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1er décembre 1934 : l’assassinat de Kirov provoque une purge politique menée par Staline

Dès 1930, Staline lance la collectivisation des terres et des usines au prix de famines et d'effroyables déportations. Évidemment, malgré sa toute puissante autorité, Staline craint qu'on ne le renverse vu la situation. C'est ainsi que durant l'année 1934, il fait profil bas avec ses principaux rivaux et Kamenev, Zinoviev et Boukharine peuvent exposer leurs convictions au grand jour lors du XVIIe congrès du Parti communiste soviétique. Il ne s'agit bien sûr que d'un subterfuge et Staline attend le moment propice pour les évincer du parti et éliminer tous les anciens bolcheviques de son entourage. C'est alors que le 1er décembre 1934, Sergueï Kostrikov, nommé Kirov, est tué à Leningrad (Saint Peterbourg) dans des conditions quelque peu bizarres. Or, Kirov, âgé de 48 ans, est le secrétaire du Parti communiste de Leningrad tout en étant très proche de Staline, voire son présumé dauphin. Il n'en faut pas plus pour que le dictateur entreprenne une vague d'épurations dans le Parti communiste soviétique. Cette période va s'appeler « les procès de Moscou ». Le soir même, Staline se rend à Leningrad et humilie publiquement le responsable du NKVD (police locale). Une justice d'exception est aussitôt mise en place par le Comité central pour traquer les criminels et les punir. Cette « justice » d'exception ne permet aucun recours en appel et procède à des exécutions
immédiates. C'est la période des grandes purges qui débute à partir du 16 janvier 1935 et Staline en profite pour faire juger ses rivaux sous prétexte d'avoir favorisé une mauvaise idéologie qui aurait amené à l'assassinat de Kirov avec la complicité de Trotski, alors en exil. Kamenev et Zinoviev sont donc condamnés à dix ans de prison. Mais les purges se poursuivent et les choses sérieuses débutent vraiment en août 1936. Cette fois, Staline s'en prend à un prétendu « centre trotskiste-zinovieviste » et Kamenev et Zinoviev sont condamnés à mort (pourtant douze ans plus tôt, ils avaient permis à Staline de s'emparer du Parti et du pouvoir). C'est ce qu'on appelle « le procès des Seize » qui va durer du 19 au 24 août 1936. C'est le premier des grands procès de Moscou qui se dérouleront en présence de la presse internationale pour mieux démontrer au monde entier la puissance de Staline. Ces procès d'opérette sont organisés par le chef du NKVD, Yagoda, qui va « persuader » avec des méthodes musclées, les accusés de s'avouer coupables de complots afin de protéger leurs proches, quitte même à dénoncer n'importe qui. Ainsi, parmi les accusés, l'on trouve des bolcheviques de la première heure qui combattaient aux côtés de Lénine, mais aussi des hommes ralliés à Staline, des inconnus au passé trouble ou des communistes moins connus. Tous s'accusent plus ou moins volontairement, de complot terroriste, d'espionnage, de contacts avec Trotski considéré comme un traître, ou encore d'actes de sabotage... Ils avouent tout et n'importe quoi. Personne, à l'étranger, n'ose dire quoi que ce soit et certains même, approuvent les condamnations. Nikolaï Ejov remplace Yagoda et un second procès « le procès des Dix-huit » a lieu du 23 au 30 janvier 1937. Il s'agit des mêmes chefs d'accusation. Cette fois, un « centre trotskiste parallèle » aurait comploté avec les Nazis mais aussi les Japonais contre l'URSS. Comme dans le procès précédent, les accusés s'accusent de tout car on leur avait promis la vie sauve... Ils sont tous tués d'une balle dans la nuque. Par la suite, Staline approuve 44 000 condamnations à mort sur conseil de Ejov ! C'est ce qu'on va appeler « l'ejovtchina » qui va toucher des soviétiques ordinaires, des membres dirigeants du parti et de l'armée. Cette fois, l'opinion internationale se montre choquée mais impuissante. D'autres procès suivent à huis clos cette fois, jusqu'au printemps 1938. L'armée est décapitée, la moitié de ses cadres ont disparu : ils ont été exécutés (la moitié des colonels, la plupart des généraux de division, des généraux de corps d'armée, 13 généraux d'armée sur 15, 3 maréchaux sur 5...). Même Boukharine, l'un des grands chefs bolcheviques et Yagoda, l'ancien chef du NKVD sont exécutés. En trois ans, la moitié des élus du Parti communiste est éliminée. Ils sont remplacés par de jeunes militants tout dévoués au chef suprême. Trotski sera lui aussi assassiné au Mexique en 1940. On peut bien sûr se demander pourquoi nul ne s'est révolté ou n'a organisé de véritable complot contre ce mégalomane de Staline... C'est sans compter l'endoctrinement forcené du régime et l'aveugle obéissance que l'on devait au « Chef ». Staline, seul maître à bord désormais, va pouvoir continuer ses épurations en instaurant par la suite des goulags destinés à la population. Le film « l'Aveu » de Costa Gavras avec Yves Montand retrace bien cette période sanglante de l'histoire du stalinisme avec des procès similaires qui se déroulèrent à Prague en 1951.

Contributions de Catherine
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Sainte Eloi

Saint Eloi était un évêque gallo-romain, originaire du limousin. Il provenait d’une famille de riches paysans et devint apprenti dans un atelier où l’on frappait les pièces de monnaie royales. Il distribuait une partie de la recette familiale aux pauvres et possédait de nombreuses qualités comme l’honnêteté. On raconte qu’il aurait fabriqué un trône pour le roi Clotaire II comme celui-ci lui avait demandé et qu’il aurait coulé un deuxième trône afin de ne pas garder l’or restant pour lui. C’est ainsi qu’il gagna la confiance du roi qui l’invita à devenir orfèvre royal à Paris. Il rachetait des esclaves lorsqu’il descendit habiter Marseille où il était monétaire. Mais il revint à Paris lorsque le roi Dagobert devint le roi en 629 et orne les tombes des saintes Colombe et Geneviève ; il bâti également les boiseries pour plusieurs certains dont saint Martin, saint Séverin ou encore Saint Germain…. , et même des éléments du monastère Saint-Denis ! Il fait construire l’abbaye de Solignac à Limoges. Il abandonna la cour et devint prêtre lorsque le roi décéda. Il devint alors évêque de Noyon. Il mourut en 660 et une l’Eglise Saint-Eloi, rue des orfèvres à Paris, lui rend hommage.



 

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