Erich Fromm est
philosophe social, historien et anthropologue. Mais il est aussi celui qui se tournera rapidement vers des tâches plus pratiques, en vue d'aider à la création d'une « société saine » fondée sur les besoins humains, et à l'établissement de relations harmonieuses entre les hommes et les peuples qui trouveraient leur «
moi originel » . Fromm définit ce « moi originel » comme une « liberté positive qui consiste dans l'activité spontanée de la personnalité humaine ».... Héritier d'une longue lignée de rabbins, Erich Fromm naît à Frankfort le 23 Mars 1900. Il passe son enfance dans une atmosphère de dévotion. Pourtant, très vite, ses tendances humanistes l'orientent vers des préoccupations plus philosophiques. Ainsi, il lira Spinoza,
Goethe, Freud et Marx. La
première guerre mondiale sera pour lui un choc phénoménal : il dira du conflit qu'il est le « début d'un processus de brutalité qui continue jusqu'à nos jours ». Il obtiendra un
doctorat en philosophie à Heidelberg en 1922, pour s'initier ensuite à la psychanalyse à l'Institut psychanalytique de
Berlin. Très tôt, il rompt avec l'orthodoxie freudienne qui néglige les facteurs socio- économiques et renoncera à l'âge de vingt six ans au judaïsme. En 1925, Fromm commence à pratiquer la psychanalyse sans avoir reçu aucune
formation médicale. Il deviendra membre de l'
association internationale de psychanalyse. Ensuite, de 1929 à 1932, il enseigne à l'Institut de psychanalyse de Francfort. C'est à cette époque qu'il écrit son tout premier essai, « Le développement du dogme du Christ ». Il se trouve à
Genève quand
Hitler accède au pouvoir. Il est invité à
Chicago en 1933, et décide d'y rester : il opte pour la citoyenneté américaine. Après avoir connu quelques difficultés, il parvient à se frayer une voie et à s'imposer par ses vues originales sur l'homme et la société. De 1934 à 1961, Fromm enseigne dans plusieurs universités américaines. Il est nommé plus tard professeur de psychiatrie à l'
université de
New York. A travers son best seller, « La peur de la liberté », Fromm suit le développement de la liberté depuis le
Moyen- Age jusqu'aux temps modernes. Cet ouvrage conclut à la nécessité d'éliminer les possédants pour que l'homme puisse participer à l'organisation du travail, créer et retrouver son véritable moi... Ce livre constituera une tentative de synthèse de
Freud et de
Marx, et une critique de l'homme aliéné dans la société capitaliste. Fromm rejette ainsi le « robotisme » des sociétés industrielles pour aboutir à un « humanisme communautaire socialiste », fondé sur la participation à la direction des
entreprises, qui anéantirait le conflit entre
travail et capital...
Date de création : 14/07/2007 12:23
Contributions de Ludovic

Erich Fromm
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