès, vous pourrez visiter le magnifique
château de Portes, classé
monument historique, celui de Rousson, la Tour Bécamel de Salindres ou encore « le musée du désert » à Mialet qui retrace l'histoire du protestantisme dans la
région, sans oublier bien sûr, le
Parc National des Cévennes.
Date de création : 06/07/2007 11:06
Contributions de Catherine
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