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31 juillet 1914 : assassinat de Jean Jaurès

Né à Castres dans le Tarn le 3 septembre 1859, Auguste Marie Joseph Jean Léon Jaurès est issu d'une famille de bourgeoisie modeste et, doué pour les études, sort Premier de l'Ecole Normale Supérieur de la rue d'Ulm en 1878 puis obtient son agrégation de philosophie. Il devient professeur à Albi puis à Toulouse. Il entre en politique en devenant député républicain de Castres en 1885 siégeant au centre gauche en soutenant Jules Ferry. Même si ses projets de réformes sociales sont remarqués surtout grâce à sa grande éloquence (liberté syndicale, caisses de retraite ouvrière, protection des délégués syndicaux), il n'est pas réélu en 1889 à Carmaux dans le Tarn. Quatre ans plus tard, ce professeur de philosophie choisit alors les couleurs socialistes pour se présenter en tant que député, tout en étant
maire-adjoint à l'instruction publique de Toulouse. L'année précédente, les ouvriers de mines de Carmaux se mettent en grève et Jaurès prend leur parti contre la République qui envoie l'armée au nom de la « liberté du travail ». Il écrit ainsi des articles dans « la Dépêche » et semble définitivement acquis au socialisme. À la demande des ouvriers, il se présente et est élu socialiste indépendant le 8 janvier 1893. Il se rapproche alors de Jules Guesde et se lance dans toutes les actions pour défendre les droits ouvriers. Alors qu'éclate l'affaire Dreyfus, Jean Jaurès n'affiche pas de position clairement définie. Il est même plutôt contre Dreyfus au début mais il change vite d'avis en ayant connaissance de tous les éléments et prend position pour Dreyfus aux côtés d'Emile Zola. Il le défend avec acharnement même contre Jules Guesde, marxiste convaincu pour qui Dreyfus n'est qu'un officier bourgeois ! Battu aux élections de 1898, Jaurès se tourne à nouveau vers le journalisme et devient le directeur de « La petite République ». Il y évoque les dangers du nationalisme et de l'antisémitisme. Réélu député dans le Tarn en 1902, Jean Jaurès fonde le quotidien « L'Humanité » en 1904. C'est alors la création de la SFIO en 1905 (section française de l'Internationale ouvrière). Jaurès a des idées beaucoup plus « humanistes » que Jules Guesde mais le congrès de la IIe Internationale lui préfère Jules Guesde. Pourtant, Jean Jaurès a de plus en plus une stature internationale et les dernières années de sa vie seront employées à lutter contre la Guerre. Il prône une organisation de Défense nationale de la préparation militaire de toute la Nation. Au Pré-Saint-Gervais, il réunit autour de son nom 150 000 personnes le 25 mai 1913. En 1914, tout semble aller mieux : les Socialistes sont au pouvoir en France, la guerre des Balkans semble terminer jusqu'à l'assassinat de l'archiduc François Ferdinand à Sarajevo le 28 juin 1914. L'ultimatum autrichien à la Serbie est lancé le 23 juillet, Jaurès se bat encore pour la paix. Il en appelle à une grève générale pour le pacifisme. Cela le rend très impopulaire chez les Nationalistes et c'est le drame le 31 juillet 1914 : Raoul Villain, un étudiant nationaliste de 24 ans, adhérent à la Ligue des jeunes amis de l'Alsace- Lorraine se rend au « Café du Croissant » où se trouve Jean Jaurès. Il tire trois balles dont deux perforent le crâne de Jaurès à 21 h 30. Après 56 mois de détention préventive, Raoul Villain est acquitté en 1919. Cet assassinat va provoquer une sorte d' « Union sacrée » car même les socialistes se rallieront au déclenchement de la Première Guerre mondiale. Après tous les dégâts qu'elle produisit, Jaurès fut réhabilité et son corps fut transféré au Panthéon en 1924, la France rendant ainsi hommage à l'humaniste, défenseur des ouvriers, qui voulait empêcher la Grande Guerre.

Contributions de Catherine
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Saint Ignace

Saint Ignace vécut au 16ème siècle. Il était dans un premier temps page à la cours. Mais, Ignace rêvait d'aventures, il devint donc chevalier. Après être gravement blessé à la jambe par un coup de canon. Ignace se convertit au christianisme. Par la suite, il fonda "La compagnie de Jésus".



 

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