La monarchie en France est finie mais les révolutionnaires ont fort à faire avec les Prussiens. Un mois plus tôt, ils ont envahi tout l'Est de la France et sans difficulté qui plus est ! Paris gronde,
Paris hurle et proclame la patrie en danger. On crie à la trahison, les sans-culottes massacrent les prisonniers à tour de bras ou de baïonnettes. C'est le chaos en
France. Les forces révolutionnaires font ce qu'ils peuvent et les généraux Dumouriez et Kellermann, deux petits jeunes fraîchement nommés, tentent de
rassembler les troupes en enrôlant tous les volontaires qui se présentent. En Champagne, ils arrivent avec une armée disparate faite de soldats professionnels et de volontaires qui regroupent leurs forces à Valmy. Ils sont bientôt près de 47 000 Français qui se rassemblent près d'un vieux moulin. Ils sont face à 34 000 Prussiens bien entraînés et commandés par le duc de Brunswick. En ce 20 septembre 1792 au petit matin, le brouillard a envahi les plaines et sitôt le soleil levé, Kellermann exhibe fièrement son épée avec, accroché à sa pointe, son chapeau tricolore. Voulant encourager ses soldats, il hurle plutôt qu'il crie « Vive la Nation ! ». Les soldats français, galvanisés, l'imitent et chantent « La Marseillaise » à tue-tête. Les Prussiens, inférieurs en nombre mais mieux entraînés, sont un peu déstabilisés mais montent quand même à l'assaut. Ils doivent reculer devant les 36 canons mobilisés. Les Français ne se démontent pas et encaissent l'assaut sans mot-dire. Brunswick est complètement décontenancé par cette résistance acharnée. Il fait tirer du canon, 20 000 boulets sont échangés qui massacrent les deux armées ennemies. Finalement, ne voyant pas d'issue possible, Brunswick décide de se retirer. Les canons ont fait 500 victimes, 300 chez les Français, 184 chez les Prussiens. En ce mois de septembre, il pleut en
Champagne et les Prussiens ne tardent pas à souffrir de tous les maux, dont la dysenterie qui décime les troupes. Fatigués, harassés, les soldats ennemis quittent un à un leur retraite. Du côté Français, on est à l'abri et les soldats se gardent bien de poursuivre leurs adversaires... Dans les deux camps, les généraux seront soupçonnés de trahison ! La victoire de Valmy, sans en être une vraiment, a cependant permis à
la Révolution Française de perdurer et de s'organiser sans craindre, dans l'immédiat, une autre invasion.
Contributions de Catherine
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