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21 mars 1804, l’assassinat du duc d’Enghien laisse libre cours à l’Empire Napoléonien

Napoléon 1er consul à l'époque, se débattait contre des complots royalistes dirigés par Georges Cadoudal, chef chouan exilé à Londres qui défendait les intérêts du frère cadet de Louis XVI (le futur Charles X). Avec l'aide des Anglais et du général Pichegru, Cadoudal arrivé au Tréport le 23 août 1803, projette d'enlever Bonaparte pour le remettre au gouvernement Anglais. Il tente de rallier à sa cause le général Moreau qui lui oppose un refus. La police, qui n'est plus dirigée par Joseph Fouché celui-ci étant démis de ses fonctions par Napoléon, a cependant vent du complot et arrête Moreau. Finalement, Pichegru et Cadoudal sont arrêtés le 9 mars 1804. La police souligne que les auteurs du complot espéraient l'arrivée d'un
prince royal. Il s'agissait probablement du futur Charles X mais les soupçons vont se diriger vers des émigrés en Allemagne dont Louis Antoine Henri de Bourbon, duc d'Enghien, descendant des Condé. Il est pourtant établi que le duc d'Enghien n'a jamais agi contre la Révolution, s'étant contenté d'émigrer en terrain neutre, dans le grand-duché de Bade. Le 10 mars, un conseil est réuni avec Talleyrand, ministre des Relations Extérieures et Fouché, ministre de la police réintégré dans ses fonctions. Le Premier Consul, à contrecoeur, accepte de faire arrêter le duc d'Enghien. Seul, le deuxième Consul Cambacérès émet des réserves. À Bade, le jeune Prince royal se consacre aux préparatifs de son prochain mariage avec Charlotte de Rohan-Rochefort. Les futurs époux sont très amoureux mais dans la nuit du 14 au 15 mars, des gendarmes français traversent la frontière et s'emparent du duc d'Enghien. Il est aussitôt emprisonné au Château de Vincennes le 20 mars et interrogé par une commission en présence du général Hullin et de Savary, le chef de la police secrète. Les actes d'accusation sont graves : complot contre la sûreté de l'Etat. Paradoxalement, le jugement comporte des blancs sur les articles devant justifier de sa condamnation à mort. Sitôt dit, sitôt fait, le duc d'Enghien, âgé de 32 ans, est fusillé dans les fossés de Vincennes le 21 mars à 2 h du matin et sa dépouille est jetée sans ménagement dans une fosse. Sa fiancée, inconsolable, portera son deuil jusqu'à sa propre mort. Le général Pichegru se suicide, le général Moreau qui n'avait pas dénoncé le complot est exilé, Cadoudal est guillotiné avec ses complices le 25 juin 1804. Avant de mourir, il prononcera cette phrase célèbre : « Nous voulions faire un roi, nous avons fait un empereur ». Reste que Le Premier Consul est arrivé à ses fins : mettre un terme à l'opposition royaliste. Bien que ce même 21 mars 1804 soit promulgué le nouveau Code Civil issu de la Révolution française, et qu'en cette période la paix soit revenue ainsi que la prospérité et le calme religieux, plus rien n'empêche désormais Napoléon de mettre en place son grand rêve : devenir l'Empereur des Français.

Contributions de Catherine
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Sainte Clémence

On a peu d'information sur Clémence. On sait qu'après qu'elle soit devenue veuve du comte de Spanheim, elle intégra l'abbaye bénédictine de Trèves en Rhénanie où elle devint religieuse jusqu'à la fin de ses jours.



 

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