Après la victoire de Valmy, le 20 septembre 1792, les Girondins rassemblés autour des députés Brissot et Vergniaud, souhaitent développer une décentralisation des pouvoirs en arrêtant le mouvement révolutionnaire. On les appelait « Girondins » car la plupart de ces députés venaient de
Gironde et dirigeaient à l'époque le gouvernement. Mais voilà... Les défaites militaires reprennent de plus belle l'année suivante : les Vendéens se révoltent et une récession se produit dans le pays. Opposés aux Girondins, les « Montagnards », sous la houlette de Robespierre, qui siègent en haut de l'Assemblée (d'où leur nom), préfèrent l'adoption de mesures radicales pour permettre au processus
révolutionnaire d'être poursuivi. Ils établissent ainsi un emprunt obligatoire pour les plus riches, créent un tribunal révolutionnaire ainsi qu'un Comité de Salut Public. Les Montagnards sont soutenus par les Jacobins, les Parisiens et les bourgeois enrichis lors de la vente des biens nationaux. Les Girondins sont bien en peine de résister à cette montée des opposants et à rassembler leurs partisans, ceux-ci étant pour la plupart en province. Ils tentent alors d'accuser Marat de troubles à l'ordre public mais le Tribunal révolutionnaire l'acquitte. Une Convention, nommée « Commission des Douze », est mise en place par les Girondins pour juger des pétitions signées à leur encontre ! Le 31 mai 1793, cette commission est abrogée suite à une première manifestation organisée par les Montagnards. Par contre, le 2 juin, les choses sont bien mieux organisées par les sans-culottes et la garde nationale. Près de 80 000 Parisiens en colère sont réunis aux portes de l'
Assemblée Nationale. Les insurgés les obligent à voter l'arrestation de 29 d'entre eux. Les Girondins sont arrêtés ou s'enfuient en essayant de soulever le peuple des provinces mais sans succès. La plupart sont attrapés et guillotinés. Les Montagnards prennent le pouvoir et font régner la terreur pendant 13 mois. Cette dictature sanglante est menée de main de maître par Robespierre et son Comité de Salut public, un gouvernement comportant sept membres. La Terreur se transforme en Grande Terreur avec des assassinats en masse exécutés par des gens cyniques et sadiques. N'importe quel prétexte est bon pour guillotiner, pendre, noyer aux quatre coins du pays. Évidemment, tout cela n'a plus rien à voir avec la vertu exaltée affichée par
Robespierre. 40 000 personnes périssent en près de onze mois ! Finalement, les révoltes sont étouffées, les armées gagnent à nouveau des batailles, la République semble assurée avec l'abolition des privilèges des Nobles et du Clergé. Certains députés de la Convention pensent alors qu'il faut arrêter cette folie sanglante. Fin juillet 1794, la Grande Terreur est terminée et avec elle, le sort de
Robespierre.
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