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18 octobre 1534 : l’affaire des placards met fin à la tolérance religieuse et à la Renaissance

L'affaire des placards se déroula sous le règne de François Ier. À cette époque, la nouvelle religion protestante prenait de l'ampleur et les réformés étaient de plus en plus nombreux. Le roi ne s'en offusquait pas jusqu'à la nuit du 17 au 18 octobre 1534. En effet, des Protestants français placardèrent un peu partout des revendications contre l'église catholique. Ils poussèrent même l'audace jusqu'à afficher ces proclamations sur la porte de la chambre de François Ier dans son château d'Amboise ! Même si le roi avait montré une grande largesse d'esprit en s'alliant avec les Protestants d'Allemagne, cette fois, c'en était trop ! Mais que contenaient donc ces textes ? Écrits par un pasteur de
Neuchâtel en Suisse nommé Antoine Marcourt, ces pamphlets ou placards insultaient le Catholicisme ainsi que l'Eucharistie et s'élevaient contre la messe qui selon eux était un abus insupportable de l'interprétation de la Cène. Ils mettaient aussi en cause le fonctionnement de l'Eglise catholique et du clergé. Suite à cet acte sacrilège, François Ier ordonna la chasse aux hérétiques et promit une récompense à quiconque pouvait dénoncer les auteurs de cet acte. Très vite, l'encouragement à la délation fit recette et des centaines de Protestants furent emprisonnés. Le 15 novembre, six prisonniers condamnés au bûcher furent brûlés vis. Des dizaines suivront dans toute la France. L'oppression était de mise et François Ier, révolté et furieux, en arriva à rendre l'imprimerie illégale et à fermer les librairies en janvier 1535. Le 21 janvier, il organisa une journée d'expiation solennelle et les exécutions se poursuivirent : six autres réformés furent brûlés le même jour devant Notre-Dame, le roi prenant désormais clairement parti contre les Protestants et déclarant publiquement vouloir s'en débarrasser. Cette nouvelle attitude fit éloigner les princes allemands du roi français. Les événements se calmèrent un peu dans le courant de l'année jusqu'à la signature de l'édit de Concy le 16 juillet 1535 qui stipulait que les poursuites seraient arrêtées si les Protestants acceptaient de renier leur religion. Bien mal lui en a pris car le contraire se produisit sous la pulsion de Jean Calvin qui se réfugiera en Suisse. Le Protestantisme, bien au contraire, se répandit dans tout le royaume. En 1545, François Ier consentit au massacre de 3 000 personnes dans le Luberon. Des villages furent dévastés et les survivants envoyés aux galères. C'est ce qu'on appelle « le massacre des Vaudois » qui se réclamaient d'un sieur nommé Pierre Valdo, un prêcheur de Lyon au XIIe siècle qui dénonçait la décadence du clergé, les Vaudois devenant par la suite Protestants. Ainsi, l'affaire des placards sonnera la fin de la tolérance religieuse et de la Renaissance.

Contributions de Catherine
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Saint Luc

Luc était un médecin grec, adepte des Dieux grecs, qui se préoccupait beaucoup de ses malades. Il entend parler de Jésus par son disciple Paul et décide de le suivre pendant 18 ans jusqu’à son martyre à Rome en 67. Luc est l’auteur d’un évangile ainsi que du livre des Actes des Apôtres. Homme très bon et compatissant, il a retracé le plus fidèlement possible les actes et les paroles du Christ mais aussi ceux de Marie, sa mère. On parle de son évangile comme du chantre de l’amour incarné.



 

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